Découverte de Cauterets Cambasque : le Retour sur le Tour

Pour la troisième fois de son histoire, Cauterets Cambasque verra une arrivée du Tour de France. Après l'édition de 1995 où le français Richard Virenque remportait l'étape (après le décès de Fabio Casartelli dans la descente du Portet d'Aspet) nous allons revoir la station de ski pyrénéenne à l'honneur. Rare sont les arrivées en montagne située dans un "cul de sac", la logistique étant plus compliquée pour faire redescendre les leaders et tout le matériel qui va avec. Pourtant cette année, les organisateurs ont souhaité revenir sur les hauteurs du village haut pyrénéen pour varier les plaisirs. Nous partons vous décrypter cette ascension de l'inconnu.

16km à 5,3% - Indice 293


Ni trop haut, ni trop pentu. Voilà ce qui caractérise la montée de Cauterets Cambasque. Il s'agit d'un col relativement long et irrégulier qui longe une vallée pour atteindre 1353m d'altitude. Le parcours est très rectiligne avec sur les dix premiers kilomètres depuis Soulom, d'interminables lignes droites aux profils "faux plats" montantes. Il faut prier pour ne pas avoir vent de face. Quelques coups de "culs" se dressent par instant histoire de rappeler que nous sommes bien dans une ascension. Rien de difficile mais un parcours cassant. Jusqu'au village de Cauterets, c'est la même rengaine. C'est après celui-ci qui la montée se corse avec des pourcentages plus raides allant jusqu'à 10% voir 13% par instant. Le parcours usant du début de l'ascension pèse dans les pattes. L'irrégularité finit le travail. Un rythme est difficile à trouver mais le paysage verdoyant permet de se reposer l'esprit. Heureusement, et contrairement au 2 premiers tiers, 6 virages en épingles permettent de se casser la longueur de la montée et de retrouver de l'allant avant de finir sur la dernière ligne droite de Cambasque, bien pentue. Les derniers mètres sont assez raides, il faut donc fournir un effort jusqu'à la fin pour venir à bout de cette ascension, plus exigeante qu'elle n'y parait. Du village au parking d'arrivée, c'est 5 kilomètres à 7,8% dont un kilomètre à 2%. Avec un indice de 293, il fait parti des cols 1ères catégories les plus difficiles à gravir. Néanmoins, il ne devrait pas y avoir de gros écarts entre favoris, la pente ne permettant pas de gros écarts.


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