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Découverte de la montée d'Auron, juge de paix de Paris Nice

Arriver à Auron, ce n’est pas juste cocher une station de ski de plus sur sa liste. C’est accepter une montée longue, irrégulière, parfois sournoise, qui commence bien avant que le panneau “station” ne vous fasse croire que tout est presque fini. En mars 2026, l’avant-dernière étape de Paris–Nice y trouvera son juge de paix, mais le cyclotouriste, lui, connaît déjà le verdict : ça pique, lentement mais sûrement.


Auron, Paris Nice station cyclisme

Découverte de la montée d'Auron, juge de paix de Paris Nice



profil montée d'Auron
La montée finale

La montée finale vers Auron affiche officiellement 7,3 km à 7,2 % pour atteindre 1 614 m d’altitude. Sur le papier, c’est clair, presque rassurant. Sur le vélo, c’est plus fourbe. Avant même d’attaquer ces kilomètres “chronométrables”, il faut déjà avoir grimpé depuis la vallée de la Tinée. Le parcours ondule, monte, redescend à peine, use les jambes. Quand la vraie montée commence, on n’est plus tout à fait frais, et la pente joue avec vos nerfs : passages à 8–9 %, replats trompeurs, relances sèches. Rien d’alpin majestueux, mais une route sérieuse, étroite par endroits, entourée de forêts puis de paysages plus ouverts à l’approche de la station.


Sensations : une montée cassante, pas spectaculaire mais redoutable


Auron, ce n’est pas le col qui vous écrase d’un coup. C’est celui qui vous démonte pièce par pièce. Les jambes ne brûlent pas immédiatement, elles s’éteignent doucement. On se surprend à changer de braquet trop tôt, puis trop tard. L’irrégularité empêche de trouver un vrai rythme : à peine installé, voilà un mur qui rappelle que la sortie plaisir a parfois des airs de séance de fractionné non prévue. L’ambiance devient plus montagnarde sur la fin, la station apparaît presque soudainement… et la ligne imaginaire d’arrivée arrive toujours un peu plus loin que prévu. C’est une montée qui ne se raconte pas bien sur Strava, mais qui se ressent parfaitement dans les quadriceps.


Pour Paris–Nice 2026, cette arrivée en altitude, placée en avant-dernière étape, promet un tri sans appel : pas forcément les écarts les plus spectaculaires, mais des visages marqués et des leaders sous pression. Et si les pros y jouent le classement général, le cyclotouriste, lui, y joue surtout le plaisir… un plaisir un peu rude, certes, mais parfaitement mérité une fois arrivé. Surtout si le temps s'y met...


profil étape paris nice 2026

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