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Top 10 des Sprinteurs : 7e, Erik Zabel, l'empereur Vert

Même si on ne s'attarde qu'après 2000, l'allemand Erik Zabel fait bel et bien partie du Top10 du 21e siècle. Qu'en serait-il si l'on devait le placer sur l'échiquier des années 90 ? Même après 2000, le Berlinois a marqué de son empreinte le sprint mondial. Décryptage du premier très grand sprinteur allemand.

Pourquoi lui ?


On pense à Erik Zabel avant l'an 2000 et pourtant il compte 77 victoires sur la période du 21ème siècle sur ses 146 victoires. L'idée reçue d'un sprinteur plutôt sur la fin après le second millénaire n'est donc pas ... recevable ! L'Allemand aimait les courses à étapes. Il y a forgé son palmarès en grande partie. Il avalait les victoires (mais aussi beaucoup de places d'honneur !). Il a remporté 4 étapes sur le Tour de France et 8 autres cumulées sur le Giro et la Vuelta. Même si le décompte peut paraître léger, il devance encore Démare, Viviani, Jakobsen, Bennett et fait jeu égal avec Ewan. Cela force le respect. En plus de cela, le sprinteur allemand a glané énormément de bouquets (22) sur les étapes de courses WT. Il est d'ailleurs 3ème de notre classement dans l'exercice.


Mais ce n'était pas tout, Erik était bon également sur les courses d'un jour. Répondant présent le jour J, il a emporté la reine des classiques de sprinteurs, Milan San Remo (en 2003 comme en 1998) en devançant le grand Mario Cippollini. Souvent taxé d'opportuniste ou souvent remis en cause sur sa supériorité, il mettait ce jour là les points sur les "i". Le coureur de la T-Mobile a remporté également deux autres classiques de purs sprinteurs à l'époque, Paris Tours (2003,2005) et la fameuse HEW Cyclassics (désormais BEMER Cyclassics), lieu de rendez-vous incontournable des plus grands sprinteurs de la planète. Après sa carrière, il intègre d'ailleurs, non par hasard, l'organisation de cette course pendant quelques années.


Il fut aussi le premier hulk des temps modernes avec pas moins de 6 maillots verts du Tour de France (2 après 2000) et 3 sur la Vuelta.


2001 - Sa meilleure saison - Großes Jahr


Ce fut sans hésiter l'année 2001. Sur l'ultime étape du Tour, le berlinois remportait le maillot de classement par points au nez et à la barbe du grand Stuart O'Grady qui avait animé cette édition. Cruel pour l'Australien mais qu'importe, Erik remportait sa dernière tunique verte pour la 6ème fois d'affilée. Incroyable. Il remportait également 3 étapes sur la Grande Boucle. Même cas sur la Vuelta avec 3 victoires d'étapes à la seule différence qu'il finissait 2ème du classement par points derrière José Maria Jimenez. Il aurait pu espérer mieux si le système de points avait favorisé les sprinteurs. Néanmoins, il finissait meilleur coureur dans sa catégorie.

Cette année là, il remportait son second Milan-San Remo, la HEW Cyclassicsc mais aussi 20 victoires au total. Il finit numéro 1 mondial. Il est passé très proche d'une année parfaite avec sa 5ème place au mondial, et ses podiums sur Paris-Tours (3ème) et au championnat national (2e).

Son point fort - Son point faible


Capable d'être très rapide, Zabel était un coureur puissant qui chutait peu. Il n'était pas aussi surpuissant que certains de ses adversaires (Petacchi, Cippollini) mais il manœuvrait très bien, lui permettant d'être toujours dans les coups. Souvent très bien placé, il n'avait pas besoin de dévier de trajectoire. Il bénéficiait également d'un train supersonique avec ses acolytes Hondo et Fagnini. Lancé comme un frelon, il était souvent imbattable dans les conditions idéales. Il avait également une belle faculté à passer les bosses (il a remporté l'Amstel en 2000 et des CG) ce qui lui permettait de se présenter lors de sprints en plus petit comité après étapes ou courses accidentées.


Si l'on devait trouver un point faible, on pourrait dire qu'il manquait légèrement d'explosivité. C'est ce qui permettait au petit Australien Mc Ewen ou l'Espagnol Freire de le sauter sur sa ligne. Souvent lancé par ses équipiers, il prenait le vent à la place des autres laissant des opportunités aux autres sprinteurs. Il pouvait manquer "légèrement" de puissance face aux forts sprinteurs italiens mais il avait le défaut de ses qualités.


On retiendra ses sprints toniques, les dents aussi serrés qu'un match entre la France et l'Argentine. Sa façon de pillonner son vélo avec la tête en marteau piqueur. Mais on ne peut également passer outre ses aveux de dopage qui viennent noircir les résultats même si les pratiques étaient monnaie courante entre 90 et 2000. C'est le seul Hic, Zabel.





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