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Top 10 des "Flandriens" : 1er, l'évidence Tom Boonen

Recordman de succès sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, mais aussi sur le E3 Saxo-Bank Classic et sur Gent-Wevelgem, Tom Boonen a archi-dominé les classiques pavées pendant plus de dix ans. Même s’il n’a jamais gagné l’Het Nieuwsblad, "Tommeke" est indiscutablement le meilleur Flandrien du siècle.


C’était écrit : Tom Boonen était fait pour dominer les classiques flandriennes. C’était son destin. C’est un ancien vainqueur de Paris-Roubaix, Dirk Demol, qui est le premier à le repérer, alors qu’il n’a que 16 ans. Son premier résultat majeur chez les jeunes ? Deux tops 10 sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Son premier podium chez les professionnels ? Sur l’Enfer du Nord, en qualité de néo-pro, excusez du peu (3e en 2002). L’avenir n’est pas toujours dessiné par les promesses mais, chez Tom Boonen, il était tout tracé. Et il n’a jamais dévié du chemin de la grandeur que tous le voyaient emprunter. Pendant plus de dix ans, le Belge a marché sur la concurrence lors des courses flandriennes et offert un des plus beaux duels de l’histoire face à Fabian Cancellara. Mais il en est souvent sorti vainqueur. Et le meilleur Flandrien du siècle, c’est bien lui. Indiscutablement.


Pourquoi lui ?


La question serait plutôt : comment pourrait-ce être quelqu’un d’autre ? Plus que quiconque, en tout cas au 21e siècle, Tom Boonen incarne les classiques flandriennes. C’était son terrain et même, si l’on se fie aux résultats, son terrain de jeu. On regrettera toujours qu’il n’ait jamais gagné le Het Volk (ou Omloop Het Nieuwsblad), malgré quatre podiums, la seule Flandrienne qui manque à son palmarès. Car, pour le reste, "Tommeke" s’est gavé. Sur les Monuments, déjà, avec quatre Paris-Roubaix (2005, 2008, 2009, 2012) – un record - et trois Tour des Flandres (2005, 2006, 2012) – encore un record - dont deux doublés (2005 et 2012), toujours un record. Personne n’a autant gagné sur les pavés que Boonen, qui performait aussi bien sur les Monuments que sur les courses dites de préparation puisqu’il est également recordman de victoires sur Gent Wevelgem (3 succès) et surtout sur le GP E3 (actuellement E3 SaxoBank Classic), SA course (5 succès).


Aussi à l’aise dans les monts que sur les secteurs pavés, le Belge avait en plus une pointe de vitesse conséquente pour régler une arrivée en petit comité. Pourtant, c’est en solitaire qu’il a remporté la majorité de ses Monuments pavés, preuve de sa domination parfois outrageuse sur la concurrence. Le plus fou est quand même de se dire qu’il aurait pu – et même dû – en gagner encore plus si la stratégie de la Quick Step de jouer sur le surnombre n’avait pas parfois été à son désavantage, à l’image des deux succès de Stijn Devolder sur les Tour des Flandres 2008 et 2009, ou lors du succès de Niki Terpstra sur Paris-Roubaix en 2014. La fin de sa carrière a été marquée par de nombreuses chutes et blessures qui l’ont empêché de décrocher ce 5e Paris-Roubaix dont il rêvait tant mais Tom Boonen reste, indiscutablement, le plus grand Flandrien du siècle. Pour ne pas dire de tous les temps.


Son plus grand exploit : son printemps 2012


A quelques centimètres près, Tom Boonen aurait pu faire le 100%. Gagner les cinq classiques pavées majeures la même saison. Et c’est ce qu’a bien failli réalisé le Belge d’Omega Pharma - Quick-Step en 2012. Il lui aura manqué un rien, quelques centimètres seulement pour devancer au sprint Sep Vanmarcke sur l’Omloop Het Nieuwsblad. Car, derrière, "Tommeke" a été stratosphérique. Intouchable. Ahurissant. Choisissez votre qualificatif. Tant qu’il est positif, il correspondra. Vainqueur au sprint en petit comité du GP E3 et de Gent-Wevelgem, Boonen remporte également le Tour des Flandres, en battant dans un sprint à trois les Italiens Filippo Pozzato et Alessandro Ballan. Mais son chef d’œuvre, il le réalise bien évidemment sur Pairs-Roubaix.

Surpuissant, Boonen démarre après la Trouée d’Arenberg et sort du peloton accompagné de son équipier Terpstra qui l’aide quelques kilomètres, mais le Belge s’en va en solitaire à plus de 50km de l’arrivée. Il ne sera plus jamais revu. Malgré la collaboration du groupe en chasse, les écarts sont abyssaux à l’arrivée : 1’39’’ d’avance sur le quatuor Turgot-Ballan-Flecha-Terpstra, 1’43’’ sur Boom, 3’31’’ sur le 7e, 4’23’’ sur le 13e… Un chef d’œuvre en solitaire. La plus grande démonstration sur l’Enfer du Nord au 21e siècle, pour le meilleur Flandrien de notre époque.


Sa trace dans l’histoire


Immense. On l’a dit, son palmarès en fait le Flandrien le plus victorieux de l’histoire. Plus que les légendes belges Rik Van Looy ou Roger De Vlaeminck. Son Paris-Roubaix 2012 est l’un des plus grands moments de l’histoire de l’épreuve. Son duel avec Fabian Cancellara est l’un des plus mythiques des classiques pavées. Toute la carrière de Tom Boonen le pousse vers le haut de l’affiche de l’histoire des Flandriennes. Mont traditionnel de l’Het Nieuwsblad, le Taaienberg est surnommé le "Boonenberg" en raison de l'affection du Belge pour cette ascension, où il aimait y tester la concurrence sur la première classique pavées de la saison. Un détail peut-être, mais qui en dit beaucoup sur l’impact de Tom Boonen sur le monde du cyclisme et des pavés. Il faudra du temps sans doute pour s’en rendre compte plus nettement. Mais le meilleur Flandrien, c’est bien lui. Du 21e siècle, oui, mais pas seulement. Le meilleur Flandrien de l’histoire, tout simplement.

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