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Stefan Bissegger - Decathlon CMA CGM : "Monter sur le podium de Paris Roubaix 2026"

Auteur d'un superbe Paris-Roubaix 2025, gâché par une crevaison alors qu'il jouait le podium, Stefan Bissegger retourne sur l'Enfer du Nord plus déterminé que jamais. Le Suisse, s'est exprimé au micro de Vélofuté sur ses ambitions et sur la course en elle-même, qu'il considère comme un mythe.


Stefan Bissegger - Decathlon CMA CGM : "Monter sur le podium de Paris Roubaix 2026"

Stefan Bissegger - Decathlon CMA CGM : "Monter sur le podium de Paris Roubaix 2026"

Peu bavard mais très direct, Stefan Bissegger est la meilleure chance de résultat pour la formation Decathlon CMA CGM sur Paris Roubaix 2026. Mais il faudra pour cela éviter la malchance, fréquenté sur l'épreuve du Nord de la France et ses pavés piégeux


Ta campagne de classiques a été marquée par pas mal de difficultés. Comment tu l’analyses et comment tu te sens aujourd’hui à l’approche de Paris-Roubaix ?

Pas très bien. J’ai eu beaucoup de chutes, des maladies, des problèmes techniques. Les jambes sont bonnes, mais les résultats ne sont pas encore là. L’an dernier, j’étais plus à l’aise, notamment dans les monts, avec moins de problèmes. Cette année, ce n’est pas vraiment une question de réussite, mais plutôt d’accumulation de soucis. Avec mes chutes, j’ai eu un problème au début, puis la maladie a perturbé ma préparation avant certaines courses. Du coup, j’étais souvent un peu en retard. Mais les jambes ont toujours été bonnes, et là, à l’approche de Roubaix, je suis en forme.


Tu avais été très fort l’an dernier malgré une crevaison. Avec ce que tu as vécu récemment, quel est ton objectif et ton état d’esprit cette année ?

Je veux faire podium, c'est clair! Les problèmes que j’ai eus, c’était surtout de la malchance. Si je n’en ai pas cette fois, le podium est possible. Il ne faut pas avoir trop de chance, mais simplement éviter la malchance.


Tu arrives avec une équipe solide. Quel sera ton rôle et quelle stratégie envisages-tu face aux favoris comme Van der Poel et Pogacar ?

Oui, on a une équipe très forte. Dan (Hoole) et moi seront les leaders, mais l’équipe complète est solide. C’est une course très spéciale : il ne faut pas partir trop tôt. Il faut couvrir les meilleurs et attaquer aux bons moments. Je préfère attendre et faire les bons choix. L’an dernier, c’était parfait dans l’approche, c’est vraiment dommage que ça n’ait pas payé. Je n'ai pas été lâché, c'est à cause d'une crevaison que j'ai été distancé.


Bissegger au côté de Van Aert sur Paris Roubaix 2025
Bissegger au côté de Van Aert sur Paris Roubaix 2025 / ASO - Pauline Ballet

Si tu te retrouves avec les meilleurs dans le final, notamment au vélodrome, tu penses pouvoir rivaliser au sprint ?

Dans une course comme ça, tout est possible. Ça dépend des conditions, des secteurs, de la technique et de la stratégie. C’est très difficile de dire qui va gagner.


La météo pourrait rendre la course encore plus piégeuse. Quel est ton regard sur des pavés humides et les changements sur certains secteurs comme Arenberg ?

Pour moi, la pluie n’est un avantage pour personne. C’est dix fois plus dangereux. Si quelqu’un tombe devant toi, tu tombes aussi. Ceux qui disent que c’est un avantage sont fous. Concernant Arenberg, avant c’était très dangereux avec la vitesse d’entrée. Avec les virages ajoutés, on arrive moins vite. C’est plus compliqué, mais plus sûr. C’est un changement positif pour la sécurité.



Tu as pu reconnaître le parcours ce vendredi matin. Les conditions te rassurent ?

Oui, je l’ai fait ce matin. Tout était bon, pas de danger particulier. Si ça reste sec, ça ira.


Le matériel est crucial sur Paris-Roubaix ? Notamment pour éviter les crevaison

Oui, j’ai confiance en le setup, qui est très bon. Mais il faut aussi éviter la malchance. Si tu n’as pas de problème, tu peux faire un bon résultat.


Tu évoques souvent la malchance sur Roubaix et même sur tes saisons récentes. Tu l’expliques comment ?

Oui, j’ai souvent eu des problèmes. En 2024, j’ai crevé alors que j’étais avec les meilleurs. Une autre fois, j’ai cassé du matériel. Une année, j’ai même couru avec une main cassée. Ce sont souvent des incidents qui rendent les bons résultats impossibles. Mais ça peut finir par payer.


Paris-Roubaix semble être une course spéciale pour toi. Est-ce ta course de rêve ? Et plus globalement, comment vois-tu la suite de ta saison ?

Oui, bien sûr. C’est la plus dure, donc forcément spéciale. C'est une course de gladiateur. Pour la suite, on va d’abord finir cette période de courses, puis faire une pause, et ensuite décider des objectifs.


L’équipe Décathlon AG2R enchaîne les bons résultats. Est-ce que cette dynamique joue sur ton approche des courses ?

Oui, ça aide tout le monde. C’est important de créer cette dynamique dès le début de saison. Cette année, l’équipe est beaucoup plus tournée vers la performance, et ça change positivement. Ça se construit surtout sur les premières courses : les résultats donnent confiance à tout le monde.



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