John Degenkolb (Picnic PostNL) : "J'ai les jambes pour faire un bon Paris-Roubaix"
- Romain Bougourd

- 10 avr.
- 3 min de lecture
Vainqueur de Paris-Roubaix en 2015, l'Allemand John Degenkolb disputera dimanche, à 37 ans, son 13e Enfer du Nord, course qu'il a toujours terminée. Il espère réitérer cette performance et aller chercher des points précieux pour son équipe, le Tem Picnic PostlNL, qui lutte pour sa survie en World Tour. Entretien.

Interview de John Degenkolb du Team Picnic PolstNL à deux jours de Paris-Roubaix 2026
Comment te sens-tu à quelques jours de Paris-Roubaix, ta course préférée ?
Je me sens très bien. Je sors d'une bonne préparation, je n'ai pas fait le Tour des Flandres comme habituellement, j'étais à Majorque quelques jours pour peaufiner la forme avant Roubaix. Je suis en forme, motivé et je me réjouis bien sûr de participer une nouvelle fois à ma course préférée, Paris-Roubaix.
La saison n'est pas idéale pour toi, en particulier tes courses en Flandre. Comment l'expliques-tu ?
Effectivement, il faut admettre que la première partie de saison avant les classiques n'était pas vraiment satisfaisante. Mais ma 14e place sur In Flanders Field m'a montré que ma forme n'est clairement pas si mauvaise et ça m'a donné une bonne dose de confiance en moi pour Roubaix. Je crois vraiment que j'ai les jambes pour faire une bonne course.
L'année dernière, tu n'as pas pu participer à Roubaix à cause de ta blessure. Était-ce la raison principale pour laquelle tu as décidé de continuer une année de plus ?
Ma chute sur le Tour des Flandres l'an dernier a été terrible et j'ai été blessé très longtemps, je n'ai pas pu courir pendant 4 mois et demi. Je me suis battu pour revenir sur la route, la rééducation était très difficile. Mais j'avais une clause dans mon contrat déjà à l'époque pour continuer en 2026, et nous étions d'accord avec l'équipe pour continuer cette saison, donc la décision n'a pas été prise après ou à cause de cette blessure au Tour des Flandres.
Quel est ton objectif pour cette course ?
Je veux surtout pouvoir me dire, après la course, que j'ai tout donné et fait mon maximum pour terminer à la meilleure place possible. Ni moi ni l'équipe n'avons rien à prouver, nous allons tout donner pour obtenir le meilleur résultat possible. Je pense que si nous parvenons à tout donner, alors j'aurais rempli mon objectif. Tous ceux qui me connaissent savent ce que cette course représente pour moi et que je donnerai tout ce que j'ai pour courir cette course à fond et réussir le meilleur résultat.
"On va se battre et on fait confiance aux processus mis en place. On donne tout et on fait en sorte d'être meilleurs. Je suis sûr que ça va tourner."
Tu n'as jamais abandonné la course. En es-tu fier ?
Sur Paris-Roubaix, la chance joue toujours un rôle dans la réussite de la course. C'est vrai que j'en suis très heureux et fier d'avoir toujours pu terminer la course, dans les temps qui plus est. Je vais tout faire pour que ce soit toujours le cas dimanche.
La saison est très difficile pour le Team Picnic PostNL, avec très peu de points et une 26e place au classement UCI. Quelle est l'ambiance au sein de l'équipe ?
Évidemment, nous sommes conscients que les résultats de l'équipe à l'heure actuelle ne sont pas du niveau qu'ils devraient l'être pour une équipe World Tour. Néanmoins, nous avons toujours une bonne ambiance dans l'équipe, nous poursuivons de notre mieux et nous savons que c'est la meilleure façon de s'en sortir. Si on est trop négatif dans l'équipe, qu'on tire tout le monde vers le bas, on ne sortira jamais de cette spirale négative. Donc on continue, on va se battre et on fait confiance aux processus mis en place. On donne tout et on fait en sorte d'être meilleurs. Je suis sûr que ça va tourner.
La possibilité que l'équipe disparaisse est-elle un sujet de préoccupation pour vous ?
Je crois que l'équipe est vraiment très bien structurée et qu'elle dispose des atouts pour se sortir de cette situation, en allant chercher des points importants et ce sortir de ce classement délicat, afin de rester en World Tour.
Que souhaites-tu faire après ta carrière ? Entraîneur, directeur sportif, ou quelque chose de complètement différent ?
A 37 ans je me rapproche clairement de la retraite. Maintenant arrive la question : "que se passe-t-il après 16 ans chez les professionnels ?" Je pense que c'est important de ne pas se précipiter et de prendre un peu de recul au calme. Quand le moment viendra pour moi de raccrocher, je veux vraiment prendre un moment au calme pour regarder ce qui est envisageable, prendre plus de temps auprès de ma famille, qui a dû faire beaucoup sans moi pendant de nombreuses années. Donc je me réjouis de cette perspective quand je pense à la retraite, et je n'ai vraiment aucun autre projet à l'heure actuelle.




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