Découverte de Col H.C : Col du Sabot, la beauté cachée

L'arrivée du Critérium du Dauphiné à Vaujany nous donne l'occasion de découvrir le magnifique col du Sabot. Situé en Oisans, il évolue à l'ombre de ses mythiques voisins, l'Alpe d'Huez et la Croix de Fer. Méconnu, il a pourtant tout pour lui : la difficulté, l'altitude et un panorama à couper le souffle. Vélofuté vous décrypte cette ascension que vous devrez absolument accrocher à votre tableau de chasse.


Un peu d'histoire


Bienvenue en Oisans ! Les coureurs du Dauphiné Libéré 2022 retrouveront cette sublime région non pas pour grimper le mythique Alpe-d'Huez mais pour aller chercher la petite station de Vaujany. Mais savez-vous qu'en dépassant celle-ci, vous avez la possibilité de vous hisser au sommet du col du Sabot, situé à 2100 mètres d'altitude ? N'étant pas considéré comme un vrai col routier car il n'existe de route carrossable que sur le versant sud-ouest du col, cette ascension est peu connue du grand public et aucune course professionnelle n'y est arrivée, préférant s'arrêter au premiers tiers de l'ascension à Vaujany.


La station redécouvrira, pour la seconde fois, la joie d'accueillir le Dauphiné Libéré puisqu'une arrivée d'étape y avait été planifiée en 2016. Ce jour-là, Alberto Contador, alors leader, n'avait pu suivre le rythme imposé par Christopher Froome et Richie Porte. Portant son attaque à 2,6 km de l'arrivée, le "Kényan blanc" avait fait exploser le groupe des favoris et s'était imposé à Vaujany, posant ainsi les fondations de sa victoire finale 2 jours plus tard.


Depuis, Vaujany s'est faite rare sur les tracés des organisateurs. C'est donc avec plaisir qu'on la retrouvera sur la prochaine édition du Dauphiné. L'occasion, justement, de découvrir cette magnifique route menant au col du Sabot. Si vous êtes dans la région pour voir les coureurs passer, n'hésitez pas à grimper ce col. Il a beaucoup à offrir, tant du point de vue sportif que de la beauté des paysages.


Un challenge sportif, une beauté sauvage



Le col du Sabot est situé dans le massif des Grandes Rousses. La montée de 14,5 kilomètres s'effectue depuis la bifurcation au nord du lac du Verney en passant par le village de Vaujany. Il offre une pente moyenne de 8,9% avec une denivellation totale de 1290 mètres. Vous l'aurez compris, on se situe sur l'une des ascensions les plus difficiles de France.


On attaque d'ailleurs très fort les premiers kilomètres. Sur une pente oscillant entre 8 et 10% et une route parfaitement entretenue, vous vous hissez jusqu'à la station de Vaujany. D'un point de vue paysage, ce n'est pas la partie la plus intéressante, mais elle vous permet de vous chauffer "tranquillement" avant d'en prendre plein les yeux.

Profitez du seul replat et de la dernière fontaine à La Villette pour reprendre votre souffle.


Crédit : Isère Tourisme


Une fois l'univers des remontées mécaniques et le hameau du Collet passé, vous entrez radicalement dans un nouveau décor. La route, parfaite jusqu'à présent, se rétrécit et laisse place à un revêtement digne des routes de montagnes avec bouses de vaches et gravillons. Les 8 derniers kilomètres vous permettent de remonter l'alpage dans un décor sauvage à couper le souffle ! Les nombreux virages vous permettent non seulement de récupérer mais surtout de mesurer le dénivelé avalé tant la pente est inclinée. La circulation est inexistante et vous êtes seul au monde : c'est le rêve de tout cyclo évoluant en montagne, non ?

Bonheur tout relatif : la pente ne descend pas en dessous des 8% et il faut s'employer pour atteindre le sommet.


N'attendez pas de foule criant votre nom ou même de restaurant d'altitude pour fêter votre ascension. Vous débouchez, au sommet, sur un mini-parking non goudronné et... c'est tout ! Si vous poursuivez à pied, vous aurez toutefois la récompense d'apercevoir le magnifique panorama sur le Lac de Grand'Maison et la route du col du Glandon. Magnifique !


Vous voilà à 2100 mètres d'altitude, au sommet d'un col méconnu et pourtant extrêmement difficile !


Les conseils Vélofuté


Plusieurs conseils à vous donner pour les amateurs d'altitude et de pentes sévères :

Prévoir de quoi vous couvrir, évidemment, la météo en montagne pouvant rapidement changer. En été, partez de bon matin car vous aurez très peu d'espace ombragé : brulez vos calories, oui, mais pas votre peau !

D'un point de vue technique, un 34x26 ou 36x28 suffiront pour se hisser au sommet (du moins pour ceux qui s'entrainent, sinon c'est 34x30 ou mini 36x30)

Enfin, soyez prudent dans la descente. La route, parfois en mauvais état, ne se prête pas du tout à une descente à la Mohoric, alors prudence et patience et profitez de la vue :)


Tout ces attraits le font rentrer dans notre 20 des cols les plus difficiles de France. nous vous conseillons évidemment de grimper ce col si vous êtes dans la région. L'Oisans regorge de routes magnifiques et ne se résume pas aux 21 virages de l'Alpe-d'Huez, croyez-nous ! Si vous souhaitez plus de renseignements, n'hésitez pas à nous contacter, on vous donnera les circuits secrets :)




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