• Quentin DURAND

Col de Joux Plane, juge de paix du Dauphiné

Le col Joux Plane, qui sera le dernier col du Critérium du Dauphiné, joue la tromperie. Ce doux nom mélodieux cache en réalité une montée corsée, en témoignent les 11,6kms à 8,5%. Situé entre Samoëns et Morzine dans le massif du Chablais en Haute Savoie, Joux Plane jouit d’une belle réputation pour plusieurs raisons : son histoire, sa beauté et sa dureté. Vélofuté part à la découverte de ce col mythique.



Dans l’histoire du Tour


Le Col de Joux Plane a été emprunté à 11 reprises par le Tour de France. Lors des 4 dernières fois, ce sont des noms bien connus du peloton qui l’ont franchi en tête : l’éléphant volant Marco Pantani en 1997, Richard Virenque en 2000, Floyd Landis en 2006 (il fut disqualifié suite à un contrôle antidopage positif la même journée), et Jarlinson Pantano en 2016.


Lance Armstrong décrit même l’étape en 2000 comme « le jour le plus difficile de sa vie de cycliste », meurtrit par une fringale (une des seules défaillances de sa carrière). Richard Virenque en rajoutait parlant « d’un des cols les plus difficiles des Alpes ». C’est dire…


L’ascension – Versant Sud


Au départ du charmant village de Samoëns, Joux Plane est un col redoutable. A la vue des couleurs de son profil (voir ci-contre) qui oscillent entre le rouge et le noir, on sait à quoi à s’attendre. Nous vous conseillons comme d’habitude de vous échauffer dans la vallée pour subir le moins possible et ne pas exploser pendant l’effort. Les seuls répits pour reprendre du souffle se situeront dans les nombreux lacets que compte le col. Ils permettent de se relancer pour repartir à l’assaut des plusieurs passages à 10%.


Très peu abritée, la route se trouve en plein soleil. Préparez la crème solaire. Il est préférable de partir tôt le matin afin d’éviter de sécher dans la montée. Nous nous souviendrons toujours de notre ascension sous 37 degrés lors de l’étape du Tour 2016. Les coureurs tombaient les uns après les autres et agonisaient sur le bas-côté. Un silence de cathédrale régnait. Seuls les souffles (de buffles) des participants et les tours de manivelles s’entendaient. La chaleur nous accablait. Une vraie scène de guerre. On a toujours du mal à comprendre pourquoi on se fait autant mal par moment ! (Sport de maso quand même !)

Au-delà de l’exigence de la montée, c’est un véritable distributeur de panoramas. Les points de vue sur le Mont-Blanc sont sublimes. Profitez don