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Découverte du Grand Colombier, l'AINcontournable col HC

Ici c’est l’Ain ! Qui n’a jamais vu ces milliers, en restant modeste, de drapeaux bleu et jaune s’agiter sur le bord des routes à l’occasion du passage du Tour ou lors du Tour de l’Ain, la plus belle course du monde (c’est Dans La Musette qui le dit..) ?!

L’Ain c’est aussi le département 01 (à jamais les premiers donc !). Niché entre Lyon et Genève, ce département regorge de territoires au sens d’entités géographiques, culturelles et historiques qui méritent tous le détour (en vélo de préférence) : Bresse, Dombes, Bugey et Pays de Gex, Vélofuté vous propose d’embarquer sur ses sacoches pour découvrir ce territoire sur le petit braquet à travers une série d'article.

Dans ce premier opus de notre série consacrée à l’Ain, nous ne ne pouvions pas passer à côté du Grand Colombier : le « Géant du Bugey ».

Est-il encore nécessaire de le présenter ? Situé au sud du massif du Jura, le col du Grand Colombier ne culmine qu’à 1501 m d’altitude mais s’est imposé dans l’histoire récente du Tour de France. S’il est considéré comme l’un des plus durs de l’hexagone, le Tour ne l’a emprunté qu’à l’occasion de cinq ascensions (entre 2012 et 2020), dont une double ascension en 2016 et une arrivée d’étape au sommet en 2020.

Classé « Hors Catégorie » (HC), il se gravit par pas moins de six ascensions différentes sur quatre versants différents.


La verte : Depuis le nord, au départ de Lochieu, le Grand Colombier s’affronte sur une douzaine de km pour un peu plus de 7 % moyen et une inclinaison atteignant 14 % au plus dur de la pente. Pouvant être considérée comme la plus « facile », elle permet surtout d’éviter le terrible passage à 22 % au départ de Virieu-le-Petit (voir « la rouge »). Cette ascension peut s’avérer plus dure qu’il n’y paraît car elle présente un profil particulièrement irrégulier avec deux passages de répit généreux à mi-ascension et après La Selle de Fromentel. A la sortie du bois, alors que votre compteur n’affiche que 3 km restant, le col se devine tout là-haut sous la croix… Mais vous n’êtes pas encore sauvés !


La bleue : Longue d’environ 18 km pour un pourcentage moyen d’environ 7 %, l’ascension depuis le sud par les fameux lacets (si télégéniques !) au départ de Culoz est un orgasme visuel : la route, taillée dans le rocher, offre une vue magnifique sur le Rhône, le lac du Bourget (plus grand lac naturel de France) et les Alpes en toile de fond ! A mi-ascension, un replat bienvenu précède un nouveau passage à 14 %. Assurément la montée la plus prisée à en juger par son succès auprès des cyclotouristes (version phare des journées cyclo du Grand Colombier *). Mais attention au coup de chaud, surtout à la mi-journée en plein été !


La rouge : Sur le versant est, l’ascension au départ d’Anglefort présente la moyenne la plus pentue sur le papier avec près de 8 % moyen sans véritable accalmie pour 1200 m D+ et pas moins d’une quinzaine de kilomètres : dure ! Cette ascension, qui a la préférence des journées cyclo du Grand Colombier * lorsque celle par les lacets de Culoz est fermée, peut sembler interminable (et elle l’est !). Même la descente peut paraître dure et interminable sur ce versant !

* : route réservée aux cyclistes chaque deuxième samedi des mois de juin à septembre, de 7h à 15h.


La noire : Fin de notre tour d’horizon par la plus ardue, l’ascension ultime assurément et classée noire bien sûr. Au départ de Virieu-le-Petit, devenu Arvière-en-Valromey, c’est celle (à ne pas confondre avec Seyssel à proximité !) qui présente les plus gros pourcentages : 12 % de moyenne sur les premiers 4,5 km, un quatrième kilomètre à 14,8 % de moyenne incluant des passages dépassant 18 % et même 22% sur plusieurs dizaines à centaines de mètres : BRU-TAL ! Vos lombaires s’en souviendront… Le « replat » (4 %) après la Selle de Fromentel sera véritablement perçu comme une invitation à passer sur le grand plateau (du moins, jusqu’à la sortie du bois…). Mais la vue sur les Alpes et le Mont Blanc une fois au sommet du Grand Colombier le mérite amplement (vous aurez toutefois la même en choisissant une autre ascension !).


Notre conseil : n’oubliez pas de remplir vos bidons au pied de ces ascensions, en n’oubliant pas qu’en verlan Bugey se dit « J’ai bu ! »


Indéniablement, le Grand Colombier n’usurpe pas sa réputation de Géant. Il constitue plus qu’une alternative aux grands cols alpins ou pyrénéens, au même titre que le mythique Mont Ventoux, son cousin de Provence.

D’ailleurs, comme pour ce dernier, dans l’éventualité où une seule ascension ne vous suffirait pas, ou tout simplement parce que vous n’arrivez pas à déterminer quelle ascension choisir, pourquoi ne pas devenir un Fêlé du Grand Colombier (https://www.felesducolombier.fr/pour-devenir-feles/reglement) ?


Le Golet de la Biche, son acolyte


Autrement, le col du Grand Colombier s’accompagnera à merveille d’un autre HC local : le col de la Biche (alt. 1310 m), défi à part entière mais souffrant peut-être de vivre dans l’ombre de son voisin, le Géant du Bugey, dont il n’est espacé que d’à peine plus de cinq km… à vol d’oiseau ! Et ne faites surtout pas l’erreur de vous fier pas à son nom : le col de la Biche est un fauve… Jugez-en plutôt par vous-même.



Sachez enfin que si vous ne vous sentez pas d’attaque pour affronter ces deux monstres que sont le Grand Colombier et le col de la Biche, le Bugey est suffisamment accidenté pour vous permettre d’afficher 150 km et 3000 m D+ au compteur sans jamais emprunter le moindre col HC. Mais nous vous réservons cela pour un prochain numéro, dans la rubrique consacrée à la découverte de beaux itinéraires à vélo…


Cette étape verra R. Uran s’imposer – après avoir pris l’échappée du jour – au sprint face à W. Barguil (futur double vainqueur d’étapes sur l’épreuve et maillot à pois) et C. Froome. Qui a dit que Rigoberto Uran n’attaquait jamais


Par Jérôme TOME

Twitter : @Jer_TomMeke

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