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Championnats du Monde 2026 🇨🇦 de cyclisme : Parcours et profil du mondial de Montréal

il y a 3 heures
6 min de lecture

Ce dimanche 27 septembre 2026, les 93e Championnats du Monde 2026 en ligne Élite Hommes vont sacrer un nouveau roi par intérim. En l'absence de Tadej Pogačar pour défendre ses propres chances, le circuit de Montréal va, quoi qu'il arrive, consacrer la régence du maillot irisé. Présentation du parcours et du profil de la course en ligne des Championnats du Monde 2026, à Montréal, où la course va prendre une dimension éminemment plus tactique, que physique, sans le Slovène au départ.


Championnats du Monde 2026 🇨🇦 : Parcours et profil de la course en ligne de Montréal
  • Date des Championnats du Monde de contre-la-montre 2026 : dimanche 27 septembre 2026

  • Horaire des Championnats du Monde de CLM : dĂ©part Ă  15 h 00 et arrivĂ©e estimĂ©e Ă  21 h 40

  • Diffusion et retransmission TV  : Eurosport Max 1 Ă  partir de 14 h 50 et France 3 Ă  partir de 15 h 00


Championnats du Monde 2026 de cyclisme : Parcours, météo et favoris de la course en ligne Élite Hommes à Montréal


Si le Grand Prix de Montréal offrait 3 673 mètres de déclivité sur presque 215 kilomètres, les Championnats du Monde 2026 de Montréal offriront guère plus de dénivelé positif. Avec 3 806 mètres répartis sur 273 kilomètres, ces Mondiaux seront plus digestes que ceux de Zurich où les coureurs ont attaqué d'entrée dans le vif du sujet. Toute la question sera de savoir quel impact aura seulement douze ascensions du Mont Royal, alors même que certaines éditions du Grand Prix ont offert un sprint réduit avec seize ascensions à se farcir.


Profil des Championnats du Monde de la course en ligne Élite Hommes 2026

profil Championnats du Monde 2026 de montréal
Profil des Championnats du Monde de la course en ligne Élite Hommes 2026 © U.C.I.

Championnats du Monde 2026 : Carte du tracé de la course en ligne Élite Hommes 2026

carte parcours Championnats du Monde 2026 de montréal
Plan des Championnats du Monde de la course en ligne Élite Hommes 2026 © U.C.I.

Le parcours détaillé des Championnats du Monde de la course en ligne Élite Hommes 2026 de Montréal


Le départ de cette 93ᵉ édition des Championnats du monde de cyclisme sur route (Élite Hommes) proposera un tracé en ligne de plus de 102,6 kilomètres avant l’entrée sur le circuit urbain ; le même que celui emprunté lors du Grand Prix de Montréal, le 13 septembre dernier. Cette première liaison entre Brossard et Montréal s’avance déjà comme une véritable passe d’armes psychologique entre la Belgique du tandem Remco Evenepoel - Wout van Aert et l'équipe de France menée par Paul Seixas.

En l’absence de Tadej Pogačar et forte de deux profils aussi souverains que complémentaires, la sélection belge fait figure d'épouvantail et ne pourra pas se cacher. Pour autant, les hommes de Serge Pauwels ne comptent pas assumer seuls le poids de l’épreuve sur la totalité du parcours. Le sélectionneur avait d'ailleurs prévenu :

« Avec les leaders dont nous disposons, nous nous retrouvons dans le rôle des favoris, et nous n’allons pas nous défiler. Mais cela ne signifie pas non plus que nous devrons porter la course sur 270 kilomètres. »

Au vu des récentes performances de Paul Seixas sur la principale difficulté montréalaise, les Bleus pourraient rapidement se retrouver pris à leur propre jeu. Si Thomas Voeckler cherchera naturellement à préserver ses forces vives, ce plan d'attente ne conviendra pas du tout à la concurrence. Dès les premiers kilomètres, la course pourrait bien ressembler à une partie de poker menteur. Un jeu de "qui fera craquer l’autre le premier" plutôt qu’à un simple filtrage d’échappée en bonne et due forme pourrait rapidement faire grimper l'avance des fuyards... surtout sans oreillettes.


Il sera donc particulièrement intéressant d’observer la marge accordée aux hommes de tête dans le chemin de la Montagne (1.1 kilomètres à 5.1 %). De grandes nations comme l'Espagne, la Grande-Bretagne, le Danemark ou les États-Unis pourraient y voir une opportunité en or et se prendre à rêver d’un coup de force pour aller le plus loin possible.


Kilomètre 100 de course : pied de la côte de l'Atwater (2.4 kilomètres à 5.4 %) signant l'entrée sur le circuit


Kilomètre 102.6 de course : entrée sur le circuit urbain de Montréal qui sera un copier-coller de la dernière édition en date.



Descriptif du circuit des Championnats du Monde de la course en ligne Élite Hommes 2026


Le circuit final peut se découper en plusieurs tronçons, dont le premier constitue le véritable cœur battant de cette édition 2026 : la montée Camillien-Houde, connue aussi sous l'appellation du Mont Royal (1,9 km à 7,3 %). C’est ici que les Bleus devront durcir la course au maximum. La stratégie semble presque limpide : imprimer un tempo d'enfer et sacrifier un équipier tour après tour. Comme l’a fort justement rappelé Nicolas Prodhomme, à l'occasion du dernier BistrotVélo, Paul Seixas a toujours bâti ses succès sur le terrain des watts par kilo. L'équipe de France devra donc amener l'épreuve sur la filière de prédilection de son jeune prodige. Chose qui ne sera pas facilement avec seulement douze ascensions du Mont Royal, contre seize sur le Grand Prix de Montréal.

En s'inspirant très largement du schéma qui rappelle la démonstration de force des UAE Emirates XRG, en 2025. Pour rappel, si Nils Politt tenait d'une main de fer le peloton. C'est à partir de la marque kilométrique 127 de la ligne d'arrivée que l'Allemand a commencé véritablement a vidé son chargeur jusqu'à la borne des 97.8. Tim Wellens pris ensuite le relai en mode rouleau compresseur jusqu'aux 73.2 kilomètres de l'arrivée. Avant que Pavel Sivakov ne se charge ensuite d'asphyxier le peloton pendant près de trois tours, emmenant la course jusqu’aux 36.3 derniers kilomètres où Brandon McNulty plaçant son démarrage (laissant plusieurs options tactiques à son équipe plus en amont). En reproduisant cette tactique de harcèlement continu, les Français auraient tout intérêt à user un coureur par tour (deux au maximum) afin d'isoler et de propulser Paul Seixas dans les rampes à 9 % du juge de paix de ces Mondiaux.



11.2 kilomètres de l'arrivée : La bascule au sommet du Mont Royal sera déterminante pour Paul Seixas, dans le dernier tour. Cette fois-ci, le plan devra être d'avoir un maximum d'avance sur ses poursuivants, afin d'éviter le schéma d'un sprint à deux ou plus.



Le bas de la descente signe l'amorce d'une portion dite de transition. Une transition oĂą les mouvements d'anticipation vont devoir ĂŞtre juguler.



La côte de Polytechnique (800 mètres à 4.7 %) offre un terrain de jeu propice à ce qu'un profil à la Remco Evenepoel ne prenne quelques mètres d'avance, comme il l'a déjà fait maintes fois par le passé. On peut penser aux Jeux Olympiques, dans la côte de Belleville (400 mètres à 4.2 %) ou plus récemment au Grand Prix de Québec, dans une portion complètement plane.



L'entièreté de la transition présente des portions où les enterrements de première classe peuvent avoir lieu en cas de manque de main d'œuvre. Les coureurs à la Ben Healy ou Quinn Simmons devront impérativement tirer la quintessence de cette partie du circuit pour faire la nique aux autres nations favorites.




Là où des profils comme Tom Pidcock ou Mathieu van der Poel pourraient faire parler de leur coup de poing dans la côte de Pagnuelo (500 mètres à 7.7 %).


Une difficulté rectiligne dont le sommet est jugé, dans le dernier tour, à 3.7 kilomètres de l'arrivée.



Le final, comparé aux éditions passées, a subi un petit lifting. Jusqu'en 2025, les coureurs tournaient directement sur la droite, sur l'Avenue du Parc. Ils n'avaient plus que 1 kilomètre 500 à parcourir pour rallier la ligne d'arrivée. Désormais, ce sont 900 mètres qui sont ajoutés.



2 kilomètres de l'arrivée : premier des trois derniers virages rapides



900 mètres de la ligne d'arrivée : deuxième desdits virages



600 mètres de la ligne d'arrivée : virage à 90° contre 180° précédemment. A titre de comparaison, cette modification change drastiquement la vitesse d'entrée dans le faux plat final. Les derniers hectomètres à 4.4 % de moyenne se prennent à une vitesse comprise entre 40 et 45 km/h, si l'on se fit aux fichiers Strava de Quinn Simmons. Là où en 2025, suivant sa place dans le peloton, l'Américain passait en moyenne à 18 km/h. Au grand maximum, les premiers de cordée pouvait espérer virer à 28 km/h. Un détail qui a son importance dans une configuration sprint.



Vue depuis la ligne d'arrivée



Point météorologique des Championnats du Monde de la course en ligne Élite Hommes 2026

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Invité
il y a une heure
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Vélofuté
il y a 9 minutes
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Dans un autre article qui arrive lundi. C'est une erreur de titre, on a mis Ă  jour

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