top of page

Championnats du Monde 2026 🇨🇦 : Parcours et favoris du contre-la-montre de Montréal

il y a 4 minutes
7 min de lecture

Ce dimanche 20 septembre 2026, les 33e Championnats du Monde 2026 de contre-la-montre individuel Élite Hommes vont sacrer leur prochain maître du temps. Au delà de rejoindre Fabian Cancellara et Tony Martin au Panthéon des quadruples porteurs du maillot irisé, Remco Evenepoel pourrait devenir le premier coureur à le faire sans interruption. Présentation du parcours et des favoris du CLM individuel des Championnats du Monde 2026 à Montréal où les spécialistes de la discipline trouveront un parcours cousue-main pour leurs grosses cuisses.



  • Date des Championnats du Monde de contre-la-montre 2026 : dimanche 20 septembre 2026

  • Horaire des Championnats du Monde de CLM : premier partant à 18 h 45 (Central European Time) et dernière arrivée estimée à 21 h 15 (CET)

  • Diffusion et retransmission TV  : Eurosport Max 1 à partir de 18 h 35 et France 4 à partir de 18h45


Championnats du Monde 2026 : Parcours, météo et favoris du contre-la-montre individuel Élite Hommes à Montréal


Un exercice individuel de 39.2 kilomètres ne comportant que 213 mètres de déclivité. Soit moins de 6 mètres par tranche de kilomètre, ce qui traduit la simplicité du profil où les relances seront tout de même omniprésentes, puisque l'on peut en dénombrer 39.


Profil des Championnats du Monde de contre-la-montre individuel Élite Hommes 2026

Profil des Championnats du Monde de contre-la-montre individuel Élite Hommes 2026 © U.C.I.
Profil des Championnats du Monde de contre-la-montre individuel Élite Hommes 2026 © U.C.I.

Championnats du Monde 2026 : Carte du tracé du contre-la-montre individuel Élite Hommes


Plan des Championnats du Monde de contre-la-montre individuel Élite Hommes 2026 © U.C.I.
Plan des Championnats du Monde de contre-la-montre individuel Élite Hommes 2026 © U.C.I.

Le descriptif détaillé du parcours des Championnats du Monde de contre-la-montre individuel Élite Hommes 2026


Vue depuis la rampe de lancement



900 mètres de course : comme énormément de kilomètres de ce contre-la-montre, la route sera coupée en deux, dans le sens aller-retour.



1.1 kilomètre de course : virage gauche serré



1.3 kilomètre de course : virage à droite toujours aussi étriqué



1.7 kilomètre de course : virage gauche



2.1 kilomètres de course : virage à droite



3.1 kilomètres de course : virage à gauche légèrement moins exigu que les précédents.



3.2 kilomètres de course : prise d'une ruelle de 100 mètres à 8 % à l'injection



3.3 kilomètres de course : prise droite tout en relance



4.2 kilomètres de course : prise à gauche pour redescente rapide sur une rue pavée



4.4 kilomètres de course : virage très lent sur la droite (glissant en cas de pluie)



4.6 kilomètres de course : sortie de la zone pavée



5.4 kilomètres de course : virage à 90° sur la droite



5.6 kilomètres de course : prise à gauche



6 kilomètres de course : bis repetita



Désormais, c'est sur un magnifique billard sans trop d'obstacles que les coureurs vont pouvoir dérouler, en longeant le fleuve Saint-Laurent.



10.1 kilomètres de course : courbe très rapide sur l'île des deux Sœurs.



10.4 kilomètres de course : bifurcation vers la ligne du premier intermédiaire



10.9 kilomètres de course : prise de l'Estacade du Pont-Champlain



13.1 kilomètres de course : remontée vers le Nord par la promenade fluviale du Grand Montréal



16.2 kilomètres de course : 180° à négocier



17.2 kilomètres de course : virage droite vers les parkings du Circuit Gilles Villeneuve



17.7 kilomètres de course : demi-tour



18 kilomètres de course : entrée sur le circuit via la courbe Senna, avant de suite la petite voie du Fleuve.



20.3 kilomètres de course : courbe surnommée "l'épingle" à juste titre



21.5 kilomètres de course : courbe Québec à négocier avec le mythique Mur des Champions où Damon Hill (1999), Michael Schumacher (1999), Jacques Villeneuve (1997 & 1999), Ricardo Zonta (1999), Jenson Button (2005), Sebastian Vettel (2011) et George Russell (2025) se sont tous encastrés dedans.



22.3 kilomètres de course : reprise de la courbe Senna après avoir fait un tour de circuit et être passé devant les stands.



22.7 kilomètres de course : bifurcation sur la partie de circuit cette fois-ci



23.4 kilomètres de course : reprise de la portion de la petite voie du Fleuve



24 kilomètres de course : sortie de circuit



24.1 kilomètres de course : prise du pont des deux îles



27.4 kilomètres de course : longue courbe avec relance à la clé



27 kilomètres de course : reprise du tracé aller dans le sens retour



28.3 kilomètres de course : virage droite serré



28.7 kilomètres de course : virage droite tout aussi serré



28.9 kilomètres de course : longue courbe



29.7 kilomètres de course : entrée sur la portion pavé



29.9 kilomètres de course : prise de 180 mètres à 6.4 %



30 kilomètres de course : virage droite tout en relance



31.2 kilomètres de course : longue avenue



33.3 kilomètres de course : demi-tour



35.5 kilomètres de course : virage sur la droite pour fondre sur la Rue Saint Antoine



35.8 kilomètres de course : virage droit



36.8 kilomètres de course : virage gauche



37.2 kilomètres de course : virage à droite pour récupérer 400 mètres à 4.1 %



37.6 kilomètres de course : virage rapide s la gauche



37.7 kilomètres de course : virage sur la droite



37.8 kilomètres de course : virage gauche



38.8 kilomètres de course : prise de la dernière ligne droite à 4.5 %


Vue depuis la ligne d'arrivée



Point météorologique des Championnats du Monde de contre-la-montre individuel Élite Hommes 2026


A venir


Les horaires de départ des Championnats du Monde de contre-la-montre individuel Élite Hommes 2026



Les favoris des Championnats du Monde de contre-la-montre individuel Élite Hommes 2026


Sur ses quinze derniers exercices chronométrés, Remco Evenepoel n'a été battu que deux fois, à l'occasion du Tour de France 2025, à Peyragudes et du Tour de France 2024, à Nice. Deux exercices où le dénivelé positif aura fait pencher la balance en faveur de Tadej Pogačar. Deux exercices où la condition physique sur un Grand Tour à peser. Deux exercices où les w/kg ont plus compté que le facteur aérodynamique. Car l'avantage de l'« Aero Bullet » ne réside pas seulement dans sa puissance brute, son principal atout est, avant tout, dans son coefficient de traînée aérodynamique (CdA) sans nul autre pareil. Estimé entre 0,15 à 0,16, sa compacité sur un vélo est très probablement la meilleure du monde. Parfaitement posé sur sa machine, Evenepoel est l'archétype de la perfection sur sa monture. Un dos complètement plat épousant parfaitement sa machine, une tête prolongée directement dans ses avants-bras, aucun mouvement parasite pendant l'entièreté d'un effort individuel et des cuissots imposants pour un gabarit si ramassé lui conférant énormément de puissance. Il est le combo parfait pour fendre l'air à pleine vitesse.


Cette valeur presque 10 % inférieure à un profil comme celui de Filippo Ganna, lui confère un avantage significatif. Certaines estimations parleraient de minimum 60 watts de différence pour l'Italien. D'autres parleraient de près de 100 watts à fournir de plus pour égaler les temps du Belge. Gageons qu'avec une FTP estimée à 474 watts, le natif de Verbania est limité par son morphologie. Il peut évidemment tirer profit des longues lignes droites du parcours montréalais, mais son rendement aérodynamique par rapport à un coureur comme Evenepoel fait que sa puissance ne peut lui permettre de compenser son déficit en CdA.


D'évidence, il n'est qu'une méforme non constatée à la reprise des classiques canadiennes ou un incident, ce dimanche, pour mettre le triple tenant du titre hors course pour le titre suprême. L'espoir est pourtant toujours permis. Après tout, Tobias Foss avait déjà déjoué les pronostics lors des Championnats du monde 2022, à Wollongong. Stefan Küng portera, en lui, l'espoir d'aller glaner une bien belle breloque. Le Suisse a considérablement renforcé sa candidature pour les accessits après ses victoires : en Pologne, à Wieliczka et sur la Vuelta a España, à Jerez de la Frontera. Fort de son expérience sur les longues épreuves chronométrées, le sociétaire de la Tudor a retrouvé son matériel de prédilection en quittant la Groupama-FDJ. Désormais sur un BMC retravaillé pour fendre l'air à la vitesse de l'éclair, « King Küng » est plus que jamais un sérieux candidat pour au moins titiller « Top Ganna ».


Néanmoins, la deuxième place de Callum Thornley dans ledit contre-la-montre de la Vuelta est probablement le signal le plus marquant de ces dernières semaines. Le Britannique, à seulement 2 secondes et 27 centièmes de son aîné, sur un parcours rapide, a confirmé la qualité de son moteur d'exception. Avec quelle réserve arrive-t-il après son premier Grand Tour ? Toute est la question de la caisse qu'il aura pris après ces trois semaines en Espagne.


Sur le contre-la-montre inaugural du ZLM Tour, à Kapelle, les pensionnaires de la Lidl-Trek s'y sont donnés à cœur joie.  Jakob Söderqvist, Mathias Vacek et Max Walscheid ont trusté chacun les premières places de cet exercice de 21.1 kilomètres. Ce résultat confirme plusieurs éléments. D'abord, une excellente condition physique à l’approche des Mondiaux. Ensuite, évidemment, une capacité à produire une puissance élevée sur un parcours plat. Et enfin, un environnement technique favorable au sein de l'équipe allemande avec un matériel à la pointe avec leur Speed Concept SLR 8. Détail qui avait marqué les esprits, c'est la seule équipe qui dispose de casques différents pour chaque coureur. Glen Leven, responsable du support technique de l’équipe, expliquait ce choix par le fait que "chaque coureur ayant une posture et une morphologie unique, le casque le plus rapide pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre". Visiblement, cette recherche minutieuse visant à maximiser l'efficacité aérodynamique de leurs coureurs a porté ses fruits tout au long de la saison.


Transfuge de la Lidl-Trek et sociétaire de la Decathlon CMA-CGM au côté de Paul Seixas, Daan Hoole n'a pas délaissé l'exercice pour autant. Au contraire, le géant néerlandais (1m98) avait impressionné notamment à l'occasion de l'exercice collectif de Paris-Nice où il avait fini en boulet de canon, à Pouilly-sur-Loire.


En sortie de Tour d'Espagne, Bruno Armirail devrait confirmer sa belle forme. Au service d'un collectif Visma - Lease a Bike tonitruant, l'occitan n’a peut-être pas le meilleur départ du plateau, mais il sait construire son effort sur la durée.


La distance de cet exercice devrait être une problématique pour des coureurs comme Alec Segeart et Stefan Bissegger qui savent tirer la quintessence de leur talent sur des distances plus courtes. Là où les coureurs émiratis comme Brandon McNulty et Mikkel Bjerg ne sont guère plus que des candidats à un fond de Top 10, encore plus sur un contre-la-montre qui manque de relances et de relief. Enfin, pour la Norvège, Tobias Foss, capable de souffler le chaud comme le froid, n'est nullement un gage de certitudes.


⭐ ⭐ ⭐ ⭐ ⭐ Remco Evenepoel


⭐ ⭐ ⭐ ⭐ Filippo Ganna


⭐ ⭐ ⭐ Stefan Küng - Callum Thornley


⭐ ⭐ Jakob Söderqvist - Mathias Vacek - Max Walscheid - Daan Hoole


⭐ Bruno Armirail - Tobias Foss - Alec Segaert - Stefan Bissegger - Brandon McNulty - Mikkel Bjerg


Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
  • X
  • Instagram
  • Facebook
  • Youtube
bottom of page