Top 10 cols et ascensions à suivre sur la Vuelta 2025 🇪🇸
- Quentin Durand

- 17 août
- 5 min de lecture
La Vuelta 2025 ne plaisante jamais : des ascensions redoutables, du départ inhabituel en Italie jusqu’aux rampes explosives des Asturies, en passant par les longues pentes pyrénéennes. Les grimpeurs devront composer avec des pourcentages assassins, des changements de rythme et la météo capricieuse de fin d’été. Voici, étape par étape, ces montées où se joueront les écarts, avec leurs chiffres précis et leurs sensations brutes.

Top 10 cols à suivre sur la Vuelta 2025
Vu le tracé de la Vuelta 2025, les cols et montées à suivre sont principalement placées en fin d'étape. Un classique avec le Tour d'Espagne.
Étape 2 (24 août) – Limone Piemonte
La première arrivée en altitude se déroule sur les pentes italiennes de Limone Piemonte, 7,6 km à 5,6 % de moyenne pour un dénivelé estimé à 425 m. Le pied démarre sur un large faux-plat montant qui traverse le bourg, parfait pour s’installer dans un rythme. Après deux kilomètres, la route s’encastre dans la montagne et les premiers pourcentages sérieux apparaissent, réguliers mais appuyés. Les sections boisées alternent avec des clairières où l’on aperçoit les sommets alentour. Dans le final, la pente se tend légèrement et l’air devient plus vif, annonçant déjà le premier verdict sur les jambes des favoris.

Étape 4 (26 août) – Montgenèvre / Lautaret
Dès la première semaine, la Vuelta bascule en haute montagne avec l’enchaînement du col de Montgenèvre et du col du Lautaret. Montgenèvre offre une montée fluide, avec environ 7 km autour de 6 %, ponctuée de lacets serrés au milieu des pins. L’atmosphère est calme mais l’altitude commence à se faire sentir, surtout dans les 2 derniers kilomètres plus exposés. Après la bascule, le Lautaret déroule une longue ascension plus régulière, autour de 5-6 %, mais exposée au vent et offrant des vues spectaculaires sur les glaciers de la Meije. Le dénivelé cumulé atteint 1 200 à 1 400 m, ce qui, si tôt dans la course, peut déjà creuser des écarts par usure.

Étape 6 (28 août) – Port de Cabus (arrivée à Pal)
Avec ses 10,5 km à 6,4 % de moyenne et des passages à 12 % pour environ 700m de dénivelé, le col de Pal (ou Port de Cabus) impose un effort soutenu. Le pied, encore urbain, offre quelques hectomètres roulants avant que la route ne se rétrécisse et s’incline franchement. La pente se durcit au cœur d’une forêt dense, l’ombre aidant à garder un peu de fraîcheur mais accentuant la sensation d’isolement. Les 3 derniers kilomètres, légèrement moins raides, permettent de relancer avant un final en courbe qui dévoile le sommet andorran.

Étape 7 (29 août) – Cerler
Cette montée de 13,5 km à 5,6 % de moyenne (max 14 %) et près de 760 m de dénivelé joue sur les contrastes. Le départ se fait en pente douce, longeant prairies et petits villages, mais à mi-course, la route se cabre franchement. Les lacets se resserrent, les sections boisées alternent avec des ouvertures spectaculaires sur la vallée. Le final, en balcon, oblige à maintenir l’effort sur des pentes irrégulières qui cassent le rythme, avec un dernier virage qui dévoile la station perchée.

Étape 9 (31 août) – Valdezcaray
13 km à 5,2 % de moyenne, avec des pointes à 11 % et un dénivelé d’environ 675 m. Les premiers kilomètres serpentent au cœur d’une forêt de pins noirs, où l’humidité matinale peut peser sur la respiration. Les pentes restent régulières mais ne lâchent jamais, invitant à s’user par petites touches. Vers le sommet, la végétation se raréfie, laissant place à de vastes pentes herbeuses. Les derniers kilomètres, exposés, peuvent être balayés par le vent, ce qui complique la gestion d’un effort qui semblait pourtant sous contrôle.

Étape 10 (2 septembre) – Larra-Belagua
9,5 km à 6,3 % de moyenne, passages à 10 %, pour un dénivelé de 780 m. Le pied est franc et impose tout de suite le ton, avant que la pente ne se stabilise sur un rythme constant. La route alterne sections boisées et espaces ouverts offrant une vue sur les montagnes navarraises. Les longues courbes donnent l’impression d’une montée interminable, et le sommet, souvent balayé par un vent frais, peut être glacial malgré le soleil.

Étape 13 (5 septembre) – L’Alto de L’Angliru
12,5 km à 10,1 % de moyenne, pointes à 24 %, et un dénivelé impressionnant de 1 266 m. Le départ est déjà exigeant, mais passé la moitié, la route se transforme en un enchaînement de murs, dont la terrifiante Cueña les Cabres. La sensation est celle d’un combat à chaque mètre : roues qui accrochent à peine, souffle court, foule compacte criant au visage. Même les plus grands grimpeurs sortent de là vidés, comme s’ils avaient affronté la montagne elle-même. Retrouvez notre article détaillé sur ce monstre.

Étape 14 (6 septembre) – Alto de La Farrapona
18 km à 5,8 % de moyenne, avec un final à 12,5 % pour environ 1 050 m de dénivelé. Les premiers kilomètres serpentent autour de lacs et prairies verdoyantes, invitant presque à la contemplation. Mais progressivement, la route se redresse, la végétation disparaît et le décor devient rocailleux. Les longues lignes droites exposées au vent mettent la patience à rude épreuve. Le final, durci, réclame un dernier effort total pour atteindre le plateau sommital.

Étape 17 (10 septembre) – Alto de El Morredero
12,8 km à 7,6 % de moyenne, passages à 15 %, dénivelé de 975 m. Le pied plante le décor : une pente sévère au milieu de la forêt, qui donne une sensation d’enfermement. À mi-course, quelques faux-plats permettent de respirer, mais ils précèdent toujours une nouvelle rampe raide. À mesure que la route s’ouvre, les vues s’élargissent mais le vent peut surgir, rendant les derniers kilomètres encore plus impitoyables.

Étape 20 (13 septembre) – Bola del Mundo
21 km à 6 % de moyenne, avec les 3 derniers kilomètres à 12 % et des pointes à 20 %, pour un dénivelé entre 1 250 et 1 300 m. La montée débute en pente régulière vers la station de Navacerrada, idéale pour installer un tempo. Mais au panneau indiquant la Bola del Mundo, le goudron laisse place au béton, et la pente explose. Le paysage est vaste et minéral, le vent souvent violent. Après trois semaines de course, chaque mètre y est une lutte contre la pente et contre soi-même.









Ca va être un parcours pour les costauds d'entrée
On va être devant la tv