Giro 2026 🇮🇹 - étape 4 : Parcours, profil et favoris à Cosenza
- Thibaud Chambre
- il y a 17 heures
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 33 minutes
Après un triptyque bulgare, la 109e édition du Giro d'Italia retrouve le territoire de la Grande Botte. Nichée dans la Calabre, l'arrivée de Cosenza proposera une version copier-coller de la précédente étape. De quoi revoir le même scénario ?

Date de l'étape 4 du Giro d'Italia 2026 : mardi 12 mai 2026
Horaire de l'étape 4 : départ à 13 h 40 et arrivée estimée à 17 h 13
Diffusion TV / Retransmission en intégralité : Eurosport 1 & Application Max à partir de 13 h 30
Le profil de l'étape 4 du Giro 2026

Carte de la 4e étape du Giro d'Italia 2026

Le parcours détaillé de l'étape 4 du Giro 2026
S'il est une constante sur le Giro d'Italia, c'est de ne pas simplifier la vie aux sprinteurs. R.C.S a une fâcheuse habitude de placer des cols au milieu d'étape pour inviter certaines équipes à durcir le ton et faire sauter les plus grosses cuisses. Si l'ascension de Cozzo Tunno (14.5 kilomètres à 5.9 %) ressemble à la difficulté du Borovets Pass (9.2 kilomètres à 5.4 %), sa proximité avec l'arrivée pourrait inviter certaines équipes à faire un écrémage.
Cette fois-ci, il faudra bien du courage pour remettre le wagon sur les rails. La descente ne permettra pas de refaire une partie du retard.

Pire encore, le court repecho de Bucita vers Gesuiti (non répertorié) pourrait avoir raison de certains équipiers en chemin de Cosenza.
Le bas réel de la descente se situera à une vingtaine de kilomètres du but. De quoi annihiler toutes les chances de retour par l'arrière.

Descriptif du final de la quatrième étape du Giro d'Italia 2026
14.1 kilomètres de l'arrivée : entrée dans le money-time

11.6 kilomètres de l'arrivée : KM Red Bull qui devrait voir une bataille pour les bonifications entre Florian Stork et Guillermo Thomas Silva... Et peut-être une flopée de candidats pointants à seulement 10 secondes du maillot rose.

8.3 kilomètres de l'arrivée : virage gauche

4.5 kilomètres de l'arrivée : passage par la droite

3 kilomètres de l'arrivée : zone de neutralisation des temps en cas d'incidents.

2.9 kilomètres de l'arrivée : rétrécissement dû au carrefour giratoire et virage droite immédiat..

... une sortie de rond-point qui débouchera immédiatement sur le passage sous un pont.

1.8 kilomètre de l'arrivée : passage sur la droite de la chaussée, implicant un rétrécissement

1.6 kilomètre de l'arrivée : courbe rapide gauche qui va tendre le peloton, le placement se fera primordial avant ce point puisqu'il sera difficile de remonter avec ce qui va suivre

1.5 kilomètre de l'arrivée : courbe à droite

1.1 kilomètre de l'arrivée : prise de vitesse en sortie de pont...

... qui débouchera directement sur un rond-point. Attention aux chutes, la guerre de placement y fera rage.

Flamme rouge

800 mètres de la ligne d'arrivée : passage à gauche du rond-point

700 mètres de la ligne d'arrivée : courbe droite

400 mètres de la ligne d'arrivée : courbe gauche

300 mètres de la ligne d'arrivée : dernière courbe et entrée d'un faux plat montant à 3.7 %

Vue depuis la ligne d'arrivée

Descriptif des points distribués tout au long de l'étape 4 du Giro d'Italia 2026
Secteurs | Maglia Azzurra | Maglia Ciclamino | Bonifications |
Sprint intermédiaire de San Lucido | 12, 8, 5, 3, 1 | ||
Cozzo Tunno (Cat. 2) | 18, 8, 6, 4, 2, 1 | ||
Red Bull KM | 6", 4" et 2" | ||
Arrivée de Cosenza | 50, 35, 25, 18, 14, 12, 10, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1 | 10" , 6" et 4" | |
Total de points maximum atteignables | 18 points | 62 points |
Point météorologique de la quatrième étape du Giro d'Italia 2026
Si le vent sera léger (guère plus de 12 km/h), il est, par sa provenance d'Ouest, encourageant pour viser dans l'unique difficulté du jour.

Les favoris de l'étape 4 du Giro 2026
Etant donné l'ascension de Cozzo Tunno et sa proximité avec la ligne d'arrivée, les purs sprinteurs, comme Jonathan Milan et Dylan Groenewegen, seront à éliminer de la bagarre pour l’étape. Pire, cela paraît ardue pour les plus légers d’entre eux. Exit Paul Magnier, mais sans doute aussi Ethan Vernon et Tobias Lund Andresen, si le rythme venait à être asphyxiant. Le plus fort d’entre eux, Kaden Groves, n’est sûrement pas non plus remis de sa chute. Déjà qu'une inconnue planait au sommet de sa tête après sa blessure au genou, en début de printemps. Cela paraît illusoire, d'autant que le sociétaire de la Alpecin - Premier Tech a été aperçu en difficulté en compagnie d'Arnaud de Lie, sur l'étape 2.
Dès lors, vers qui se tourner ? Sans doute vers les puncheurs-sprinteurs, qui verront là une belle occasion de se disputer la victoire sans les plus rapides. On pense notamment à deux équipes : Movistar et NSN Cycling Team, avec Orluis Aular et Corbin Strong par exemple. Mais est-ce que ce seront leurs équipes qui mettront du rythme ? Pas sûr.
Ben Turner pourrait aussi être un candidat intéressant, s’il résiste bien dans la montée, puisqu’il possède une belle pointe de vitesse. Jasper Stuyven sera peut-être la carte privilégiée du côté de Soudal Quick-Step, sauf s’il reste un espoir de faire revenir Paul Magnier et de lui faire prendre une longueur d'avance sur Milan au maillot Cyclamen. Felix Engelhardt a aussi prouvé par le passé qu’il était un coureur rapide. Enfin, Jonathan Narváez a le profil idéal pour remporter ce genre d’étape, mais est-il remis de sa chute ?
Vu la longueur de l’ascension, on peut aussi imaginer des équipes de grimpeurs mettre en route. Astana, par exemple, aura de la main-d’œuvre pour ce genre d’occasion et pourra compter sur Guillermo Thomas Silva, vainqueur de la 2e étape, ou encore sur Christian Scaroni. Florian Stork, 2e de la deuxième étape, pourrait lui aussi tirer son épingle du jeu. On peut donc s’attendre à voir Tudor Pro Cycling rouler dans la montée, surtout avec les bonifications à la clé, tant à l'arrivée qu'au KM Red Bull. C'est d'ailleurs cette bataille entre Astana et Tudor qui devrait rythmer le final et le rendre décousu.
Si le peloton venait à être suffisamment émaillé, cela pourrait ouvrir la porte à des attaques dans les derniers hectomètres. Une équipe comme Netcompagny Ineos est coutumière du fait, alors méfiance autour d'un gazier comme Magnus Sheffield ou encore sur un coureur comme Andrea Mifsud, qui est lui aussi un coureur très entreprenant dans un final où les "late attacks" sont permises.
Il ne faudra pas écarter, non plus, le scénario d'une échappée victorieuse. Le peloton sera sur des œufs pour maintenir un écart permettant de reprendre les fuyards, ne pas faire sauter les sprinteurs les plus polyvalents et encourager les attaques dans le Cozzo Tunno.
⭐⭐⭐⭐ Corbin Strong
⭐⭐⭐ Ben Turner - Orlius Aular
⭐⭐ Jonathan Narvaez - Guillermo Thomas Silva - Sakarias Koller Løland - Jasper Stuyven
⭐ Florian Stork - Christian Scaroni - Felix Engelhardt - Jake Stewart - Francesco Busatto - Andrea Mifsud
