• Quentin DURAND

Les Glières, le Plateau de résistance

Haut lieu de la Résistance française lors de Seconde Guerre mondiale, le Plateau des Glières est un monument. Récemment mis en valeur par le Tour de France, ce col court et raide réjouira ses assaillants les plus valeureux. Avis aux amateurs non armés d’entrainement, vous risquez de ne pas faire un pli. Vélofuté vous décrypte cette très dure ascension.

Un peu d’histoire


Situé dans le massif des Bornes en Haute Savoie, le Plateau des Glières était un maquis parfait pour la Résistance française dans les années 40, du fait de son étendue et de ses accès resserrés. Véritable fief des combattants de la liberté, les maquisards y ont valeureusement combattu les nazis avant d’être décimés par centaines. Un monument national leur rend hommage.

Concernant l’histoire dans la Grande Boucle, c’est en 2018 que le peloton l’a traversé pour la première fois et c’est Julian Alaphilippe (une fois n’est pas coutume) qui l’a franchi en premier lors de l’étape Annecy – Le Grand Bornand, véritable chantier qui enchaînait avec le col de Romme et de la Colombière. En 2020, c’est Richard Carapaz qui s’offrait le luxe de passer en tête au sommet.


L’ascension par le versant Est

Connaissant son histoire, c’est avec courage que vous devez partir à l’assaut des Glières. D’ailleurs, il en faudra énormément pour venir à bout des six petits (mais bien trop longs !) terribles kilomètres qui vous attendent.


11,2% de pente moyenne à affronter ! Ce n’est absolument rien à côté de ce qu’ont enduré les résistants, alors aucune raison de se plaindre et d’avoir peur. On y va !

Au départ de l’Essert, vous démarrerez par une route assez étroite et abritée du soleil. On ne va pas vous mentir, il n’y a aucun endroit pour récupérer. Il va falloir digérer un par un les kilomètres pentus. Les virages ne vous serviront même pas d’échappatoire de replat pour faire une halte, ils sont aussi raides que le reste. C’est un combat à ciel ouvert qui s’offre à vous, où chaque coup de pédale vous permet de vous défaire de cet adversaire coriace. L’adversité ultime se situera à mi-pente où vous attend une opposition farouche de 13% sur plus de 600 mètres. La bataille continuera encore sur quelques lacets mais vous toucherez bientôt au but.


Malgré la difficulté, on a trouvé une certaine régularité dans la pente, ce qui permet de trouver un rythme assez facilement (si on peut dire ça comme ça). La variation des pourcentages n’est pas énorme. Equipez-vous d’un petit braquet pour y prendre du plaisir, un 34x28 fut idéal pour nous.