Decathlon au top, GFDJ dans le dur : Le bilan des équipes françaises
- Romain Bougourd

- il y a 8 heures
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5 équipes françaises dans les deux premières divisions professionnelles, c’est une de moins que l’an passé à cause de la disparition d’Arkea-B&B Hôtels. Mais cela reste un contingent important, que nous proposons d’analyser dans cet article. De Decathlon CMA CGM à Unibet Rose Rockets, quel est le bilan de nos équipes françaises en 2026 ?

Après près de trois mois de compétition, une hiérarchie se dégage et le ton est lancé pour cette saison 2026. Certes, la saison est encore longue, mais profitons de la fin de ce premier bloc de la saison pour dresser un premier bilan pour nos équipes françaises, qui évoluent à différents niveaux (Decathlon CMA-CGM et GFDJ en World Tour, Cofidis, TotalEnergies et Unibet Rose Rockets en Pro Team), avec des objectifs et ambitions différents.
Decathlon CMA-CGM
C’est sans aucun doute la tête de gondole des équipes françaises, avec un niveau d’ambition très élevé : s’installer durablement dans le top 5 puis le top 3 mondial. Le recrutement a été fait dans ce sens, avec trois principaux ajouts à un effectif de qualité : Kooij, Benoot et Lund Andresen. Si les deux premiers sont en difficulté (blessure pour les deux), le troisième est en pleine explosion. Vainqueur en Australie, il enchaîne depuis les performances de haut niveau sur les Flandriennes et a déjà collecté près de 1 500 points UCI. En plus de lui, Felix Gall confirme qu’il fait partie des 10 meilleurs mondiaux sur les courses à étapes, tandis que Paul Seixas ne cesse de surprendre. Victorieux du Tour du Pays basque après une semaine époustouflante, il est pressenti pour disputer le Tour de France, où il ne devrait pas faire de la figuration. Bref, le projet des Savoyards est en marche, et le team est bel et bien en train de devenir une superteam.
Groupama FDJ United
La vie est dure pour les hommes de Marc Madiot. Les départs de l’hiver (Küng notamment) se font ressentir, surtout en cette période de Flandriennes. Certes, le classement UCI est très resserré entre la 14e et la 21e place (à peine 400 points), mais les Français figurent à cette dernière 21e place. Romain Grégoire, actif et en vue sur les Strade Bianche, est la seule véritable satisfaction de ce début de saison. Ni David Gaudu, ni Guillaume Martin-Guyonnet, ni Valentin Madouas ne semblent en jambes. Bref, il va falloir se réveiller pour ne pas vivre une nouvelle saison en fin de classement World Tour qui pourrait mettre la GFDJ dans une position très inconfortable pour ce nouveau cycle triennal UCI.
Cofidis
Encore une fois, le classement UCI des équipes du milieu de tableau est à nuancer, mais la 13e place de Cofidis mi avril est à mettre en valeur. D’abord parce que les Nordistes ont tout remis à plat avec l’éviction de Cédric Vasseur fin septembre, remplacé par Raphaël Jeune. L’ancien de Look a posé un diagnostic et mené des actions pour ne plus commettre les erreurs qui ont entrainé la relégation. Avec l’impasse sur certaines courses où les rouge et jaune n’auraient guère pu exister, plus d’énergie gaspillée inutilement. Et la stratégie semble payante. Pas de résultat brillant ou faisant les gros titres, mais de nombreuses places d’honneur qui valent des points, comme les 220 de la 4e place d’Aniolkowski sur le Ronde von Brugge, les 150 pts de la 7e place de Paris-Nice de Ion Izaguirre ou les 220 points de sa 4e place au Pays basque. Avec 5 succès, les Nordistes sont bien sur la voie de la rédemption. Il faut que ça dure !
TotalEnergies
Saison pas évidente pour Jean-René Bernaudeau, qui doit être plus préoccupé par trouver un sponsor pour remplacer TotalEnergies que par les résultats sportifs de son équipe. Si on n’a pas encore de nouvelles sur le 1er point, les arc-en-ciel sont plutôt bien partis en 2026. Un succès mais de nombreux top 5 ou 10 sur des courses importantes. Si Jeannière est moins en verve que l’an passé, que Jegat n’a toujours pas couru à cause de son genou, Delettre et Turgis sont au rendez-vous. Que dire également de Mattéo Vercher, brillant 11e de Paris-Nice, qui contribue aussi à la bonne entame des Vendéens.
Unibet Rose Rockets
C’est le véritable tube de la saison. Alors qu’on les attendait invités sur le Tour de France, les Rockets semblent déterminés à montrer à Christian Prudhomme qu’il s’est trompé. Avec déjà 5 succès, dont une en World Tour, les hommes de Bas Tietema s’incrustent dans le peloton des équipes WT du classement UCI. Les recrutements de Dylan Groenewegen et de Clément Venturini sont payants, et en plus de briller sur les manches de Coupe de France, les bleu et rose parviennent à exister sur des courses plus huppées, en .Pro et même en WT. Avec la wildcard sur le Giro et sur la plupart des classiques printanière, le top 3 des Pro Teams est envisageable dès cette saison 2026 (les Rockets sont d'ailleurs 3e à l'heure actuelle). De quoi rêver encore plus fort du Tour de France 2027, sans invitation.




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