Découverte de col : Passo Fedaia, dernier rempart du Giro 2022

Le Samedi 28 Mai, veille du CLM final à Vérone, aura lieu l'ascension du Passo Fedaia. Que ce soit pour conforter la Maglia Rosa, le défendre ou partir à son assaut, le col italien devrait accueillir une bataille de tous les instants. Positionné à un jour de l'arrivée du Giro, les organisateurs ont voulu offrir une dernière lutte en haute altitude pour les prétendants au titre et laisser aux grimpeurs une dernière occasion de se mettre en valeur. Découverte du dernier rempart de ce Giro 2022.

Pour la 16ème fois depuis son premier passage en 1970, le Passo Fedaia verra le peloton professionnel atterrir en son sommet. Il n'a cependant accueilli qu'une arrivée en 2008 avec la victoire du grimpeur italien, Emanuele SELLA. Situé dans les magnifiques Dolomites, le Fedaia est au pied de la reine du massif, la Marmolada, glacier culminant à plus de 3300m. Un environnement incroyable mais à la merci du mauvais temps. Par le passé, des étapes avaient dû être neutralisé pour cause de neige. Après avoir enchainer le Passo San Pelegrino (avec près de 40km d'ascension dont les 18 derniers à 7%) et le Passo Pordoi (2200m d'altitude), les coureurs auront fort à faire.


L'ascension en détail :


La difficulté de cette montée ne se résume pas simplement à ses 14km à 7,6%. On la ferait passer pour un vulgaire Peyragudes l. Comme évoqué précédemment, il faut tenir compte des efforts fournis auparavant avec près de 3000m d+ emmagasinés.

Col en deux phases avec une première partie assez roulante malgré un revetement juste convenable, elle ne devrait juste user les organismes. Les pourcentages de 3% à 6,5% sont assez traîtres. Les braquets utilisés sont souvent importants, obligeant à rouler fort. Quelques coups de culs sont présents dans le premier tiers avec des "repechos" à 10%. Peu mais déjà trop.

Juste après Malga Ciapela, "au détour d’une courbe sur la droite, l’ascension jette le masque et montre son pire visage : d’abord une ligne droite de près de trois kilomètres avec une pente moyenne d’environ 12% et des pics à 16%, puis encore 2.500 mètres de virages en épingle à cheveux avec des pentes toujours supérieures à 10%." préviennent les organisateurs du Giro. Le ton est également donné : "les 5.000 derniers mètres les plus durs, les plus sélectifs, peut-être les plus exigeants de toutes les Dolomites" rajoutent ils.

L'arrivée au bord du lac bleu ciel ne devrait pas atténuer les souffrances des pros, mais pour nous, simple suiveur et amateur cyclo, c'est aussi cet aspect qui nous importe. Nul capable de monter au rythme de motard qu'imposent les cyclistes professionnels, c'est bien sur l'environnement que porte notre jugement. Un col splendide au coeur des Dolomites avec une vue sur le glacier montant jusqu'à la Reine des Dolomites. Il ne nous en faut pas plus pour donner l'envie de le gravir.

Un dernier rempart en fin de Giro qui devrait marquer de son empreinte tant par sa beauté que par sa difficulté.



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