Découverte de Col H.C : Col Agnel, secret et sauvage

Le col Agnel est sans doute le plus beau col frontalier des Alpes. Méconnu, il a pourtant beaucoup à offrir : son altitude et sa difficulté en font une attraction certaine pour les chasseurs de cols. Sa beauté et son panorama exceptionnel contribueront à son statut de col mythique.



Versant est - Indice de difficulté 319


Le col Agnel est un col frontalier reliant la France des Hautes-Alpes à l'Italie piémontaise. Niché à 2744 mètres d'altitude, il est le deuxième plus haut col routier des Alpes françaises, juste derrière le col de l'Iseran. Pourtant, son secret est bien gardé, étant situé dans une région (Queyras) enclavée et peu empruntée. Il mérite bien évidemment le détour !


Le versant le plus difficile se trouve côté italien. Au départ de Casteldelfino, le col Agnel présente une montée de 22km à 6,5% de moyenne. Mais ne vous trompez pas. Autant les 12 premiers km vous permettront de vous élever sans souffrir outre mesure, autant les 10 derniers km, après le village de Chianale, sont un enfer : 10km à 9,5% de moyenne ! On entre ici dans le col typique italien : route étroite serpentant dans la montagne, pente raide à foison, paysages sauvages et d'une rare beauté, vues en plongée sur la route en contre-bas. La vue dégagée au sommet vous offre un panorama exceptionnel et rend compte des efforts qu'il a fallu produire pour s'y hisser. Ce col est un bijou, profitez en !



Autre versant


Du côté français, l'ascension démarre à Ville-Vieille et propose 20,7 km à 6,6% de moyenne. Les paysages sont assez changeants et une fois passée la petite localité de Fongillarde, vous arrivez dans la partie la plus intéressante du col, avec des pourcentages flirtant les 9% et des paysages de montagne sublimes. Les marmottes sont généralement présentes pour vous accompagner et vous supporter sur ces ultimes rampes ! Au sommet, vous pourrez admirer en contrebas les 5 derniers km parcourus. C'est magique !


Pourquoi il est mythique


Le col Agnel n' a été emprunté qu'à 2 reprises par le Tour de France, en 2008 et 2011, sa position géographique ne rendant pas possible un passage régulier de la Grande Boucle. Le Giro, pour sa part, y est passé 4 fois, le dernier en date étant 2016. Cette ascension n'a donc pas connu une vitrine médiatique importante et ce col reste donc méconnu du grand public.


Pourtant, son altitude, sa beauté sauvage et son extrême difficulté légitiment totalement son mythe. Rappelons qu'il est le deuxième plus haut col routier des Alpes françaises et italiennes derrière l'Iseran (2 764 m) et le Stelvio (2 758 m). La route, sublime et sauvage, vaut vraiment le détour. Il s'agira enfin de venir à bout de ses 10 derniers km à 9,5%.

Un décor incroyable mélangé à un défi physique intense, vous obtenez ce joyau méconnu du Queyras.





929 vues

Posts similaires

Voir tout