top of page

Brieuc Rolland - Groupama FDJ : "Je suis dans la pré-sélection pour Tour de France 2026"

Alors qu'il va effectuer sa rentrée à Oman, Brieux Rolland s'est livré à Vélofute. Le coureur de la Groupama FDJ est revenu sur sa première saison en tant que néo-pro, son programme et ses ambitions ainsi que ses qualités et son intégration. Entretien.


Brieuc Rolland - Groupama FDJ : "Je suis dans la pré-sélection pour Tour de France 2026"

Brieuc Rolland - Groupama FDJ United : "Je suis dans la pré-sélection pour Tour de France 2026"


A 22 ans, Brieuc Rolland entame sa 2e saison chez les professionnels. Entre ambition personnelle et apprentissage, il espère continuer à progresser, et pourquoi pas lever les bras.


Pour commencer, c’était ta première saison chez les professionnels. Une année plutôt réussie, non ?

Oui, franchement, c’était une très belle saison, riche en calendrier, en apprentissage et en expérience. La Vuelta est venue conclure tout ça de la meilleure des manières. Pour une première année, je suis vraiment satisfait.


Justement, sur la Vuelta, tu as signé de belles performances, avec notamment un podium d’étape. Tu as même rivalisé avec des coureurs comme Mikel Landa ou Egan Bernal. Tu as senti que tu passais un vrai cap ?

Oui, clairement. Je pense que c’est le résultat de toute l’accumulation de courses et des charges d’entraînement assimilées avant la Vuelta, avec aussi un bon stage en altitude en amont. Tout ce travail a payé. Pour un premier Grand Tour, je me sentais vraiment bien et j’étais très satisfait de mon niveau.


Après cette belle saison, comment s’est passée la coupure hivernale et la reprise ?

Très bien. Je n’ai pas rencontré de grosses difficultés. Mon hiver s’est bien déroulé et je suis arrivé aux Canaries le 9 janvier pour un stage en altitude afin de préparer les premières courses. On est restés trois semaines là-bas, et tout s’est parfaitement passé.


Brieuc Rolland sur la Vuelta
Brieuc Rolland sur la Vuelta / L'Equipe

Tu te sens plus fort que l’an dernier à la même période ?

Je n’ai pas encore énormément travaillé l’intensité, donc je n’ai pas trop eu l’occasion de me tester. Mais c’est sûr qu’avoir une saison WorldTour dans les jambes aide beaucoup. J’encaisse mieux les charges de travail et je me sens bien. Je ne suis pas encore à 100 %,.


Sur ce stage au Teide, quels types de travail privilégiez-vous ?

On fait surtout de l’endurance, avec des exercices de force et de tempo. Quelques intensités, mais rien de très poussé pour l’instant.


Tu travailles davantage le profil grimpeur ou puncher ?

Je continue de développer les deux. Ici, aux Canaries, c’est parfait pour les longues ascensions. En parallèle, je travaille aussi le punch. L’objectif est de pouvoir passer facilement d’un registre à l’autre au fil de la saison.


Aujourd’hui, dans quel domaine te sens-tu le plus à l’aise ?

Plutôt sur les efforts de punch long, type Ardennaises. Ce sont des efforts que j’apprécie particulièrement.


Quels sont tes objectifs pour 2026 ?

J’aimerais décrocher ma première victoire chez les pros. Peu importe la course, rien n’est facile à gagner. Je veux aussi continuer à progresser, refaire un Grand Tour, découvrir de nouvelles courses et épauler mes leaders, tout en ayant quelques opportunités personnelles.


Justement, ton calendrier débute à Oman. Ensuite ?

Après Oman, j'irais sur le Tour des Alpes-Maritimes, la Drôme-Ardèche, le Tour de Catalogne, le Pays Basque avant de découvrir Liège-Bastogne-Liège.


Un programme proche de celui de l’an dernier.

Oui, et c’est intéressant pour pouvoir comparer et mesurer mes progrès. La Catalogne et le Pays Basque sont deux courses très différentes, mais que j’avais beaucoup appréciées.


Les Ardennaises te font rêver ?

Oui, clairement. À l’avenir, j’aimerais beaucoup courir l’Amstel, la Flèche Brabançonne, la Flèche Wallonne et Liège. Pour l’instant, seul Liège est au programme.


As tu un Grand Tour de prévu cette année ?

Je suis en pré-sélection pour le Tour de France et pour la Vuelta. Rien n’est sûr, donc je ne me mets pas de pression. Si je fais le Tour, tant mieux. Sinon, il y a plein d’autres belles courses. Il est possible que je fasse les deux oui mais ça reste un échange oral avec le staff. Rien n’est certain. Après si je fais le Tour, il faudra voir d'en quel état j'en sors aussi.


Tu es Breton, mais tu sembles aimer l'Espagne, notamment la chaleur…

Oui, j’aime bien ces profils et je supporte bien la chaleur. Même si, en Catalogne ou au Pays basque, les températures restent modérées. Mais sur la Vuelta, cela ne m'a pas dérangé.


Auras-tu certaines cartes de leader cette saison ?

J’espère. J’aime beaucoup mon rôle d’équipier, mais avoir quelques cartes blanches pour m’exprimer, comme sur la Vuelta, c’est toujours motivant.


À Oman, par exemple, à Green Mountain ?

On verra. L’équipe est très homogène avec de bons puncheurs. Il y a forcément une stratégie, mais ça se décidera aussi sur le terrain.


Thibaut Gruel nous disait que vous vous entendez bien. D’où vient cette complicité ?

On est proche en âge et on a passé deux ans ensemble à Besançon. On a progressé en parallèle, ce qui crée un lien fort. On ne court pas dans le même registre, mais on se tire mutuellement vers le haut.



Le voir gagner l’an dernier t’a motivé ?

Oui, énormément. J’étais très fier pour lui, et forcément, ça donne encore plus envie d’aller chercher cette première victoire.


Comment es-tu venu au cyclisme ?

Par mon père et mon frère. J’ai pratiqué plusieurs sports au début comme la course à pied, la natation, le tennis, le VTT… Puis le vélo s’est imposé avec l’âge. J'ai débuté 6 ans et les compétitions vers 10 ou 11 ans. Je regardais chaque année le Tour de France. Ça m’a clairement donné envie de faire du vélo.


À quel moment as-tu compris que tu voulais en faire ton métier ?

Quand tu es jeune, tu n'en prends pas vraiment compte de ce que c'est que d'être cycliste professionnel. C'est dans la catégorie junior que j’ai vraiment pris conscience que c’était possible et que j’ai décidé de m’investir à 100 %.


Quel type de coureur aimerais-tu devenir ?

Gagner une étape du Tour serait le Graal. Un titre national ou mondial serait aussi exceptionnel. Pour les classements généraux, pourquoi pas dans le futur, mais ce n’est pas une obsession aujourd’hui.


Si tu devais choisir une seule course à gagner ?

Les Championnats du monde. Porter le maillot arc-en-ciel, c’est exceptionnel.


Sur un ton plus léger, est-ce que les gens font souvent l'amalgame avec Pierre Rolland ? On t'a déjà confondu?

Pas du tout [Rire], même si ce serait un honneur. Pierre est un grand coureur français, un exemple. Quand je regardais le Tour petit, c’était l’époque de Thomas Voeckler et Pierre Rolland chez Europcar. Ça m’a beaucoup marqué et motivé.


As-tu une idole ?

Pas vraiment. Ce sont surtout les grandes échappées, les épopées collectives qui m’ont fait rêver, plus qu’un coureur en particulier, comme l'époque Europcar avec Thomas Voeckler.


Qu'est ce qu'on peut te souhaiter pour 2026 ?

Une victoire cette saison, ça serait fantastique !

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
  • X
  • Facebook
  • Youtube
bottom of page