Tour de France 2026 🇫🇷 - Étape 20 : parcours et favoris au sommet à l'Alpe d'Huez
- Thibaud Chambre
- il y a 3 minutes
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Ce samedi 25 juillet 2026, la 113e édition du Tour de France va connaître sa conclusion alpestre en faisant la jonction entre les Grandes Rousses et le Massif des Arves. Construite avec à l'esprit une bataille serrée, l'étape la plus difficile de cette Grande Boucle va se dresser à la veille de la dernière étape. Présentation du parcours et des favoris de la 20e étape du Tour de France 2026, où l'Alpe d'Huez sera aborder via le Col de Sarenne.

Date de l'étape 20 du Tour de France 2025 : samedi 25 juillet 2026
Horaire de l'étape 20 : départ à 11 h 20 et arrivée estimée à 16 h 11
Diffusion TV / Retransmission en intégralité : Eurosport Max 1 et France Télévision en intégralité à partir de 11 h 00
Tour de France 2026 : Parcours, météo et favoris de l'étape 20 à l'Alpe d'Huez
5 450 mètres de déclivité, c'est le menu copieux qui attendra les coureurs qui franchiront par deux fois la barrières des 2 000 mètres d'altitude. De quoi faire des indigestions pour ceux qui n'auraient pas le ventre préparé à avaler autant de dénivelé positif sur la journée.
Profil étape 20 du Tour de France 2026

Tour de France 2026 : Carte du tracé de l'étape 20

Le parcours détaillé de l'étape 20 du Tour de France 2026
KM 0 : point de départ de cette étape 20 de la 113e édition du Tour de France. Un départ qui devrait être plutôt calme.

9.7 kilomètres de course : Chacun en gardant sous la pédale et surtout évitant de se mettre le cœur dans la boite à gants afin de survivre aux premières pentes de la journée et surtout d'éviter de faire le boomerang.

Pour cause, l'ascension du Col de la Croix de Fer (24 kilomètres à 5.2 %) verra obligatoirement une échappée d'hommes forts se former, et ce dès les premières attaques au pied, une fois le Barrage du Verney passé. Une entrée dans le vif du sujet avec 5 kilomètres 600 à 8 % de moyenne. A partir du Rivier-d'Allemond, la pente va connaître une rupture de rythme momentanée pendant 3 kilomètres, avant que l'ascension ne change complètement de visage.
Kilomètres 18 : les pourcentages vont grimper sensiblement, aux alentours de 9.1 % sur les 4 premiers kilomètres avant de se stabiliser à 6.5 % sur les deux kilomètres suivants.

Kilomètres 24.9 : arrivé au barrage de Grande Maison. Une portion de répit bienvenu, mais trompeur puisqu'il précèdera la poursuite de l'ascension pour grimper juste au dessus des 2 000 mètres.

Kilomètres 31.1 : jonction avec le Col du Glandon, avant d'aller chercher le sommet à 2 067 mètres d'altitude.

Qui dit montée vertigineuse, dit descente interminable. C'est vers Saint-Jean-de-Maurienne, sur une descente dont les six premiers kilomètres et les six derniers seront techniques.
Direction Saint-Michel-de-Maurienne pour prendre le Col du Télégraphe (11.9 kilomètres à 7.9 %), qui ne sera qu'une parenthèse peu enchantée avant de passer au plus gros des morceaux à Valloire.
Le Col du Galibier (17.7 kilomètres à 6.9 %) qui n'est rendu principalement difficile par l'altitude à laquelle son sommet culmine : 2 642 mètres.
Le dernier kilomètre n'est pas à mésestimer avec ses pentes entre 9 et 10 %.

A la bascule, seuls les premiers kilomètres seront techniques avant de prendre toute une portion de 16 kilomètres sans aucune technicité, en direction de Mizoën,
Descriptif du final de l'étape 20 du Tour de France 2026
27.9 kilomètres de l'arrivée : pied du juge de paix de cette 20e et avant-dernière journée

Le Col de Sarenne (12.8 kilomètres à 7.3 %) signera son retour, après sa première apparition en 2018, sur l'autre versant. Depuis son versant Est, emprunté à l'occasion du Critérium du Dauphiné 2017, le Sarenne s'élève immédiatement de façon assez marquée sur 1 kilomètre 200 à 10.6 %.
Jusqu'à Clavant-le-Haut, la pente s'élève de manière assez irrégulière, alternant passages plus roulants et sections plus abruptes, sur 5 kilomètres 600.

18.8 kilomètres de l'arrivée : à ce point, non seulement la montée va sortir des bois. Le paysage va totalement changer.

Une montée sur un bitume aussi rugueux que le paysage environnant.

14.8 kilomètres de l'arrivée : sommet du col de Sarenne et bascule vers Huez.

Une descente qui sera ponctuée par une petite phase ascendante.
3.8 kilomètres de l'arrivée : prise du final de la veille, sur la portion la plus facile au sommet de l'Alpe d'Huez

Descriptif des points distribués tout au long de la vingtième étape du Tour de France 2026
Secteurs | Maillot du meilleur grimpeur | Maillot du meilleur sprinteur |
Col de la Croix de Fer (HC) | 20-15-12-10-8-6-4-2 | |
Sprint intermédiaire de Saint-Julien-Mont-Denis | 25-20-16-14-12-10-9-8-7-6-5-4-3-2-1 | |
Col du Télégraphe (Cat. 1) | 10-8-6-4-2-1 | |
Col du Galibier (HC) | 20-15-12-10-8-6-4-2 | |
Col de Sarenne (HC) | 20-15-12-10-8-6-4-2 | |
Alpe d'Huez | 20-17-15-13-11-10-9-8-7-6-5-4-3-2-1 | |
Total de points maximum atteignables | 70 points | 45 points |
Point météorologique de la vingtième étape du Tour de France 2026
Avec un vent de Nord-Ouest, d'une dizaine de kilomètres par heure, les grimpeurs se réjouiront d'avoir la majorité de la journée sous un vent favorable. De quoi permettre aux baroudeurs d'être porté par le vent vers le Col de Sarenne, qui lui verra un vent de 11 km/h défavorable, en son sommet. Le peloton pourra se réjouir que ces valeurs soient légères. Ce qui ne devrait pas le réjouir, ce sont les risques de pluie omniprésents, toute la journée et qui pourrait rendre cette dernière étape de montagne, encore plus exigeante qu'elle ne l'est.

Les favoris de l'étape 20 du Tour de France 2026
Ce sera une étape difficile à contrôler, mais c'est à nous de prouver le contraire et de montrer à tout le monde que nous sommes assez forts pour aller chercher la victoire aujourd'hui - Florian Vermeersch, au départ de la 19e étape
Lâché dans un premier temps dans le Col Bayard, Florian Vermeersch n'avait pas caché l'ambition de son équipe de sortir les biceps. Était-ce une manière de marquer une emprise psychologique sur leurs adversaires et de les pousser indirectement vers un terrain plus défensif ? Les mots prononcés au micro, surtout avant le départ d'une nouvelle étape, ne sont jamais totalement innocents. Ils font partie de la partie d'échecs qui se joue bien avant que les coureurs de cette 113e édition n'enfourchent leur monture. Mads Pedersen nous en avait fait la démonstration lors de l'étape de Chalon-sur-Saône, où il avait exclu tout mouvement de son équipe dans les reliefs proposés sur le final d'étape. Ce qui interpelle dans le cas du sociétaire d'UAE Emirates XRG, c'est le contraste entre l'ambition affichée et la réalité du terrain, où les Émiratis ont dû être épaulés par d'autres équipes (Red Bull-Bora Hansgrohe et Lidl-Trek). Ce genre de décalage, évidemment, peut prêter à sourire. Mais il serait très réducteur de s'y arrêter. Semer le doute chez l'adversaire fait partie intégrante de la stratégie collective d'une équipe. En affichant une confiance démesurée, même sur une étape où une partie de l'effectif est diminuée, son équipe pouvait chercher à pousser les rivaux à surveiller une menace qui n'en était pas vraiment une.
Si j'étais dans une autre équipe, je viserais peut-être l'étape de demain plutôt que celle d'aujourd'hui - Tim Wellens, au départ de la 19e étape
Une menace que Tim Wellens avait réitérée. De quoi installer un climat d'incertitude à la veille d'une étape charnière. On ne peut pas exclure qu'une partie de ces discours ait été calculée, ne serait-ce qu'inconsciemment, pour maintenir une forme de pression psychologique sur l'ensemble du peloton. Quoi qu'il arrive, tout le monde aura noté l'explosion du Belge dans les pentes du Col du Noyer.
Tout le monde aura aussi noté que Tadej Pogačar a explosé la concurrence sur les pentes de l'Alpe d'Huez, reléguant Remco Evenepoel à 2 minutes 29 secondes sur la ligne d'arrivée, et portant à 7 minutes et 11 secondes son avance sur le sociétaire de Red Bull-Bora Hansgrohe. Le troisième du Tour de France 2024 peut entrevoir sereinement la deuxième place du classement général en vue de l'étape alpestre finale. Cela porte à deux le nombre d'équipes qui n'auront que peu d'intérêt à rouler. UAE Emirates XRG chercheront à conserver leurs 38 secondes d'avance sur Paul Seixas, si ce n'est à faire grandir cet écart. Pas de quoi donner des motivations pour courir après l'étape.
Les baroudeurs ont donc une occasion rêvée de prendre de l'avance dans les cols des Grandes Rousses. Sepp Kuss devrait donc retourner aux avant-postes et profiter de pentes qu'il apprécie tant sur le Col de Sarenne. Le sociétaire de Visma-Lease a Bike n'est jamais aussi bon que lorsque les pourcentages affichent deux chiffres. Une bénédiction pour l'Aigle de Durango que ce versant lui offre le meilleur terrain de jeu.
Cependant, il devra composer avec Richard Carapaz, qui est dans une forme tonitruante. En quête du maillot à pois, l'Équatorien cherchera à consolider son avance d'un point sur le maillot jaune et à empêcher Valentin Paret-Peintre de revenir dans le jeu. Le sociétaire de Soudal-Quick Step s'est relâché avant le Col d'Ornon, afin de chasser le maximum de points le lendemain. Avec un punch supplémentaire, il peut espérer combler son retard de sept points sur le porteur dudit maillot de meilleur grimpeur. En passant, comme il en a l'habitude, devant sur les cols de la Croix de Fer et du Télégraphe, les deux coureurs pourraient être à égalité avant d'aborder le Galibier. Seulement, sur une telle difficulté, le pensionnaire d'EF Education-EasyPost aura la mainmise sur le Français.
Cette guerre pour le maillot à pois pourrait servir les desseins des compagnons d'échappée, en voyant de gros concurrents perdre de l'énergie sur une étape exigeante. Thymen Arensman devrait s'en frotter les mains. Le coureur de Netcompany INEOS aura tout le loisir de montrer ses qualités de métronome sur les longues pentes proposées cette journée. Mais il devra se débarrasser d'hommes ayant une meilleure pointe de vitesse que lui en cas de mano à mano. C'est le cas de Tobias Halland Johannessen. Néanmoins, le sociétaire d'Uno-X Mobility n'a rassuré ni sur l'Alpe d'Huez, ni sur la montée roulante d'Orcières-Merlette. C'est aussi le cas de Tom Pidcock, qui a vu Lenny Martinez faire ce qu'il aurait dû faire. Décidera-t-il d'être sage ou s'immiscera-t-il subtilement dans le groupe de tête ? Sa marge de manœuvre est plus importante, désormais qu'il dispose de 5 minutes 32 secondes sur Juan Ayuso.
Place aux coéquipiers de Mattias Skjelmose et Juan Ayuso de jouer leur carte, après s'être sacrifiés pour le collectif ? Derek Gee-West, aura une fenêtre de tir sur ce Tour de France 2026 pour chercher la gloire personnelle.
⭐⭐⭐ Sepp Kuss
⭐⭐ Thymen Arensman - Richard Carapaz
⭐ Valentin Paret-Peintre - Tom Pidcock - Tobias Halland Johannessen - Derek Gee-West





