Tour de France 2026 🇫🇷 - Étape 13 : parcours et favoris à Belfort
- Thibaud Chambre
- il y a 18 heures
- 6 min de lecture
Ce vendredi 17 juillet 2026, la 113e édition du Tour de France va faire son entrée dans les Vosges, au sein du territoire de Belfort, plus précisément. Présentation du parcours et des favoris de la 13e étape du Tour de France 2026 qui est promise aux baroudeurs, sauf si la Team UAE Emirates XRG en décide autrement.

Date de l'étape 13 du Tour de France 2025 : vendredi 17 juillet 2026
Horaire de l'étape 13 : départ à 13 h 00 et arrivée estimée à 17 h 46
Diffusion TV / Retransmission en intégralité : Eurosport Max 1 et France Télévision en intégralité à partir de 12 h 45
Tour de France 2026 : Parcours, météo et favoris de l'étape 13 à Belfort
A la lecture des 2 400 mètres de déclivité, on pourrait penser à une étape taillée pour les sprinteurs. A la lecture des 50 points offerts pour le vainqueur d'étape, on pourrait penser à un sprint réduit, sur une étape accidentée. Et pourtant avec 940 mètres de dénivelé positif en 23 kilomètres, l'étape propose un final corsé qui doit exclure les grosses cuisses de l'équation.
Profil étape 13 du Tour de France 2026

Tour de France 2026 : Carte du tracé de l'étape 13

Le parcours détaillé de l'étape 13 du Tour de France 2026
Les baroudeurs ont très longtemps rongé leur frein sur cette 113e édition du Tour de France. En effet, les UAE Emirates XRG leur ont de trop nombreuses fois mené la vie dure. Cette fois-ci, cette étape 13 du Tour de France 2026 semble résolument tourné vers une journée pour les échappées. Pour autant, il faudra être costaud pour se porter à l'avant. Les 152 premiers kilomètres ne compteront que 1 200 mètres de déclivité, soit un profil plat comme la main.
Il faudra attendre le kilomètre 157.4 pour franchir le sommet de la première difficulté répertoriée du jour, avec le Col des Croix (5.1 kilomètres à 4.8 %), qui ne jouera aucun rôle ; et n'aura encore moins une implication prépondérante dans le classement par pois du meilleur grimpeur.
Le point névralgique de cette étape sera le Ballon d'Alsace (8.9 kilomètres à 6.9 %) où les grimpeurs devront tenter de s'isoler et capitaliser sur leur avance au sommet, pour éviter de voir le retour de l'arrière d'un petit groupe organisé.
Certains pourraient être amené à faire la comparaison avec la difficulté du Montségur, où Mads Pedersen avait fait preuve d'une résistance monstrueuse afin de basculer non loin des coureurs de tête. Les deux difficultés ont quelques différences d'importance. Si le Montségur offre des pentes plus sélectives, la longueur et la régularité des pentes du Ballon d'Alsace sont à l'avantage des rouleurs-grimpeurs qui peuvent parfaitement lisser leur effort.

Concernant la descente qui suivra, elle se fera sur de larges routes, sur un revêtement parfait et ne comportera que sept épingles qui se prennent plutôt rapidement, comparativement à certaines descentes pyrénéennes. L'apparence est technique, la réalité est plus roulante.
Descriptif du final de l'étape 13 du Tour de France 2026
17.8 kilomètres de l'arrivée : bas de la descente du Ballon d'Alsace où à partir de ce point, les routes seront en faux plat descendant entre Giromagny et Sermamagny.

8.8 kilomètres de l'arrivée : zone exposée au vent, qui pourrait stopper toute action dans un groupe de tête, suivant sa direction.

7.2 kilomètres de l'arrivée : passage sur la gauche du rond-point afin de prendre au plus court.

7 kilomètres de l'arrivée : bis repetita sur ce carrefour giratoire...

... où certains pourraient être tentés, à la manière de Pablo Castrillo dans le final de l'étape de Foix, de placer une attaque,,qui devra, gageons-le, être plus tranchante.

6.5 kilomètres de l'arrivée : passage du rond-point sur la droite afin de prendre une longue portion où un homme seul aura du mal à résister à un groupe en chasse gardée

5.2 kilomètres de l'arrivée : passage sur la gauche du rond-point pour une nouvelle occasion d'attaque des moins bons sprinteurs.

Sur 700 mètres à 5.1 %, il faudra faire parler de son explosivité pour tenter de s'extirper d'un groupe d'hommes désormais bien alertes.

3.3 kilomètres de l'arrivée : passage à gauche et rétrécissement de la chaussée, qui n'amènera aucune nervosité dans un peloton de battus.

2.7 & 2.4 kilomètres de l'arrivée : terre-pleins centraux ouverts des deux côtés.
2.3 kilomètres de l'arrivée : virage rapide sur la droite

1.2 kilomètres de l'arrivée : terre-plein central non signalé par le livre de route, page 131

400 mètres de la ligne d'arrivée : dernier virage rapide

Vue depuis la ligne d'arrivée

Descriptif des points distribués tout au long de la treizième étape du Tour de France 2026
Secteurs | Maillot du meilleur grimpeur | Maillot du meilleur sprinteur |
Sprint intermédiaire de Mélisey | 25-20-16-14-12-10-9-8-7-6-5-4-3-2-1 | |
Col des Croix (Cat. 3) | 2-1 | |
Ballon d'Alsace (Cat. 1) | 10-8-6-4-2-1 | |
Belfort | 50-30-20-18-16-14-12-10-8-7-6-5-4-3-2 | |
Total de points maximum atteignables | 12 points | 75 points |
Point météorologique de la treizième étape du Tour de France 2026
Si les risques de pluie sont de l'ordre de 68 %, les coureurs devraient, selon toute vraisemblance, être épargnés par les gouttes sur l'ensemble de la journée. Un changement drastique des conditions climatiques qui va forcément rafraichir l'atmosphère. Avec 28°C sur les prévisions les plus récentes, le peloton va enfin respirer et connaitre des températures sous les 30°C. Quant au vent, il soufflera depuis l'Ouest, portant dès lors les coureurs jusqu'à Saint-Maurice-sur-Moselle (pied du Ballon d'Alsace). Sa puissance de seulement 14 km/h devrait favoriser un départ rapide, sans pour autant être vecteur de tension par des risques de bordures qui sont dès lors à écarter.

Les favoris de l'étape 13 du Tour de France 2026
Lorsque l'on parle d'étape propice aux échappées, certaines équipes seront plus saignantes que d'autres. C'est le cas des Lidl-Trek qui vont partir à la guerre afin que Mads Pedersen prenne les points du sprint intermédiaire de Mélisey, chez Thibaut Pinot ; puis qu'il rende la pareille à ses partenaires. Les profils à la Quinn Simmons et Mathias Vacek pointeront, une nouvelle fois, en tête de liste. Le dévolu se jettera plus facilement sur le Tchèque, après que l'Américain ait manqué de jambes sur le final de l'étape d'Ussel, dimanche dernier. La force de frappe collective devrait être une arme sur une étape où tout point vers une grande échappée fleuve. Malheureusement pour les coureurs de l'équipe Allemande, les UAE Emirates XRG ont déclaré vouloir glaner le classement par équipe. Pour l'heure, les hommes du maillot vert le domine largement, en comptant 24 minutes et 46 secondes sur les hommes du maillot jaune. Dans le final de Chalon-sur-Saône, Florian Vermeersch n'a pas hésité à sauter dans les groupes initiés par Quinn Simmons. Sur les mouvements de Derek Gee, les émiratis se sont mis en route pour faire rentrer le canadien dans les rangs. Ce qui en dit long sur les prétentions de l'équipe : pas un Lidl-Trek devant sans coéquipier de Tadej Pogačar. Dans ces conditions, Tim Wellens qui avait déjà un bon de sortie autorisé par l'équipe à Foix devrait avoir la bénédiction du seigneur pour aller aux avants-postes. Pourfendeur d'échappée devant comme derrière en jouant les rouleaux-compresseurs, le Belge trouvera un terrain pour faire parler sa qualité première : son intelligence de course. C'est un jeu du chat et de la souris auquel il pourrait se prêter en compagnie de Brandon McNulty. L'Américain est en quête d'un succès sur le Tour de France pour compléter son triptyque de victoire d'étape sur les trois Grands Tours. En s'isolant rapidement, il sera quasiment impossible de le rattraper. Parmi les meilleurs rouleurs du monde, le natif de Phœnix ne gagne jamais mieux qu'en solitaire.
Si toute pointe vers une échappée fortement composée d'une trentaine d'unité, les Movistar auront l'occasion de rejouer le "à toi, à moi". Raúl García Pierna peut très bien essayer de s'isoler dans le Ballon d'Alsace, comme être tenté d'attendre un sprint en comité réduit. Là où Pablo Castrillo et Javier Romo devront faire parler leur qualité de rouleur pour surprendre les groupes.
Des qualités que Filippo Ganna pourrait faire parler en extirpant du peloton. Solide sur la montée de Suc-au-May, ravageur dans le sprint réduit d'Ussel, puissant sur le final de Chalon-sur-Saône, le sociétaire de la Netcompany INEOS a montré toute sa condition. Il faudra impérativement le lâcher dans la seconde et plus grosse difficulté du jour pour éviter qu'il n'organise un groupe de chasse et qu'il en soit le moteur.
D'évidence pour être devant il faudra être costaud, bien grimper et avoir une pointe de vitesse en comité réduit. Des qualités que beaucoup de coureurs peuvent cocher, mais que Quinten Hermans peut revendiquer. Le pensionnaire de la Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team s'est affuté en prévision de ces étapes. Déjà à l'attaque sur l'étape de Foix remportée par Pedersen, le Belge s'est montré encore dans le peloton dans la montée de Puy Mary, sur l'étape du Lioran alors même que les équipes UAE Emirates XRG et Decathlon CMA-CGM visait en tête de col.
Il devra néanmoins se méfier de coureurs du classement général comme, son ancien coéquipier, Ramses Debruyne qui auront une occasion d'opérer une remontée salutaire audit classement. Rapide en comité réduit, il ne sera dès lors pas à mésestimer.
⭐⭐⭐ Brandon McNulty
⭐⭐ Tim Wellens - Mathias Vacek
⭐ Raúl García Pierna - Ramses Debruyne - Javier Romo - Quinten Hermans - Filippo Ganna






