Tour Auvergne Rhône Alpes 2026 🇫🇷 (Critérium du Dauphiné) - Etape 7 : Parcours et favoris au Grand-Colombier
- Thibaud Chambre
- il y a 1 jour
- 6 min de lecture
Deuxième des trois étapes du triptyque clôturant cette 78e édition du Tour Auvergne - Rhône Alpes. Avec une arrivée difficile au Grand-Colombier, cette étape 7 devrait marquer au fer rouge la plupart des positionnements au classement général. Si la victoire finale n'y sera pas scellée, les prétendants au podium final devrait assurément avoir pris des positions assez solides. Explications.

Date de l'étape 7 du Tour Auvergne - Rhône-Alpes 2026 : samedi 13 juin 2026
Horaire de l'étape 7 : départ à 12 h 15 et arrivée estimée à 16 h 01
Diffusion TV / Retransmission en intégralité : Eurosport 1 & Application Max à partir de 14 h 15 / France 3 à partir de 14 h 30
Le profil de l'étape 7 du Tour Auvergne - Rhône Alpes 2026

Carte de la 7e étape du Tour Auvergne - Rhône Alpes 2026

Le parcours détaillé de l'étape 7 du Tour Auvergne - Rhône Alpes 2026
Faites chauffer les moteurs ! Un départ sur une route qui grimpe, déjà, histoire de rappeler d'emblée à tout le monde que cette 7e journée est réservé aux champions. La côte de Banchet (5.3 kilomètres à 5.7 %) donnera le ton d'un départ mené grand train. Dès le lâché de drapeau de Christian Prudhomme, impossible de se laisser bercer par une mise en route facile. La montagne est là, en Savoie. Elle se poursuivra dans l'Ain ; et elle ne lâchera plus les participants jusqu'aux derniers mètres de cette 78e édition.
Le rétrécissement de la chaussée, sur les flancs de falaises, pourrait permettre un filtrage plus aisé pour toute équipe désireuse ne pas revoir un demi-peloton à l'avant. Naturellement trop tôt dans l'étape, cela n'aurait pour effet que de retarder l'allumage des prochaines mèches.

Mèches dont les pétards devraient commencer à exploser dans le col de la Crusille (2.9 kilomètres à 4 %).
Après en être arrivé là, il faudra avaler la côte de Saint-Maurice-de-Rotherens (4.9 kilomètres à 7.1 %) de la façon dont il est répertorié. Mais en réalité, on peut parler du Mont Tournier et ses 7.7 kilomètres à 6.2 % si l'on doit compter sa prolongation après la ligne du KOM, qui sera tracé au KM 24.2. Pas spectaculaire sur le papier, mais suffisamment traîtresse pour faire le tri dans les rangs et permettre à une échappée de costauds de s'établir sur une rampe qui s'étire un peu plus longtemps qu'on ne l'espérait.
Elle n'est peut-être pas répertoriée, mais la bosse qui s'intercale entre Yenne et Belley pourrait aussi avoir son mot à dire pour les baroudeurs patentés. Dans ses passages à 15 %, malheur à ceux qui vaudrait museler ceux qui n'ont pas encore réussi à s'installer confortablement en tête de course, à ce stade de la journée. Pour les potentiels fuyards, désireux d'être aux avants-postes, c'est peut-être la dernière fenêtre pour tenter le grand saut depuis le peloton, avant que la route ne referme définitivement ses portes à ces candidats à l'échappée au long court.

76.2 kilomètres de l'arrivée : voilà que la mi-course a déjà été franchie et les lacets du Grand Colombier (7 kilomètres à 8.4 %) viennent donner une idée de ce qui attend les leaders du classement général sur la montée finale. En cours de montée, la vue sera imprenable sur les plaines de l'Ain. Malheureusement, à ce stade de l'étape, rares sont ceux qui auront l'opportunité d'en profiter.
Finissons cette présentation du parcours avec le col de Richemond (7.7 kilomètres à 6 %) qui sera un passage obligé que l'on expédie ou plutôt une salle d'attente avant d'être invité à entrer sur la scène où la pièce de théâtre du jour se jouera. Car tout le monde le sait : le vrai rendez-vous, le véritable terrain de jeu, l'incontestable ring de boxe sera encore devant.
Descriptif du final de la septième étape du Tour Auvergne - Rhône Alpes 2026
20.7 kilomètres de l'arrivée : bascule au sommet du Col de Richemond

11.3 kilomètres de l'arrivée : bas de la descente

8.4 kilomètres de l'arrivée : pied de l'ultime difficulté de la journée

Et le voilà qui revient. Le Grand Colombier (8.4 kilomètres à 10.2 %)... Cette fois par son versant de Verieu, celui auquel personne n'avait cessé de penser depuis le pied du Col de Richemond, celui qui hantait bon nombre de coureurs dès le signal de départ donné. Avec ses chiffres vertigineux posés noir sur blanc, les dégâts seront nécessairement considérables sur ses pentes si exigeantes.
Ce versant-là, contrairement à ceux de Culoz, Anglefort et Lochieu, ne fait pas dans la demi-mesure.

6.6 kilomètres de l'arrivée : dans le dur dès les premiers virages, l'étau ne se va se desserrer qu'une fois le sommet atteint. La route y resserre son emprise sur des pourcentages à deux chiffres, une première sélection naturelle va forcément s'opérer, avant que les premières estocades ne soient rapidement lancées.

4 kilomètres de l'arrivée : à ce point, l'ascension montre son deuxième visage avec un radoucissement de la pente sous les deux chiffres.

2.9 kilomètres de l'arrivée : aplanissement temporaire de la route

2.6 kilomètres de l'arrivée : avec la reprise des pourcentages à deux chiffres, c'est ici que les cartes de Paul Seixas seront définitivement abattues soit par un démarrage sec, une accélération progressive ou simplement une capacité à maintenir une allure que ses adversaires ne pourront pas suivre.

800 mètres de la ligne d'arrivée : ultime épingle avant que le Grand Colombier ne rende son verdict

Vue depuis la ligne d'arrivée

Point météorologique de la septième étape du Tour Auvergne - Rhône Alpes 2026
" Moi, tu me parles pas de vent [...] 9 km/h ou pas, j'm'en bats les *** ". Voici les mots qu'auraient déclaré Paul Seixas, en observant les conditions météorologiques de ce samedi, avec ce vent de Nord qui n'aura aucun impact sur le scénario de course.

Les favoris de l'étape 7 du Tour Auvergne - Rhône Alpes 2026
Demain, je pense qu'il va falloir durcir la course. Quand on ne durcit pas, il y a des échappées et des mecs qui essaient de se glisser dedans - Paul Seixas, à l'arrivée de l'étape de Crest-Voland
Le ton est donné. Paul Seixas, leader de la Decathlon CMA - CGM, ne compte laisser aucune marge de manœuvre aux échappées. C'est une bataille d'hommes qui doit avoir lieu. Jusqu'ici, le nombre de prétendants à la couronne de cette 78e édition du Tour Auvergne-Rhône-Alpes restait ouvert. Désormais, la réponse est claire : la victoire se jouera entre le Lyonnais de 19 ans et Isaac del Toro. Dans leur duel, le sociétaire des UAE Team Emirates XRG a été constamment dominé cette saison. De quoi nourrir la confiance du jeune Français, qui n'en manque pas. Pour autant, sans jamais être parvenu à décrocher le Mexicain sur les pentes de Crest-Voland, les espoirs du camp adverse demeurent intacts. « Torito » retrouve un terrain qu'il affectionne, et l'on pourrait se retrouver dans la même configuration que la veille : une neutralisation entre les deux cadors, ce qui pimenterait les choses en vue de l'étape de dimanche au Plateau de Solaison. Avec seulement 16 secondes les séparant, à l'avantage du cadet, le match est bel et bien lancé.
Dans ce duel, Matteo Jorgenson n'est plus qu'un juge arbitre pour la troisième marche du podium. La Guêpe de Visma-Lease a Bike a été piquée à Crest-Voland, pourtant une ascension qui lui convient parfaitement. L'objectif n'est donc plus tant de capitaliser sur ses 36 secondes d'avance au général sur Paul Seixas, mais plutôt de combler les 2 minutes 34 qui le séparent de Luke Tuckwell.
Les pentes de Crest-Voland ont rendu leur verdict, et il a été impitoyable pour Juan Ayuso et Mattias Skjelmose. Les deux coureurs de la Lidl-Trek n'ont pas été au rendez-vous. Le Barcelonais admettait ne pas être en grande forme après ses ennuis du printemps. Les écarts à combler avant le Tour de France restent une réalité, mais pas une fatalité, à deux semaines de l'échéance.
Sur les pourcentages abrupts du Grand Colombier, Jørgen Nordhagen pourrait se transcender. Toute la question sera de savoir quelle liberté son leader peut lui accorder. Probablement aucune. Ce qui ne sera pas le cas de Luke Plapp, qui ne cesse d'étonner sur ce type de profil. Le leader de Jayco-AlUla devrait une nouvelle fois figurer parmi les tout meilleurs. Tout comme Cian Uijtdebroeks, qui retrouve des couleurs chez Movistar. Débarrassé de ses pépins physiques, le Belge figure assurément dans le top 5 des grimpeurs de ce plateau. En pareille compagnie, il peut légitimement se rêver un grand résultat.
⭐ ⭐ ⭐ Isaac del Toro ⭐ ⭐ Paul Seixas - Matteo Jorgenson ⭐ Juan Ayuso - Jørgen Nordhagen - Cian Uijtdebroeks - Luke Plapp - Mattias Skjelmose






