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Top 10 des meilleurs sprinteurs : 6e, Oscar le grand Freire


Oscar Freire fait partie intégrante de cette génération de sprinteurs au coude à coude dans les années 2000. Aux côtés d'autres grands noms du sprint, également dans ce classement, tels que Zabel, McEwen ou Petacchi, l'Espagnol a contribué aux grandes batailles des "grosses cuisses" sur les différentes courses du calendrier. Vrai spécialiste du sprint, à l'aise sur les courses d'un jour et les parcours musclés, il s'est bâti un palmarès riche et unique, faisant de lui non seulement l'un des meilleurs sprinteurs espagnols de l'histoire mais aussi un membre important de notre Top 10.


Oscar freire sprinteur top 10

Un sprinteur "passe partout"


Passé par 4 formations (Vitalicio, Mapei, Rabobank et Katusha), Freire a remporté 70 victoires en 15 ans de carrière (1998-2012).

L'Espagnol est l'homme des Championnats du Monde. C'est sur cette épreuve qu'il se révèle en devenant champion du monde à Verone en 1999, à 23 ans, à la fin de sa deuxième saison chez les professionnels, alors qu'il était classé à la 388e place mondiale et que son palmarès ne comptait qu'une victoire d'étape au Tour de Castille-León. Il remporte deux autres titres de champion du monde, en 2001 au sprint à Lisbonne et en 2004 de nouveau à Vérone, devenant ainsi l'un des quatre coureurs à avoir été champion du monde à trois reprises (les autres étant Binda, Van Steenbergen, Merckx et Sagan après lui). Il est à noter que pour le classement de ce top 10, sa victoire de 1999 n'a pas été prise en compte, celle-ci s'étant déroulée au siècle précédent.

Le coureur cantabre est aussi à l'aise sur les courses d'un jour. Il accroche à son tableau de chasse trois Milan-San Remo (2004, 2007 et 2010) qui correspond parfaitement à ses qualités, la Cyclassics d’Hambourg en 2006, Gent-Wevelgem en 2008 et Paris-Tours en 2010.

Sur les Grands Tours, il a remporté quatre étapes du Tour de France dont l'une habillé du maillot de champion du monde (à Sarrebruck en 2002) et sept de la Vuelta. Il a aussi ramené le maillot vert du classement par points du Tour en 2008. C'est assûrement son plus grand fait d'arme en tant que sprinteur que de décrocher le maillot Vert. La récompense ultime sur le Tour de France, où les meilleurs sprinteurs sont présents.


Son palmarès en tant que sprinteur s'explique aussi par sa capacité à bien passer les bosses. Il comptait sur l'élimination de ses adversaires sprinteurs dans les difficultés du parcours pour faire jouer sa pointe de vitesse !

Aussi, Oscar Freire a souvent brillé par son intelligence tactique lors de l’emballage final, lui qui a dû généralement se débrouiller seul sur les arrivées massives. En témoigne son sacre mondial en 1999, quand membre d’un groupe de neuf, il surgit à 500m de la ligne pour fausser compagnie aux favoris qui ne lui prêtaient guère d’attention, pour aller s'imposer avec fracas.


2004, sa plus belle saison


L'Espagnol réalise en 2004 sa saison la plus aboutie, que sa 4ème place au classement mondial UCI vient légitimer.


Il sort d'une saison 2003 en demi-teinte au sein de Rabobank, chez qui il vient de signer.

Son début de saison 2004 est de bon augure. À Majorque, il remporte le Trofeo Alcudia et termine sur le podium du Trofeo Mallorca et du Trofeo Soller. Il s'illustre également dans les sprints de la Ruta del Sol, puis gagne le Trofeo Luis Puig pour la deuxième fois. Sur Tirreno-Adriatico, il profite d'un profil d'étape difficile pour remporter la 3e étape, et s'emparer du maillot de leader. Il le perd le lendemain au profit de Paolo Bettini, mais termine tout de même à la deuxième place finale.

À nouveau parmi les grands favoris de Milan-San Remo, il ne laisse pas passer sa chance. Il profite qu'Erik Zabel lève les bras trop tôt pour lui prendre la victoire sur la ligne pour trois centimètres. Le double champion du monde remporte ainsi sa première grande classique.


Après un été solide, Freire participe au Tour d'Espagne. Malgré la présence d'Erik Zabel et Alessandro Petacchi, qui le devancent à plusieurs reprises, il parvient à remporter la 6e étape à Castellón de la Plana.

Enfin, le 3 octobre 2004 à Vérone, sur le circuit où il a remporté son premier titre en 1999, Freire est sacré pour la troisième fois champion du monde sur route, égalant le record d'Alfredo Binda, de Rik Van Steenbergen et d'Eddy Merckx. À 28 ans, il devient le plus jeune triple champion du monde de l'histoire.

Quelques jours plus tard, Freire parachève sa saison en terminant troisième de Paris-Tours. Cette saison, marquée par cinq victoires dont le doublé Championnat du monde - Milan-San Remo, est la plus aboutie d'Óscar Freire.


Des Blessures à répétition


La carrière de Freire a été marquée par de nombreuses blessures, notamment des douleurs chroniques au dos et à la selle, mais aussi des blessures au cou et au genou.

Ces blessures l'ont contraint à se préserver ou à se tenir loin des compétitions, et l'ont souvent empêché de terminer les Grands Tours auxquels il a participé (13 abandons en 17 participations). Sans ces blessures récurrentes, aurait-il pu enrichir son palmarès sur les grandes épreuves du calendrier ? Aurait-il pu s'imposer d'avantage sur les étapes du Tour et ainsi venir concurrencer des coureurs plus prolifiques que lui sur la Grande Boucle ? Vu son niveau et sa pointe de vitesse, on attendait peut-être plus de lui sur les étapes dédiées aux sprinteurs.


Enfin, souvent isolé dans l'emballage final et rarement emmené par un train entièrement dédié à sa cause, l'Espagnol a dû se débrouiller tout seul dans la dernière ligne droite, à la manière d'un Robbie McEwen ! Quel aurait été son palmarès s'il avait bénéficié d'un train spécifique et de coéquipiers placés pour le lancer à toute vitesse vers la ligne d'arrivée ?

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