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Test de Pro Cycling Manager 2026 : entre excitation de la nouveauté et frustration

Comme chaque année, Pro Cycling Manager revient avec son lot de nouveautés et d'ajustements. Après plusieurs heures passées sur PCM 26, une première tendance se dégage : le jeu conserve les solides bases de son prédécesseur, tout en introduisant quelques nouveautés intéressantes. Mais la nouvelle planification risque elle de diviser les habitués de la série. Voici notre bilan.



Le mois de juin signifie l'arrivée sur PC d'un nouvel opus de la franchise Pro Cycling Manager, toujours aussi attendu. Et 2026 n'échappe pas à la règle, avec son lot de nouveautés évoquées lors de la présentation officielle que l'on avait hâte de découvrir, clavier et souris en main. Voici nos premières impressions après ce test de Pro Cycling Manager 26.


Toujours un plaisir en main et plus de réalisme en course

Pour le reste, la jouabilité reste très proche de celle de PCM25. Les sensations demeurent familières pour les habitués de la licence et l'on prend toujours autant de plaisir à jouer, une fois la planification faite. Les nouvelles « notes spéciales », censées influencer davantage le comportement des coureurs et leur calendrier, sont encore difficiles à évaluer après si peu de temps de jeu. Autre nouveauté marquante : la simulation détaillée. Celle-ci modifie sensiblement la manière dont les résultats sont générés et semble effectivement favoriser des résultats plus réalistes globalement. On y retrouve plus d'attaques de favoris sur les étapes difficiles, moins d'échappées loufoques victorieuses sur les Champs-Elysées (même si elles existent toujours).. Bref des scénarios plus réalistes. Globalement. En revanche, les écarts observés peuvent parfois sembler excessifs. Lors de notre Giro disputé avec INEOS, Evenepoel et Lipowitz ont écrasé la concurrence au Blockhaus avec… 2' d'avance sur tout le monde, le 12e étant à 4'. Des écarts très peu réalistes si l'on compare avec ce qui se fait de mieux dans l'histoire de l'ascension ou sur la course de mai dernier…


Les écarts sont plus réalistes sur PCM26
Des écarts abyssaux, mais une hiérarchie logique

Plus globalement, les différences de niveau en montagne sont désormais très importantes, dans une tendance qui reflète certes davantage le cyclisme moderne. Il n'est plus si rare de retrouver le 15e d'une étape à plus de 10 minutes… En revanche, l'intelligence artificielle offre de bonnes surprises, les formations adverses réagissant de manière plus crédible à certaines situations de course. Dans ce même Giro avec INEOS, après avoir été distancé très tôt dans une ascension en utilisant une gestion "curseur" (oui je suis un puriste de l'effort curseur^^), les équipes rivales se sont immédiatement organisées pour accentuer la sélection et tenter de nous éliminer définitivement. On a aussi vu Remco Evenepoel, équipier de luxe de Florian Lipowitz, se sacrifier pour l'Allemand en montagne, que ce soit pour durcir l'allure ou, plus étonnant encore, pour l'attendre quand celui-ci a été décroché. Un type de comportement rarement observé dans les précédents opus et qui constitue un véritable gain en réalisme.


La planification, une évolution qui laisse perplexe

Comme prévu, la principale évolution de ce PCM26 concerne sans aucun doute la gestion de la planification des saisons. Sur le papier, le nouveau système, axé autour d'une triplette Hiérarchie-Groupes-Programme Sportif, doit simplifier la vie des joueurs, puisqu'il est désormais possible, et même obligatoire en un sens, de laisser l'IA construire la planification à partir des informations que vous lui donnerez dans ces trois onglets. Dans les faits, le résultat apparaît encore très imprécis.


La planification automatique sur PCM26 est assez aléatoire
Pas de course avant son premier objectif pour Onley...

Les calendriers générés manquent globalement de cohérence, avec par exemple des coureurs visant un objectif majeur sans disposer d'un programme de préparation crédible, un Oscar Onley qui vise Tirreno-Adriatico sans aucune course auparavant dans son calendrier ou à l'inverse des leaders enchaînant les courses importantes sans aucune période de repos entre celle-ci et un nouvel objectif majeur comme un Grand Tour. Bref, une petite déception. Cette approche conviendra probablement aux joueurs occasionnels, qui souhaitent déléguer une partie du travail de planification. En revanche, les amateurs de gestion minutieuse risquent de se sentir piégés. Il reste possible toutefois de modifier intégralement les calendriers à la main, mais l'opération est désormais plus longue et moins ergonomique qu'auparavant puisqu'elle nécessite de naviguer entre plusieurs onglets. Surtout, rien n'est pensé pour.


Une planification IA encore

Par exemple, il est impossible d'éviter une planification automatique et, même avec un Programme Sportif réduit au minimum (3 objectifs par saison, au lieu des 6 proposés), l'IA vous fera quand même sa propre planification. Il ne vous reste donc plus qu'à supprimer chaque course proposée à chaque coureur, une par une… Attention également au bouton « recalculer », dont le fonctionnement peut surprendre : loin d'ajuster le calendrier en fonction des modifications réalisées par le joueur, du moins, par uniquement, il régénère l'ensemble de la planification selon les choix de l'ordinateur, effaçant au passage tout le travail effectué manuellement par exemple.


Planification du programme de Pogacar sur PCM26
Trois courses seulement avant le Tour Auvergne-Rhône-Alpes pour Pogacar ? Surprenant

Cette nouvelle planification, qui s'applique également aux équipes IA pour, normalement, proposer des calendriers plus en adéquation avec le coureur, laisse également à désirer sur ce point là. Voir Jonas Vingegaard disputer uniquement des classiques après le Tour de France ou Tadej Pogacar se limiter à Milan-Sanremo et Liège comme classiques printanières donne une impression de manque de réalisme. Un détail, certes, mais qui semblait pourtant si prometteur à l'annonce de cette nouvelle planification pour l'IA.



Pro Cyclist, une petite évolution mais un vrai point positif

Du côté du mode Pro Cyclist, la possibilité d'incarner directement un coureur réel représente une excellente idée. Pouvoir construire la carrière d'un jeune talent comme Del Toro ou Seixas apporte une immersion supplémentaire très appréciable et, surtout, la gestion de la planification du coureur y est beaucoup plus claire et intuitive que dans le mode carrière classique. Une bouffée d'air frais. En revanche, le comportement de l'IA en course fut plus surprenant, et pas dans le bon sens. Lors de notre carrière avec Del Toro, UAE a ainsi passé une journée entière à contrôler toutes les tentatives d'échappée lors d'une étape de l'UAE Tour, même s'il s'agissait d'un seul coureur aucunement dangereux au général. Résultat : l'équipe s'est épuisée inutilement et Del Toro n'a même pas pu épauler Pogacar dans l'ascension finale. Un comportement incompréhensible qui nuit fortement à l'immersion. Mais il serait dur de trouver dans cette étape une constance plus qu'une exception. Sur nos nombreuses autres heures de jeu, le comportement de l'IA fut plus globalement une réussite absolue.


Planification Pro Cyclist PCM26
Une planification à l'ancienne, qui sent PCM 2009...

Bilan de notre test Pro Cycling Manager 26

Au final, PCM 26 reste globalement un vrai plaisir en main. Le gameplay est efficace, la progression de l'IA augmente l'immersion et le réalisme et le mode Pro Cyclist gagne en intérêt grâce à l'incarnation possible des coureurs réels. La nouvelle gestion de la planification nous laisse toutefois, nous les puristes de la planification, sérieusement sur notre faim. Mais une fois celle-ci effectuée, le plaisir de jouer reprend le dessus et l'expérience est vraiment satisfaisante.

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