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Les 10 meilleurs coureurs de Colombie – Top 10 des nations du cyclisme au XIXe siècle

il y a 1 heure
4 min de lecture

C'est l'heure de notre nouvelle série top 10, cette fois consacrée aux meilleures nations au XIXe siècle. Ce mercredi, nous débutons par la 10e place de notre classement, occupée par la Colombie, qui a explosé et pris une place majeure dans le cyclisme mondial depuis les années 2000, malgré des résultats parfois souvent loin des attentes. Mais ça suffit à devancer des nations comme la France, la Norvège ou les Etats-Unis.


La Colombie, 10e du top 10 des meilleures nations
  • La Colombie, 10e position classement nation


Les meilleurs coureurs de Colombie en cyclisme au XIXe siècle

Ce ne se sera pas joué à grand-chose avec la Suisse (18 990 points) mais c'est bien la Colombie qui referme notre top 10 des nations du cyclisme au XIXe siècle, avec 19 840 points. Une place que les Sud-Américains doivent en très grande partie évidemment à leurs deux doubles vainqueurs en Grand Tour, Nairo Quintana et Egan Bernal, vainqueur du Giro 2021, mais surtout d'une année 2019 XXL avec Paris-Nice, le Tour de Suisse et, en point d'orgue, le Tour de France. Deux cartes maitresses qui ont cumulé quasi la moitié des points colombiens au XIXe siècle, mais pas toutes les victoires majeures. Auteur d'une année 2016 exceptionnelle (2e du Giro, 3e de la Vuelta, vainqueur du Tour de Lombardie) et unique Colombien vainqueur d'un Monument dans l'histoire, Esteban Chavès a solidement contribué à cette Colombie-mania, tout comme Rigoberto Uran, vainqueur d'étape sur les trois Grands Tours, vainqueur du GP de Québec 2015 mais qui aura surtout multiplié les places d'honneur, avec cette médaille d'argent aux JO 2012 ainsi que ses 2e places sur le Tour 2017 et les Giro 2013 et 2014.


Bernal, vainqueur du Giro 2021 fait évidemment partie du top 10 des coureurs de Colombie au XIXe siècle
Bernal aura gardé son maillot rose lors du chrono de Milan, contrairement à Quintana 4 ans plus tôt

Monté sur les podiums du Giro et de la Vuelta en 2018, vainqueur du Tour de Suisse 2016 et du Tour de Catalogne 2019, Miguel Angel Lopez complète le top 5 des meilleurs colombiens du XIXe siècle. Dans le reste du top 10, on retrouve notamment Daniel Felipe Martinez, 2e du Giro 2024 et vainqueur du Dauphiné 2020 et du Tour du Pays Basque 2022, mais aussi Santiago Botero, champion du monde du contre-la-montre 2022 et vainqueur du Tour de Romandie 2005, et Fernando Gaviria, auteur de 54 victoires chez les professionnels, dont 7 en Grand Tour. Enfin, on retrouve également Carlos Betancur, vainqueur de Paris-Nice 2014, et Sergio Higuita, qui avait remporté le Tour de Catalogne 2022.


les meilleurs coureurs colombien

Nairo Quintana, le porte étendard du cyclisme colombien

Il ne fait aucun doute que Nairo Quintana est le plus grand coureur colombien du XIXe siècle, et même de la histoire. Même s'il n'a pas remporté le Tour de France qui semblait pourtant lui être promis après sa 2e place en 2013, à sa première participation, "Nairoman" n'a cessé entre 2012 et 2019 de compléter son incroyable palmarès. Vainqueur du Giro 2014, de la Vuelta 2016, 2e du Tour 2013 et 2015, 3e en 2016, Quintana a également régné en maitre sur les courses d'une semaine, remportant le Tour du Pays Basque 2013, Tirreno-Adriatico en 2015 et 2017 ainsi que le Tour de Catalogne et le Tour de Romandie 2016. Fort de 53 succès professionnels, il a le plus gros pamarès colombien, sans conteste. Mais Nairo Quintana était – et est toujours – bien plus qu'un simple palmarès aux yeux des fans de son pays. Véritable idole dans son pays, Nairo Quintana a presque à lui seul hissé la Colombie au sommet du cyclisme mondial. Premier coureur colombien à remporter un Grand Tour, premier également à monter sur le podium du Tour de France, il a ouvert une voie et fait naître des espoirs que tout un peuple a longtemps nourris à travers lui.


Quintana, star du top 10 des coureurs de Colombie au XIXe siècle
Quintana vainqueur, Chavès, 3e : deux Colombiens sur le podium de la Vuelta 2016

La Nairomania qui s'emparait chaque année des routes du Tour n'avait alors que peu d'équivalents dans le peloton. Elle témoignait de l'immense ferveur qu'il suscitait, mais aussi de la place toute particulière qu'il occupait dans le cœur des Colombiens. Il fut la première véritable superstar du cyclisme colombien, et peut-être même encore la seule à ce jour, tant les blessures et les épreuves ont peu à peu éloigné Egan Bernal de ce statut. Certes, le crépuscule de sa carrière n'aura pas été à la hauteur de son immense talent, notamment après la désillusion du Giro 2017, lorsqu'il avait vu Tom Dumoulin lui ravir le maillot rose lors du contre-la-montre final dans les rues de Milan. Mais les dernières pages ne sauraient effacer la grandeur de celles qui les ont précédées. Car Nairo Quintana demeure un coureur à part dans l'histoire du cyclisme colombien : un pionnier, un symbole et, surtout, un homme qui aura durablement marqué de son empreinte l'histoire de son sport et celle de tout un pays.


Ce qui manque à la Colombie pour être plus haut

Il suffit de jeter un œil au classement des dix Colombiens retenus pour comprendre ce qui aura finalement fait défaut à ce pays : une plus grande densité au plus haut niveau. Les coureurs colombiens ayant décroché au moins un succès majeur sur le circuit WorldTour sont nombreux, mais, à l'exception d'Egan Bernal et de Nairo Quintana, rares sont ceux qui auront réussi à s'inscrire durablement parmi les meilleurs. Car le talent n'a pourtant jamais manqué. Plusieurs d'entre eux ont atteint, au cours de leur carrière, des sommets absolument remarquables. Mais là où Quintana est parvenu à s'installer dans l'élite sur la durée, les autres n'auront souvent fait qu'y passer. Leur étoile a parfois brillé très fort, mais rarement très longtemps.


Vainqueur du Lombardie 2016, Chavès est 5e du top 10 des coureurs de Colombie au XIXe siècle
Chavès illustre parfaitement ce qu'il aura manqué à la Colombie

Esteban Chaves en est sans doute l'illustration la plus frappante : sur les 1 720 points récoltés au cours de sa carrière, pas moins de 1 410 l'ont été lors de la seule année 2016. Si le cas d'Egan Bernal (1 890 points en 2019 avant d'enchainer les blessures) relève avant tout de circonstances malheureuses, il symbolise aussi, à sa manière, ce qui aura tant manqué au cyclisme colombien : de la continuité, de la longévité et cette capacité à demeurer au sommet saison après saison. Car la plupart de ces coureurs ont quitté les premiers rôles bien avant d'avoir atteint la trentaine, laissant derrière eux un vide parfois difficile à combler, surtout sans renouvellement générationnel. La Colombie a su faire émerger des champions, parfois même des coureurs d'exception. Ce qu'elle n'a pas suffisamment réussi, en revanche, c'est à les faire durer… et à préparer ceux qui viendront après eux.

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Invité
il y a quelques secondes

19 eme siècle ?

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