La Vuelta a Espana 2026 🇪🇸 - Étape 14 : parcours et favoris à la Sierra de La Pandera
- Thibaud Chambre

- il y a 1 minute
- 6 min de lecture
Ce samedi 5 septembre 2026, la 81e édition de la Vuelta a España continue sa route à travers l'Andalousie, afin de rejoindre les cimes de la Sierra de la Pandera. Présentation du parcours et des favoris de la 14e étape du Tour d'Espagne 2026 où Enric Mas voudra encore accroitre son avance sur ses adversaires à la victoire finale à Grenade.

Date de l'étape 13 de la Vuelta a España 2026 : samedi 5 septembre 2026
Horaire de l'étape 13 : départ à 13 h 15 et arrivée estimée à 17 h 19
Diffusion et retransmission TV : Eurosport Max 1 à partir de 14 h 45
La Vuelta a Espana 2026 : Parcours, météo et favoris de l'étape 14 à la Sierra de la Pandera
4 338 mètres de déclivité à encaisser une étape de plus ; l'étape 14 sous la chaleur écrasante de l'Andalousie. Une journée encore une fois pesante sur les organismes des participants à cette Vuelta a Espana 2026.
Profil étape 14 du Tour de La Vuelta a Espana 2026

La Vuelta a Espana 2026 : Carte du tracé de l'étape 14

Le parcours détaillé de l'étape 14 de La Vuelta a Espana 2026
1 077 mètres seront à digérer sur les 51 premiers kilomètres menant au plus haut de Mancha Real. C'est ici que l'échappée matinale devra se former et obtenir le blanc-seing des Movistar pour espérer se disputer la victoire d'étape.
Kilomètre 82.3 de course : pied de la première ascension répertoriée du jour avec le Los Villares (10.5 kilomètres à 5.4 %)
Si Richard Carapaz veut encore tenter un coup de poker dans le Puerto de Locubín (8.8 kilomètres à 5.1 %), il devra nécessairement avoir mis des pions à l'avant, à l'image de profil comme le petit colombien Juan Felipe Rodriguez. Néanmoins, il serait plus opportun pour l'Equatorien de placer son offensive presque trop prévisible dans l'ascension finale, plutôt que de se tirer une balle dans le pied en partant de trop loin.
Descriptif du final de l'étape 14 de La Vuelta a Espana 2026
21.4 kilomètres de l'arrivée : sommet de l'avant-dernière difficulté et bascule vers le pied du juge de paix

15.6 kilomètres de l'arrivée : portion de 1.7 kilomètres à 5.9 %

Un repecho qui comprendra 360 mètres à 16 % dans les rues étroites de Valdepeñas de Jaén.

13.7 kilomètres de l'arrivée : bascule vers le pied d'une difficulté qui a connu six arrivées depuis 2002.

12.2 kilomètres de l'arrivée : prise des premières pentes pour aller récupérer le pied officiel de cette ascension finale.

La Sierra de la Pandera (11.9 kilomètres à 7.2 %) où les pourcentages afficheront 17 % au plus fort de la pente.
8.8 kilomètres de l'arrivée : très courte respiration avant d'entrer dans une portion finale du col à 7.9 % de moyenne dont 840 mètres à 11.7 % et une autre de 3.6 kilomètres à 10.6 %

8.4 kilomètres de l'arrivée : jonction avec le versant de 2022 et fin des images Streetview

Replay des résumés des deux derniers passages à la Pandera
Descriptif des points distribués tout au long de la quatorzième étape de La Vuelta a Espana 2026
Secteurs | Maillot du meilleur grimpeur | Maillot du meilleur sprinteur | Bonifications |
Los Villares (Cat. 2) | 5-3-1 | ||
Sprint intermédiaire de Castillo de Locubín | 20-20-17-15-13-1017-15-13-10 | ||
Puerto de Locubín (Cat. 2) | 5-3-1 | 6-4-2 | |
Arrivée de la Sierre de la Pandera (Cat. 1) | 10-6-4-2-1 | 20-17-15-13-11-10-9-8-7-6-5-4-3-2-1 | 10-6-4 |
Total de points maximum atteignables | 20 points | 40 points | 16 secondes |
Point météorologique de la quatorzième étape de La Vuelta a Espana 2026
Un vent de Nord-Ouest passant de 10 à 18 km/h progressivement au fil de la journée. Mais surtout une température qui ne descendra jamais sous les 34° C, même au sommet de la Sierra de la Pandera. De quoi continuer de couper quelques cannes.

Les favoris de l'étape 14 de La Vuelta a Espana 2026
Pour les Decathlon CMA-CGM, la perte de Gregor Mühlberger est considérable. Perdre un dernier rempart de sa carrure et un ange gardien pour les étapes de montagne se paie au prix fort pour Félix Gall. Désormais les pourcentages andalous de la Sierra de la Pandera ne pardonneront aucune défaillance de l'Autrichien. Il semble de plus en plus inconcevable que le leader de l'équipe Français soit capable de s'isoler face à un virevoltant Enric Mas. Encore plus sans son compatriote et coéquipier, éliminé sur chute lors de l'étape précédente.
Cela ouvre nécessairement encore plus la voie à une opportunité pour les baroudeurs patentés. Les Decathlon CMA-CGM vont devoir gérer leur effectif et ne pourront plus mettre la pression comme il le désire. L'option d'avoir un coureur satelitte se complique. Après deux échappées de suite, Léo Bisiaux va devoir faire le travail pour deux. Du côté des Movistar, la gestion est pour le moment millimétré. L'équipe Espagnol sait placer des pions à l'avant pour les récupérer plus en aval de la course, et surtout les hommes de José Vicente García Acosta et José Joaquín Rojas ne paniquent jamais face aux coureurs du Top 10 qui opèrent successivement des remontées au Classement Général. On peut ainsi citer Jakob Omrzel, vainqueur au Calar Alto, désormais 6e à 4 minutes 59 secondes ou même Mattias Skjelmose, 7e du Classement Général, qui a récupéré 2 minutes 10 secondes dans son échappée sur l'étape de transition proposée entre Almuñécar et Loja. Entre la solidité d'Orluis Aular et l'endurance d'Iván Romeo, c'est l'ensemble du collectif qui sait se sublimer pour Enric Mas. Toute la question sera de savoir qui pourrait jouer l'élément trouble-fête dans la composition d'échappée et forcer les Movistar à maintenir un écart ouvrant la voie à une victoire au sein du peloton ? Peut-être un Sepp Kuss ou de nouveau le jeune Slovène de l'équipe Bahrain Victorious, Jakob Omrzel ? Quoi qu'il en soit, certaines équipes commencent déjà un jeu défensif des places au Classement Général. Ce qui peut aussi ouvrir la porte à des alliés de circonstance. Dès lors, après sa démonstration sur les pentes du Calar Alto, le Maillot Rouge est probablement le grand favori parmi les prétendants à la victoire finale. D'autant qu'il semble que le majorquin est celui qui digère le plus les chaleurs étouffantes de ce mois de septembre.
Richard Carapaz, à 3 minutes 53 secondes n'est pas encore la menace principale pour le natif d'Artà. Ce qui pourrait permettre au sociétaire de la EF Education EasyPost de faire parler la poudre. Toujours prêt à dynamiter la course de loin, le deuxième de l'édition 2020 ne se fera pas prier pour attaquer si une ouverture se présente. L'Équatorien, avec son tempérament de guerrier, adorera s'imposer de nouveaux au sommet de la Pandera, après sa victoire en 2022. À ses côtés, Juan Felipe Rodriguez aura un rôle clé. Le Colombien pourrait être placé aux avants-postes afin de servir de points d'appui. Mais si l'écart se fait avec le peloton, le jeune néopro aura des arguments parlants en sa faveur. Véritable poids plume, être vainqueur d'étape sur la Ronde de l'Isard, vous place forcément les dispositions physiques de ces talents de demain.
Pour autant, en échappée, il y aura des clients. A commencer par Santiago Buitrago, en quête du maillot de la montagne, que Wout van Aert lui conteste. Au jeu de résistance verticale, le Colombien trouve ici un terrain taillé sur-mesure pour ses caractéristiques. Intraitable dès que la pente passe au plus foncé sur les graphiques, il a montré être parmi les plus forts de cette 81e édition lors des ascensions du Calar Alto et de l'Alto de Aitana. Etant donné la remontée de Wout van Aert au pois, les 10 points offerts au vainqueur d'étape ne serait pas de trop. Surtout que le porteur du Maillot Vert pourrait prendre le maximum de points sur les ascensions précédentes.
La concurrence en face n'est pas pour autant réduite à peau de chagrin. João Almeida a montré avoir retrouvé des couleurs. Avec l'absence de Pavel Sivokov, le coureur émirati sera au centre de la tactique d'équipe. Cette fois-ci plus question de se sacrifier pour le collectif, le portugais devra faire ce qu'il sait faire de mieux, à savoir monter au train et à son rythme. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il ne faudra pas éliminer Jack Haig des prétendants. Le sociétaire de la Netcompany INEOS s'est totalement relevé pour aider son leader en perdition sur les pentes du Calar. Tout comme il ne faudra pas écarter le culot du jeune phénomène belge Jarno Widar, qui a annoncé viser des échappées. Sur des pentes à deux chiffres, le petit gabarit compact sait se sublimer. Malheureusement, son imprévisibilité fait qu'on ne sait jamais quand il souffle le chaud ou le froid. Enfin, après sa démonstration au pied de l'Alto de Aitana, Marcel Camprubí représentera un carte d'outsider à suivre de près, pour les Pinerello Q.36.5. Sous cette chaleur écrasante, quoi qu'il arrive les profils le plus à surveiller sont sans doute :
les coureurs n'ayant pas participé au Tour de France
les Espagnols et Sud-Américain qui ont une haute tolérance à ses conditions extrêmes.
⭐ ⭐ ⭐ Santiago Buitrago
⭐ ⭐ Richard Carapaz - Juan Felipe Rodriguez
⭐ Enric Mas - João Almeida - Marcel Camprubí - Jack Haig - Jarno Widar






Commentaires