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Igor Gonzalez de Galdeano : Homme du Tour et de La Vuelta

Revenons aujourd’hui sur Igor, pur basque né à Vitoria-Gasteiz, autrement appelé Speedy Gonzalez. Coureur au tournant des années 1990-2000, il a fait parler de lui essentiellement sur les courses à étapes. Toujours placé, pas toujours gagnant, sa régularité a fait de lui un des meilleurs coureurs de son époque.

Igor Gonzalez De Galdeano

Par @coureursoublies sur Twitter


Il avait les CG dans le sang, Igor. Il courait pour atteindre toujours le meilleur général possible. Spécialiste du chrono et très bon grimpeur, doté d’une bonne récupération, il avait toutes les qualités nécessaires pour briller sur les Grands Tours.


Igor Gonzalez de Galdeano : Un homme de course à étapes


Qu’a-t-on retenu de lui aujourd’hui ? Pas grand-chose, diront les mauvaises langues, à part des fonds de top 10. La mémoire nous joue parfois des tours car Igor était en réalité d’une toute autre trempe. En témoignent les différents maillots qu’il a porté dans sa carrière, le maillot Oro sur la Vuelta à plusieurs reprises et bien sûr le maillot jaune sur le Tour de France, nous y reviendrons.


Commençons d’abord par 1999. Quatre ans qu’Igor est professionnel et il dispute là déjà son 4e Grand Tour (en fait, sa 4e Vuelta). C’est la consécration. Dès le prologue, il s’impose dans un exercice qu’il affectionne devançant des grands noms tels Ullrich et Olano. Il ne portera son maillot jaune qu’une seule journée, le perdant le lendemain au profit d’un Jacky Durand échappé et prenant des bonifications. Mais c’est surtout ensuite qu’il confirme avec un niveau impressionnant en montagne. Alors pensionnaire de la Vitalicio-Seguros, il remporte la 12e étape jugée au sommet d’Andorre-Arcalis, étape durant laquelle le maillot jaune Olano craque complètement et lâche 9’, marquant dans le même temps le retour au premier plan de Jan Ullrich. Ce dernier s'emparait de la tunique de leader (la première depuis le Tour 1997). "Speedy Gonzalez" de son surnom terminera second de cette édition derrière l’Allemand. Serait-ce alors le lancement de sa carrière ou un coup d’éclat sans lendemain ?


La suite de son histoire, il l’écrira avec la Once et Manolo Saiz. Encore et toujours sur la Vuelta. Sa Vuelta. Comme à Saragosse le 16 septembre 2001. Sur une étape toute plate, devenue légendaire, Igor remporte la victoire à plus de 55 km/h de moyenne. Les coureurs ayant eu fort vent de dos toute la journée, des éventails s’étaient créés… il parviendra à surprendre les sprinteurs restants dans un groupe d’une quarantaine de coureurs en terminant le travail en facteur. En bon gros rouleur qu’il est… Il sauve ainsi une Vuelta terne, où il est apparu en difficulté régulièrement.

A Gijon, le 6 septembre 2003, il remporte avec la ONCE le Contre la Montre par Equipes lors de la première étape, et endosse ainsi une nouvelle fois le maillot Or (Ancien maillot rouge de leader). Là encore, il ne le garde qu’une journée mais termine tout de même 4e du Classement Général final.


Une histoire aussi sur le Tour de France


L'histoire d'Igor s'est aussi écrite en dehors de ses terres et notamment en France France. A deux reprises, en 2001 et en 2002, il prend la 5e place du Classement Général sur les routes du Tour en juillet. En 2002, suite à un chrono par équipes de 67 km, il endosse le maillot jaune à Château-Thierry, grâce à la victoire collective de la ONCE. Un maillot qu’il gardera une semaine, même à l’issue du chrono individuel de Lorient, résistant à l'inévitable Lance Armstrong. Le Texan finira par récupérer son bien à l’issue de la montée de La Mongie lors de la 11e étape.


A noter que son frère ainé, Alvaro, était également coureur professionnel. Chose rare : les deux frères ont couru exactement dans les mêmes équipes dès lors qu’Igor est passé professionnel.


Certains pourront regretter qu’Igor ait quitté le cocon (presque) familial d’Euskaltel, où il passa ses quatre premières années professionnelles, mais son choix a clairement été dicté par la volonté de progresser et franchir le cap des GT. Et le moins qu’on puisse dire, c'est que l’opération a plutôt bien réussi, vu la régularité dont il a fait preuve par la suite, même si ce fut de courte durée (environ 5 ans). Cependant, la formation basque n'a pas été rencunière, puisqu'il est ensuite devenu Directeur Sportif durant plusieurs années. Oui, Igor est et restera un symbole au Pays Basque.


Par @Coureurs oubliés



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