Amstel Gold Race 2026 🇳🇱 : Parcours, engagés et favoris de la 60e édition
- Thibaud Chambre

- 18 avr.
- 6 min de lecture
A un changement mineur près, la 60e édition de l'Amstel Gold Race sera un copier-coller de la précédente édition. La classique au milieu du Limbourg néerlandais ouvrira, comme toujours, la série du triptyque ardennais.

Date de l'Amstel Gold Race 2026 : dimanche 19 avril 2026
Horaire de l'Amstel Gold Race : départ à 11 h 10 et arrivée estimée à 17 h 12
Diffusion TV / Retransmission en intégralité : Eurosport Max à partir de 15 h 00
Présentation de l'Amstel Gold Race 🇳🇱 :
Sortie des brasseries de la marque de bière Amstel en 1966, Ton Vissers et Herman Krott avaient pour ambition de concurrencer les meilleures cuvées italiennes et belges en créant l'Amstel Gold Race. Bien leur en a pris puisque la course est considérée comme l'épreuve la plus importante du calendrier néerlandais.
En quête de la recette idéale, l'épreuve s'est longtemps cherchée une identité propre : brassant les itinéraires, transvasant les départs et arrivées pour obtenir la combinaison parfaite. En 2017, la course a pris une nouvelle tournure. Pour laisser la course le temps de s'infuser, le Cauberg dont les pourcentages avoisinent les 8 %, a été placé en guise d'apéritif à partir de 2017. Pour l'édition 2025, les organisateurs ont choisi de redonner au Cauberg ses lettres de noblesse en le plaçant toute à la fin, en lieu et place de digestif.
Le tenant du titre est Mattias Skjelmose, surprenant vainqueur en 2025 face à Evenepoel et Pogacar.
Record de victoires : Jan Raas (1977, 1978, 1979, 1980, 1982)
Record de Top 10 : Michael Boogerd (10)
Itinéraire de l'Amstel Gold Race 2026
257.2 kilomètres entre Maastricht et Berg en Terblijt, tout autour de la région vallonnée Limburg (Pays Bas). Le menu concocté par les organisateurs sera donc le même, avec 33 difficultés à ingurgiter et digérer tout au long des 3 394 mètres de déclivité.

Le profil de l'Amstel Gold Race 2026

Parcours détaillé l’Amstel Gold Race 2026
Le parcours de la 60e édition de l’Amstel Gold Race marque le retour de l'emblématique montée du Cauberg (800 mètres à 6,5% de pente moyenne avec un passage à 12,8%) dans le final de la course après neuf ans d'absence. Les coureurs l'escaladeront à trois reprises, la dernière ascension se situant à seulement 2,6 km de l'arrivée. Le parcours serpente à travers le sud du Limbourg, caractérisé par des routes étroites, sinueuses et vallonnées. Les 50 derniers kilomètres sont particulièrement exigeants, avec des montées telles que le Gulperberg, Kruisberg, Eyserbosweg, Fromberg et le redoutable Keutenberg.

43 kilomètres de l'arrivée : Le Kruisberg (500 mètres à 7.9 % - max : 14.6 %) signe la marque d'un final stressant. Loin d'être décisive, les pentes abruptes de cette courte montée ne présentent pas la seule et unique difficulté. Les routes étroites sont vectrices de stress, de tension et de complexité dans l'organisation de la chasse derrière les fuyards.

41 kilomètres de l'arrivée : L'Eyserboswerg (1 kilomètre à 8 % - max : 19.4 %) s'aborde lui aussi sur des routes étroites. Sa longueur a permis, en 2019, à Julian Alaphilippe et Jakob Fuglsang de s'isoler. Signe que les 38 kilomètres qui séparent son sommet de l'arrivée ne sont pas un frein aux offensives.
33 kilomètres de l'arrivée : Le Keutenberg (1.5 kilomètres à 5.1 % - max : 17.2 %) est, à ne pas s'y méprendre, la montée de l'Amstel Gold Race. Tant et si bien que Tadej Pogacar aura décidé d'utiliser la montée pour son attaque décisive, en 2023. Sur les conseils de Mathieu van der Poel, la "montée la plus difficile du parcours" aura été le point de départ d'un raid d'un peu plus de 25 kilomètres en solitaire.

18 kilomètres de l'arrivée : Le Geulhemmerberg (900 mètres à 6.2 %) était utilisé par Alejandro Valverde sur les éditions 2017 et 2018. Une difficulté qu'il aimait exploiter pour faire exploser le groupe de tête.

11 kilomètres de l'arrivée : Le Bemelerberg (800 mètres à 5.2 % - max : 6.3 %) se poursuit par un long plateau en son sommet, portant la difficulté à une distance totale à 4.3 kilomètres à près de 2 %. Une difficulté sur une route serpentante et boisée favorable aux attaques. Bien que ledit plateau offre un terrain de chasse presque idéal à un groupe organisé.
Descriptif de la modification du final initiée par l’Amstel Gold Race 2025

5.3 kilomètres de l'arrivée : sur " l'ancien tracé ", en bifurquant sur la gauche, les coureurs n'avaient plus que 1.4 kilomètre plat pour rallier l'arrivée. Désormais, en tournant sur la droite, pour récupérer le Cauberg, il faudra rajouter 4 kilomètres de plus et une difficulté supplémentaire non des moindres.


4.6 kilomètres de l'arrivée : cette fois, en récupérant la Daalhemerweg, en prenant la première à gauche au rond-point, les coureurs récupèreront le final de l'édition 2015 (qui avait vu pour la dernière fois le Cauberg en juge de paix). En piquant droit vers le Cauberg, le peloton saura ce qu'il l'attend.
2.6 kilomètres de l'arrivée : Le Cauberg (800 mètres à 7.4 % - max : 13 %) en lieu et place de juge de paix dans le final de l'Asmtel Gold Race.
Les conditions météorologiques de l’Amstel Gold Race 2026
Bien que le vent soit de Nord-Ouest, impliquant un final relativement défavorable, sa puissance de seulement une douzaine de kilomètre par heure n'en fera pas un élément déterminant puisque non bloquant. Cette direction, d'ailleurs, impliquera une montée de Keutenberg de manière favorable. De quoi pousser encore plus au Remco Show ?

Attention tout de même aux petits crachins qui menaceront tout au long de la journée. Des petites pluies continuent sont mêmes annoncées aux alentours du premier passage sur la ligne d'arrivée. Enfin, tout cela dépend des modèles. Quoi qu'il arrive, si pluie il doit y avoir, elle n'est pour l'heure pas prévue d'être dantesque.

Les favoris de l'Amstel Gold Race 2026
À l’heure où ces quelques lignes sont écrites, le vent est annoncé portant dans le Keutenberg. Peu puissant, les conditions sont parfaites pour une attaque de Remco Evenepoel, sur un modèle similaire à celle de la Redoute sur la Doyenne des Classiques, Liège-Bastogne-Liège. Mais si le vent venait à changer, il ne faudra surtout pas se fourvoyer. Le Remco Show pourrait intervenir plus tôt ou plus tard que prévu. « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent », nous dit l’adage. En l’absence de Tadej Pogačar, le leader de la Red Bull - Bora Hansgrohe se doit de dicter sa loi. Surtout que, contrairement au Slovène, le Belge n’est pas du genre à se faire rattraper une fois que la machine est lancée.
En cas de situation bloquée, ils sont pléthore d’hommes en grande condition. On sait que les profils à la Michael Matthews sont toujours allés chercher des résultats. En sera-t-il de même pour Alex Aranburu, qui est virevoltant en ce moment ? À moins que les coureurs à la fibre puncheuse ne viennent troubler ses plans. D’autant que les Ineos Grenadiers peuvent miser sur leur doublette française avec Kévin Vauquelin, en préparation pour la Flèche Wallonne, et Axel Laurance.
Mattias Skjelmose remettra lui son titre en jeu, mais il est compliqué d’en faire le grandissime favori, compte tenu de son Tour du Pays basque. Le sociétaire de la Lidl-Trek est toujours tombé sur plus fort. Un constat qui pourrait encore se répéter aux Pays-Bas, d’autant qu’il a été malade dernièrement.
Du côté d’UAE, Benoît Cosnefroy sera sans doute le leader. Il a montré sur la Flèche brabançonne qu’il arrivait en forme à point nommé. Troisième, il a été dans le bon mouvement pour la gagne. Avec un Tim Wellens qui reprend seulement la compétition, le Français est sans doute la meilleure carte d’une formation émiratie qui a rarement paru aussi « faible » sur une grande course.
Libéré de l’étreinte de Mathieu van der Poel, Tibor del Grosso trouve une occasion parfaite de confirmer que sa victoire sur la NXT Classic n’est en rien due au hasard. Le sociétaire de la Alpecin - Deceuninck devra néanmoins corriger ses errances de placement, qui l’obligent à rattraper les bons coups.
Ce manque de grinta peut être ô combien pénalisant, sauf quand on a en soi cette vista. C’est particulièrement le cas de Mauro Schmid, qui sait prendre les devants pour être là dans le money time.
La question autour du Suisse repose plutôt sur le moment où il entamera sa baisse de régime. En grande condition depuis le début de saison, le coureur de la Jayco-AlUla va bien finir par payer ses 20 jours de course. Un peu comme Romain Grégoire, sur le front depuis février et qui a même participé aux Flandriennes. Il a néanmoins été à l’aise sur la Flèche brabançonne, et sa 4e place ne reflète pas son niveau. Il méritait le podium voir la victoire. Un candidat sérieux pour le podium dimanche.
⭐⭐⭐⭐ Remco Evenepoel
⭐⭐⭐ Kévin Vauquelin - Benoit Cosnefroy
⭐⭐ Mauro Schmid - Romain Grégoire - Mattias Skjelmose - Alex Aranburu
⭐ Paul Lapeira - Pello Bilbao - Tibor del Grosso - Axel Laurance - Quinn Simmons - Matteo Jorgenson - Tobias Halland Johannessen - Julian Alaphilippe - Ben Tulett




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