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Tobias Lund Andresen 🇩🇰 (Decathlon CMA CGM) : "Remporter une étape sur le Giro 2026"

Sensation du début de saison, Tobias Lund Andresen sera le chef de fil lors des sprints de l'équipe Decathlon CMA CGM sur le Giro 2026. L'objectif sera bien évidemment de remporter une étape, ce qui lui permettrait de franchir un nouveau palier dans sa jeune carrière. Interview.


Tobias Lund Andresen 🇩🇰 (Decathlon CMA CGM) : "Remporter une étape sur le Giro 2026"

Tobias Lund Andresen 🇩🇰 (Decathlon CMA CGM) : "Remporter une étape sur le Giro 2026"

Au cours de cette interview exclusive, nous sommes également revenus sur son début de saison, la convalescence de Kooij, sa forme et son Tour d’Italie à venir, ainsi que sur la suite de sa saison et de sa carrière, avec un mot également sur son ancienne équipe, Picnic PostNL.


Salut Tobias, bravo pour ton début de saison exceptionnel. T'attendais-tu à être à un tel niveau ?

J’espérais être à un bon niveau global, mais non, je mentirais si je disais que je m’attendais à ce que ce soit aussi bon que ça l’a été. Je veux dire, c'est une chose de briller en Australie et le niveau là-bas, mais face aux Visma et sur les Classiques, non, je ne m’attendais pas vraiment à ce type de régularité.


Oui, tu as terminé deuxième de Gent-Wevelgem, et 6e de Kuurne - Bruxelles -Kuurne. Ce sont d'excellents résultats, réguliers comme tu dis.

Oui, c'est ça. Mon rêve a toujours été aussi de faire les Classiques, mais ces dernières années je ne les ai pas faites. Je ne suis même pas sûr de les avoir déjà terminées, donc ce rêve s’éloignait un peu. Mais maintenant, j’ai retrouvé de la confiance et je pense que je peux gagner ces courses à l’avenir, donc je suis très heureux de performer aussi sur ces épreuves.


Tu as des regrets sur certaines courses ?

Pas cette année. Je ne pense pas avoir de regrets. Il y a toujours des choses que tu peux améliorer, mais le cyclisme n’est pas noir ou blanc. Beaucoup de choses peuvent se passer dans une course, et certains jours tu n’as simplement pas de bonnes jambes. Donc je pense avoir tiré le maximum. J’aurais peut-être pu gagner quelques places ici ou là, mais je ne pense pas qu’on ait fait de grosses erreurs.


L’absence d’Olav Kooij t’a donné plus d’opportunités, malheureusement pour lui. Est-ce que cela change ton rôle ou ton statut dans l’équipe pour cette année et la saison prochaine ?

Indirectement, oui, parce qu’Olav devait aussi faire certaines des courses que j’ai disputées. Donc j’ai eu ma chance parce qu’il n’était pas là au départ. D’une certaine manière, ça m’a permis de montrer plus facilement mon niveau et de performer sur ces courses. L’équipe ne s’attendait probablement pas à ce que je sois aussi performant cette année, donc c’est peut-être un petit casse-tête pour eux maintenant. Je ne sais pas comment ils vont gérer ça dans les années à venir, mais je pense qu’on peut aussi trouver une façon de s’aider mutuellement en course.


Tobias Lund Andresen 2e de Gent Wevelgem
Tobias Lund Andresen, Ă  gauche, 2e de Gent Wevelgem / Elias ROM - AFP

Comment te sens-tu à l’approche du Giro 2026 ?

J'ai de bonnes sensations. Je pense qu’il y a vraiment beaucoup d’opportunités, entre 8 et 10 peut-être selon les scénarios. Beaucoup de sprints massifs, mais aussi des étapes avec un peu plus de dénivelé où je pense pouvoir jouer quelque chose dans le final. Donc je pense que c’est un Giro qui me convient plutôt bien.


Qu’as-tu fait ces dernières semaines avant le Giro ?

Cette semaine — enfin la semaine dernière — j’ai fait Francfort. Je voulais vraiment courir pour tester les jambes. J’ai fait deux jours avec un entraînement un peu plus intense, mais sinon surtout du repos. L’idée, c’est aussi d’arriver le plus frais possible. Sinon, je suis parti en stage une semaine il y a un peu plus de deux semaines, avec les coureurs de classiques, qui avaient aussi besoin de repos.


Quels sont tes objectifs pour le Tour d’Italie ? Tu parlais d’une victoire d’étape, est-ce ton objectif principal ? Ou bien le maillot du classement par points ?

Oui, bien sûr, je veux gagner une étape. Sur le Giro, il n’y a pas énormément de points à prendre dans les sprints intermédiaires. Peu de coureurs marquent des points. Je pense que le maillot cyclamen se joue surtout sur les arrivées au sprint. Si tu performes, tu peux finir avec le cyclamen. C’est difficile de faire quelque chose de spécial pour aller le chercher, car il n’y a pas beaucoup de points à prendre en cours d’étape. Je pense que tous les sprinteurs présents sur le Giro visent ce maillot, moi y compris.


Il y a des étapes dites plates avec des bosses. C'est assez typique sur le Giro Est-ce une opportunité pour toi face à Jonathan Milan ?

Oui, clairement. Sa force, c’est d’être extrêmement rapide sur un sprint pur.

Pour moi, c’est mieux quand il y a une montée avant par exemple. J’espère qu’il sera lâché certains jours et que moi je pourrai passer pour arriver au sprint. Comme ça, je peux marquer des points. Parce que sur le plat, il aura un avantage sur moi.


Tu as déjà battu Milan sur Tirreno-Adriatico. Ce sera ton principal rival ici. Est-ce que cela t’a donné de la confiance ?

Oui, bien sûr. Gagner donne toujours de la confiance. Mais battre les meilleurs en donne encore plus, et aussi davantage de conviction.

Maintenant, c’est aussi un fait : je les ai déjà battus. Donc pourquoi ne pourrais-je pas le refaire ? C’est comme ça que je le vois.


Concernant ton train de sprint, qui va t’emmener et dans quel ordre ?

J’aurai Tord (Gumestad) devant moi. Puis devant lui, il y aura Rasmus (Pedersen). Et encore avant, Oliver Naesen. Ce sont les mêmes hommes que sur le Tirreno Adriatico, où j'ai gagné donc on peut y aller avec de la confiance. La prochaine étape logique pour nous serait d’essayer de gagner une étape sur un Grand Tour.


Au niveau de l’équipe, il y a toi évidemment mais aussi Félix Gall pour le classement général. Comment allez-vous partager les responsabilités ?

Gregor est toujours avec Felix et il y aura Callum Scotson et Johannes Staune Mittet, qui sont aussi des profils grimpeurs, pour le protéger. Oli (Naesen) peut aussi l’aider sur certaines étapes vallonnées.

Mais en général, on se divise en deux groupes de quatre : j’ai mes trois équipiers pour le train de sprint, et lui a ses trois grimpeurs. Mais je pense que tout le monde peut s’entraider. Si Félix a un problème au classement général, on devra aussi utiliser certains de mes gars pour l’aider. Mais sur le papier, on est séparés en deux groupes.


As-tu ciblé une étape en particulier ? Par exemple la première étape, avec le maillot rose en jeu ?

Pas une en particulier. Quand je regarde le parcours, il y a 10, 11, peut-être 12 opportunités. Il y a vraiment beaucoup de chances. Les étapes qui me conviennent le mieux sont celles qui sont à la limite : soit je passe et je suis le plus rapide, soit je saute et je n’ai aucune chance. C’est donc un pari à chaque fois. C’est difficile de dire qu’un jour est parfait.


Pour la suite de la saison, souhaites-tu participer Ă  la Vuelta ?

Non, ce n’est pas prévu. Pour moi, le Giro sera suffisant.


Tu iras peut-ĂŞtre sur la Cyclassics de Hambourg en Allemagne ?

En Allemagne et sur le Renewi Tour, je ne sais pas encore.


Et la Copenhagen Classic, chez toi au Danemark ?

Oui, normalement, c’est clairement une course que j’aimerais faire chez moi. Ca a beaucoup de valeur forcément en tant que Danois.


Quels sont tes grands objectifs de carrière ?

Si je pouvais choisir, ce serait d’être champion du monde à Copenhague en 2029. Ce serait incroyable. Donc si je dois en choisir un, ce serait celui-là.


Cela veut dire une préparation spécifique pour cet objectif ?

Oui, bien sûr. C’est dans trois ans, donc difficile de savoir exactement comment ça va se passer.

Mais ce serait LA priorité de ma saison.


Dernière question sur ton ancienne équipe, Picnic PostNL. Elle traverse une période difficile sportivement et financièrement. Le savais-tu avant de partir ? Es-tu encore en contact avec certains coureurs et es-tu inquiet ?

Non, je ne savais pas qu’ils avaient autant de problèmes quand je suis parti.

Pour être honnête, je ne sais pas non plus exactement à quel point la situation est grave. Mais sportivement, ce n’est pas leur meilleure saison. Je leur souhaite le meilleur, ce n’est pas agréable à voir. Beaucoup de mes amis sont encore dans cette équipe. J’espère qu’ils vont s’en sortir. Ce ne serait bon pour personne qu’une équipe ait des difficultés financières..


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