Paris-Tours 2026 : Parcours, engagés et favoris de la 120e édition
Ce dimanche 11 octobre 2026, la 120e édition de Paris-Tours prendra son envol. Synonyme de fin de saison pour une grande partie du peloton, la « classique des feuilles mortes » est l'une des dernières occasions de terminer l'année en beauté, à l'aube de l'automne, entre des arbres qui se dénudent et des vignobles qui s'apprêtent à vendanger, sous des températures toujours plus fraîches. Présentation du parcours et du profil de Paris-Tours 2026, avec ses chemins de vignes tout juste débarrassés de leurs grappes, parties au foulage.

Date de Paris-Tours 2026 : dimanche 11 octobre 2026
Horaire de Paris-Tours : départ à 11 h 55 et arrivée estimée à 16 h 58
Diffusion et retransmission TV : Eurosport Max 1 à partir de 15 h 00 et France 3 à partir de 15 h 00
Paris-Tours Élite Hommes 2026 : Parcours, météo et favoris
Paris-Tours n'est pas connu pour connaître un niveau de déclivité sélectif. Non, ce qui fait la difficulté des 1 462 mètres de dénivelé positif sur les 216.2 kilomètres, ce sont les zones exposées au vent et les secteurs de chemins de vigne qui viennent opérer la sélection au sein du peloton.
Profil de Paris-Tours Élite Hommes 2026

Paris-Tours Élite Hommes : Carte du tracé 2026

Le parcours détaillé de Paris-Tours Élite Hommes 2026
Compte tenu des prévisions météorologiques annonçant un léger vent défavorable, tout au long de la journée, il ne sera pas nécessaire d'exposer les différentes zones à bordures.
Pour la 120e édition de Paris-Tours, les neuf secteurs de chemins de vigne traditionnels seront empruntés et celui du Château de Valmer fera son retour après son éviction en 2025.

Description du final de Paris-Tours 2026
L'emblématique Avenue Grammont, qui a forgé la légende de Paris-Tours, depuis 1988, a fait ses adieux définitifs à la Classique Tourangelle, l'an passé. Jusqu'en 2011, l'arrivée était jugée au bout des 2 kilomètres 700 de ligne droite, en faux plat montant. Seulement, il y a de cela près de quinze ans, les travaux du tramway sont venus rebattre les cartes. L'enchainement « côte du Crochu - Beau Soleil - Epan » a vu la disparition du Petit Pas d'Âne. Ce qui posait la question à l'époque de la survivance d'un final à couteaux tirés entre les puncheurs-baroudeurs et les sprinteurs. La mythique Avenue n'était plus réduite qu'à 800 mètres. La légende tombant dès lors dans la banalité.
En 2018, A.S.O, société organisatrice de l'événement, a cherché à redonner un cachet d'exception à la deuxième course la plus vieille du calendrier. Les coteaux de Ballan-Miré ont été abandonnés pour faire place aux vignobles vouvrillons. Un changement d'identité fort qui n'a pas été du goût de tous, mais qui est désormais un véritable marqueur du territoire tourangeau. La victoire surprise de Riley Sheehan, alors stagiaire chez Israël - Premier Tech, en 2023 et les images d'un peloton maculé de boue, en 2024 ont fini par séduire le plus grand nombre.
11.2 kilomètres de l'arrivée : sortie du dernier chemin empiéré

9.4 kilomètres de l'arrivée : pied de la dernière difficulté du jour, la côte de Rochecorbon (750 mètres à 5.2 %)

7.2 kilomètres de l'arrivée : bas de la descente de Rochecorbon, afin de récupérer les Quais de la Loire.

2.6 kilomètres de l'arrivée : après être rentré en périmètre Turon, via les Quais Paul Bert, le peloton traversera la Loire, en empruntant le traditionnel Pont Napoléon.

2.1 kilomètres de l'arrivée : bifurcation sur l'Avenue Proudhon

1.6 kilomètre de l'arrivée : tournant sur la gauche pour récupérer la Rue Léon Boyer et redescendre vers la Place Saint Eloi.

800 mètres de l'arrivée : c'est ici (à 250 mètres de mon domicile soit dit en passant) que le changement majeur opérera. Sous l'ancien format, il fallait compter encore 2 kilomètres 800 avant de franchir la ligne d'arrivée. A partir de 2025, la donne changement. Au lieu de redescendre vers le sud, en empruntant la rue Giraudeau puis le Boulevard Jean Royer, les coureurs tourneront à gauche au niveau des Archives municipales Saint Eloi, pour emprunter le Boulevard Béranger. Et ainsi finir aux portes de l'emblématique Place Jean Jaurès, qui accueillait la ligne d'arrivée jusqu'aux travaux du tramway. Une modification du tracé qui aura le mérite de rapprocher la ligne d'arrivée, du côté de la mairie, sans pour autant lui redonner ses lettres de noblesse.

Vue depuis la ligne d'arrivée

Point météorologique de Paris-Tours 2026
Le final de cette 120e édition sera éminemment plus stratégique avec un vent de Sud-Ouest, de 8 km/h. Hormis le secteur de Chanzay à Reugny, tous les secteurs empiérés seront abordés défavorablement. De quoi promettre une édition à couteaux-tirés sur les quais Paul Bert ?

Les favoris de Paris-Tours 2026
Après ses victoires sur la Coppa Bernocchi et le Tour du Limousin-Périgord - Nouvelle-Aquitaine, Noa Isidore s'affiche comme l'un des coureurs les plus en vue de ce Paris-Tours 2026. « El Pistolero » a démontré qu'il était rapide au sprint tout en sachant bien passer les raidards du final. Le sociétaire de la Decathlon CMA-CGM possède presque le profil idéal pour s'imposer sur les routes de Touraine. S'il se trouve dans le bon groupe à l'approche de la ligne, il sera assurément l'un des hommes à battre. D'autant qu'il pourra compter sur un surnombre éventuel avec Paul Lapeira et, éventuellement, un Rasmus Søjberg Pedersen plus en retrait.
Pour autant, la « classique des feuilles mortes » reste ouverte. Avec un profil différent, Dorian Godon est l'autre candidat sérieux à la victoire devant la place Jean-Jaurès. Tonitruant cette saison, le natif de Vitry-sur-Seine ne cesse d'enchaîner les succès, au point que personne ne souhaitera l'emmener dans un sprint. Des coureurs rapides et expérimentés, comme Jasper Stuyven, auront pour principal atout de connaître ce final remanié sur le bout des doigts. Fort de son expérience des courses d'un jour et de sa science de la course, le sociétaire de la Soudal Quick-Step pourrait créer la surprise. Tout comme Mike Teunissen, sur un terrain où il s'est bien exprimé en 2024, édition remportée par Christophe Laporte. Ce dernier, parfois malchanceux sur les secteurs de chemins de vigne, a souvent parfaitement conclu sa saison en restant l'un des grands animateurs de la course.
Attention enfin au régional de l'étape, Thibaud Gruel. Galvanisé sur ses terres l'an passé, le sociétaire de la Groupama-FDJ United aura à cœur de réparer l'affront de 2025. Cette fois, il devra se méfier de Jenno Berckmoes, dans une forme resplendissante ou d'un mort de faim comme Tom van Asbroeck, toujours en recherche d'un contrat pour 2027. À 36 ans, le Belge est condamné à l'exploit si rien de concret n'est encore signé.
⭐ ⭐ ⭐ Noa Isidore ⭐ ⭐ Dorian Godon - Jasper Stuyven ⭐ Christophe Laporte - Jenno Berckmoes - Thibaud Gruel - Mike Teunissen - Tom van Asbroeck






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