Oscar Onley 🇬🇧 : la Vuelta 2026 pour rebondir et incarner l’avenir de Netcompany INEOS
- jibduluc
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Recrue de la dernière intersaison de la formation britannique, Oscar Onley est loin d'avoir répondu aux attentes jusqu'ici, la faute à ses nombreuses chutes et maladies qui ont émaillé sa saison 2026. Mais le 4e du Tour 2025 affiche pourtant une forme resplendissante à l'aube d'une Vuelta dont il est l'un des principaux prétendants au podium.

"Votre équipe sait que le potentiel est là , si seulement vous pouviez rester sur votre vélo". La phrase d’Alex Dowsett, lancée comme une vérité crue du peloton dans un entretien accordé à Cyclingnews en février, pourrait presque avoir été écrite pour Oscar Onley. Parce qu’avant de savoir gagner, avant de savoir grimper, avant même de savoir jusqu’où ses jambes peuvent le porter sur trois semaines, il faut parfois commencer par une chose plus élémentaire : rester en selle. En 2026, Onley a beaucoup chuté. Parfois au sens propre, souvent au sens figuré. Maladie, abandon, blessures, rendez-vous manqués : la saison du jeune Britannique, arrivé chez INEOS Grenadiers avec les ambitions d’un futur leader de Grand Tour, s’est longtemps écrite à contretemps.
Une saison 2026 pourrie par la malchance
Il y a d'abord eu Paris-Nice, sorte de résumé absolu de sa saison où il chuta, connut des problèmes mécaniques avant de tomber malade. En une semaine, la performance est remarquable mais il aurait préféré s'en passer. Il y a ensuite eu le Tour de Romandie, où il fût contraint à l'abandon dès le premier jour, touché par des problèmes gastriques. Il y a surtout eu le Tour Auvergne-Rhône-Alpes et cette chute spectaculaire qui l'a laissé l'épaule luxée et un genou suffisamment meurtri pour le priver du Tour de France, dont il avait fait son grand objectif après une 4e place éblouissante en 2025. Mais il était dit que 2026 ne serait pas l'année qu'avait imaginé Netcompany INEOS, qui a multiplié les incidents mécaniques sur le Tour, bouclé sans victoire ni top 10 du général, ni Oscar Onley.
"Le début de saison a été très difficile pour être honnête et j'ai l'impression d'avoir laissé tombé pas mal de monde, après tout ce temps et cet investissement de tout le monde chez INEOS", regrettait-il en juin, au moment d'annoncer son forfait pour la Grande Boucle. Mais en cyclisme, ce ne sont pas les chutes qui racontent un coureur, mais la manière dont il se remet en selle. Car derrière les occasions manquées demeure une promesse intacte. Celle d’un coureur de 23 ans qui, dès qu’il retrouve ses jambes et la possibilité de courir, rappelle pourquoi INEOS Grenadiers a placé en lui une partie de ses espoirs pour les années à venir. Et Oscar Onley a rappelé cet espoir avec fracas sur le Tour de Burgos, en arrachant dans un sprint au sommet la 2e étape au nez et à la barge de Giulio Ciccone, pourtant pas le moins rapide dans ce genre de final. Une victoire qui signifiait évidemment bien plus qu'un simple premier succès sous ses nouvelles couleurs pour le Britannique.
Oscar Onley, le grand espoir de Netcompany INEOS
"Je suis vraiment heureux, déclarait-il alors. Ce n’est pas une bonne saison pour moi jusqu’à présent, j’ai connu beaucoup de contretemps et je n’ai jamais vraiment réussi à lancer ma saison. Je voulais vraiment venir ici, et, honnêtement, l’objectif n’était même pas de gagner, mais simplement d’accumuler des jours de course. Mais c’était agréable de pouvoir rendre quelque chose à l’équipe, parce qu’elle m’a pleinement soutenu toute cette année. Évidemment, en tant que nouveau coureur dans l’équipe, je voulais montrer que j’avais ma place ici. C’est donc un sacré soulagement". Pour Netcompany INEOS aussi, même si la formation britannique n'a jamais cessé de croire en son coureur et en son potentiel. Le problème de l’équipe n’a jamais été de savoir si Onley peut devenir un coureur de Grands Tours. Le Tour 2025 a déjà fourni une première réponse. La question est plutôt de savoir jusqu’où il peut aller lorsque son développement ne sera plus interrompu par les blessures et les maladies qui ont pourri sa saison 2026. C'est pour ça qu'elle est allé le débaucher chez Picnic-PostNL l'hiver dernier, en allongeant près de 6 millions d'euros pour racheter son contrat. Et lui aussi croit en ses capacités à 100%, même s'il reste lucide à court terme.
"Face à Pogačar et Vingegaard, l’écart est trop important, admettait-il dans l’émission The Saturday Show de BBC Radio Scotland. Mais je pense vraiment que, dans les deux prochaines années, une place sur le podium est tout à fait possible si les choses tournent en ma faveur. Et puis, il y a aussi les deux autres Grands Tours, en Italie et en Espagne, où la concurrence est parfois un peu moins relevée. Si les choses se passent bien, alors pourquoi ne pourrais-je pas essayer d’en gagner un ?". Privé de Tour de France, le Britannique s'est rabattu sur la Vuelta où la startlist a longtemps fait naître un espoir de succès au général. Mais il était écrit qu'en 2026, rien ne serait favorable à Oscar Onley, avec la présence finalement de Tadej Pogacar.
La Vuelta 2026 en révélateur pour Oscar Onley et Netcompagny Ineos
Pour INEOS, l’essentiel est peut-être ailleurs, dans ces chiffres que le Britannique aligne depuis plusieurs semaines à l’entraînement et qui seraient les meilleurs jamais enregistrés par l'équipe. Pour une formation qui a gagné plusieurs Tours de France, la phrase a valeur de promesse. Comme si, après les chutes, les maladies et une Grande Boucle regardée depuis le canapé, le 4e du Tour 2025 avait enfin retrouvé le fil de sa trajectoire. Sur la Vuelta, Oscar Onley ne courra pas après le maillot rouge, surtout avec Pogacar au départ, mais après quelque chose de plus difficile, encore : donner enfin corps aux espoirs d’INEOS, et transformer la confiance placée en lui en une réalité que les routes d’Espagne ne pourront plus laisser dans l’ombre. Un podium serait la cerise sur le gâteau pour Netcompagny INEOS , qui attend de retrouver le top 3 d’un Grand Tour depuis la 3e place de Geraint Thomas sur le Giro 2024.



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