Le Test de Pro Cycling Manager 2022

La sortie de Pro Cycling Manager est toujours un évènement pour les passionnés de cyclisme. Alors que cache la nouvelle bête de Cyanide et Nacon ? PCM passe t-il à l'offensive ?

Ce test sera divisé en 3 points : les nouveautés, le contenu et le gameplay.


Les nouveautés de Pro Cycling Manager 2022 :


Commençons par le début. Si l'interface reste le même, certaines pages ont été repensées comme la page coureur. Enfin, nous avons les victoires en carrière, les objectifs, les caractéristiques et autres sur la même page. Le plein d'infos. Cela rajoute une petite touche de challenge pour avoir le coureur le plus titré.


Côté planification, la gestion de l'IA et de celle du joueur a été améliorée. Finie la limite à un objectif par trimestre. La liberté est aujourd'hui beaucoup plus grande. Autre point qui a été mis en avant et qui va dans la continuité de la précédente, la gestion de la forme est bien meilleure. Finis les leaders à 75% de forme en septembre. Cela rajoute évidemment du challenge et la Vuelta est plus difficile à gagner qu'auparavant.


Les coureurs ont aussi une nouvelle note, globale sur la valeur du coureur en étoiles. Pogacar aura le maximum tandis qu'un coureur moins prestigieux et moins bien noté en aura moins. Logique. Ce système d'étoiles s'applique aussi au potentiel, à l'image des anciens PCM. Etoile jaune pour le niveau actuel et bleue pour la marge de progression.


Enfin, une refonte totale a été faite côté jeunes. On peut dire que c'est rafraichissant et que Pro Cycling Manager en avait besoin pour avancer. Des scouts sont à votre disposition pour explorer des territoires plus ou moins riches en talents, à la recherche de la perle rare. Vos scouts, à la manière de Football Manager, auront un niveau de connaissance de la région qui pourra être amélioré avec le temps. Vous pourrez aussi créer un équipe U23, qui participera aux courses du calendrier jeune. Vous pouvez suivre les résultats et leur progression. Côté recrutement, les coureurs seront plus jeunes, pour mieux correspondre à la nouvelle tendance, le jeunisme du peloton. Les jeunes pourront, entre les juniors et les espoirs (après avoir été recrutés dans une équipe U23), évoluer dans leur potentiel, ce qui permet d'avoir plus d'incertitude comme dans la réalité. A noter qu'ils seront bien plus polyvalents, là aussi pour coller au cyclisme moderne.

C'est une très belle amélioration qui fait clairement son effet. Vous y passerez beaucoup plus de temps.


Le contenu :


Pas de grand changement côté contenu. Les modes carrière ou Pro Cyclist sont toujours présents. Peu voire pas d'évolution côté Pro Cyclist. L'intérêt, pour de la nouveauté, viendra surtout du mode carrière.


On notera que les objectifs en carrière en équipe sont toujours assez délirants. Regardez ci-dessous les objectifs de Cofidis. Top 5 sur la Vuelta, top 3 de Paris-Nice, Top 5 de La Flèche. C'est Jérôme Pineau aux commandes ? (Rires). Dommage car cela casse un peu le réalisme.

Pas de grosse amélioration niveau finance non plus. La gestion reste très simpliste et on espère qu'à l'avenir cette partie du jeu sera plus développée pour se rapprocher de Football Manager par exemple qui est clairement l'exemple à suivre.


Par ailleurs, les championnats d'Europe viennent se rajouter à la longue liste des courses jouables et cela fait plaisir. C'était un vrai manque jusque-là. Il en va de même pour le maillot de champion d'Europe.


Enfin, la simulation, qui joue un rôle important dans les saisons de Pro Cycling Manager, a été revue. Les écarts sont beaucoup plus réalistes et surtout, fini la victoire d'un Arnaud Démare au sommet de l'Alpe d'Huez en échappée. Ouf.


Le Gameplay :


La grande question était : les nouveautés en termes de course offensive sont-elles réelles ? La réponse est oui. Prenons l'exemple de Liège-Bastogne-Liège ci-dessous où un mouvement de course sérieux s'est lancé à 40km de l'arrivée. Si ce n'est pas allé au bout, cela a eu le mérite d'animer la course.

Autre nouveauté, la gestion de la fraicheur et de l'endurance dans le jeu Tour de France a été mise en place sur PCM. On note la barre jaune foncée de l'Energie à l'instant T et la barre jaune plus transparente derrière, qui représente le niveau que peut retrouver le coureur si la course se calme ou que nous entamons une descente. Un ajout appréciable qui joue son rôle en fin de Tour de France par exemple, lorsque la fraîcheur rentre en compte. Idem avec l'endurance qui, du coup, a beaucoup plus d'importance, comme promis. C'est justement cela qui permet à des coureurs comme Van der Poel, avec des notes incroyables, de résister en solitaire face au peloton.


En montagne, à l'instar du jeu Tour de France, l'écrémage est plutôt bon et de ce fait, vous aurez parfois de gros écarts en montagne. Mais c'est mieux que d'avoir un peloton de 20 coureurs qui sprint au kilomètre.


En bref, si les ajouts ne sont pas légions, ils sont malgré tout intéressants et permettent de continuer à améliorer le jeu. Il y a encore du chemin à faire mais petit à petit, nous nous en rapprochons.

Note : 15/20

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