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Quelle est la meilleure préparation pour le Giro ?

Quelles sont les clés de la préparation pour arriver au top sur le Giro ? Alors que le départ du Tour d'Italie 2023 approche à grand pas, on s'est penché sur cette question, chiffres à l'appuis.

Pour offrir une analyse riche, nous nous servirons des 12 dernières éditions du Giro, soit depuis 2011. Quelles sont les courses immanquables ? Quand débuter la saison ? Combien de jours est-il idéal d'avoir dans les jambes ? Nous allons tenter d'y répondre.


Reprendre tôt


Lorsqu'on analyse le calendrier des derniers vainqueurs du Giro (excepté 2020), on remarque qu'à l'inverse du Tour, les coureurs reprennent tôt, voire très tôt. Si ce n'est pas forcément sur des courses de prestige, reprendre rapidement le rythme de la compétition est l'une des principales préoccupations des coureurs. Entre fin janvier et début mai, il n'y a que quatre mois de compétition. Sachant qu'il y a souvent au moins deux stages en altitude aujourd'hui, il est obligatoire de ne pas perdre de temps. Le Tour de San Juan est particulièrement apprécié. Quatre des derniers vainqueurs s'y sont alignés pour la reprise.


L'altitude et le beau temps sont les principaux avantages à démarrer la saison en Argentine. Surtout, 80% des coureurs ont repris la compétition avant le 14 février, dont 50% fin janvier. Il faut donc idéalement reprendre tôt.


Un équilibre entre compétition et stage


La difficulté dans toute préparation est de trouver un équilibre. Evidemment, il varie entre les coureurs. Vincenzo Nibali a toujours besoin de jours de course pour être performant, mais ce dernier garde une régularité dans sa préparation. Lors de ses deux victoires, en 2013 et 2016, le Squale a effectué 28 jours de course avant de prendre le départ du Giro. Les deux fois avec le Tour des Alpes comme tremplin.

Au-delà du cas Nibali, lorsqu'on analyse le graphique précédent, on note une évolution dans la préparation. La progression des méthodes d'entrainement permet d'arriver plus vite en forme, même si rien ne remplace réellement la compétition pour prendre de la caisse pour les Grands Tours. Le cas Evenepoel en 2021 l'a assez bien mis en lumière. Impossible d'attaquer un GT sans jour de compétition au préalable. Cependant, si la moyenne est de 23 jours de course, on voit assez bien une rupture depuis 2016. Les vainqueurs de 2011 à 2016 ont tous plus de 19 jours de course. A part Carapaz, aucun n'en a eu plus depuis 2017. Et paradoxalement, malgré ses 31 jours de course, l'Equatorien n'avait plus couru après le Tour de Catalogne.

La dernière tendance est donc d'optimiser sa préparation en faisant un gros mois de mars en termes de jours de course puis d'effectuer une période de stage sans jour de course en avril pour gagner en fraîcheur. Un enchainement Tirreno - Catalogne semble extrêmement pertinent actuellement avant de partir en stage. En effet, Dumoulin en 2017, Carapaz en 2019 ou Bernal en 2021 n'ont pas couru un seul jour en avril l'année de leur victoire. Deux d'entre eux ont même fait du Tirreno-Adriatico leur dernière course avant le Giro. Pour Carapaz, il s'agissait de la Catalogne. Quant à Froome en 2018, s'il a bien participé au Tour des Alpes, il n'avait que 17 jours dans les jambes avant le début du Giro. Est-ce donc la nouvelle formule gagnante pour remporter le Tour d'Italie ? La structure du GT italien, avec sa dernière semaine toujours dantesque laisse penser que oui.


Deux choix de préparation mais un objectif : la fraicheur


Faire le choix de la fraicheur incite donc certains à faire l'impasse sur les courses d'avril, ce qui implique de ne pas participer au Tour des Alpes et ses 4 jours de course. Pourtant, 4 jours ne semblent pas représenter un effort irréversible. Pour preuve, 6 des membres du Top 10 du Giro 2021 ont pris le départ de la course transalpine contre un seul pour le Tour de Romandie, plus long (6) et plus proche du départ du Tour d'Italie. Les 3 autres n'avaient tout simplement pas couru en avril, dont le vainqueur. D'ailleurs, le Tour des Alpes était plébiscité jusqu'en 2016 mais depuis quelques temps, c'est le Tour de Catalogne qui a la côté, avant un stage en altitude.


Il est donc clair que le Tour des Alpes est devenu la course à faire mais elle n'est pas incontournable pour autant. Participer au Tour des Alpes donnera un avantage en début de course. Si la fraîcheur reste l'objectif numéro un, la préparation peut suivre deux chemins. Mais participer au Tour de Romandie ces dernières années semble être un facteur de fatigue important. Le plus important étant de pouvoir effectuer entre mars et mai une période de pause d'au moins trois semaines. Cela n'a pas empêché Simon Yates, en 2021, de tenter toutes les courses recommandé hier et aujourd'hui en enchainant Tirreno - Catalogne - Tour des Alpes. Forcément un peu cramé après ça !


Le calendrier idéal pour le Giro


- Tour de San Juan

- Stage

- Tirreno Adriatico

- Tour de Catalogne ou Tour des Alpes

- Stage Teide après Catalogne ou avant Tour des Alpes

- Liège Bastogne Liège


Soit entre 19 et 22 jours de course


Si on regarde la préparation des favoris, Remco Evenepoel a un calendrier très similaire. Idem pour Roglic, qui n'a simplement pas pû reprendre plus tôt à cause de sa blessure. Les plus fort sont aussi les mieux préparés !


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