Giro 2026 🇮🇹 - étape 20 : Parcours, profil et favoris à Piancavallo
- Thibaud Chambre
- il y a 43 minutes
- 5 min de lecture
Voici une étape que Jonas Vingegaard aurait annoncé vouloir gagner à Michael Valgren, selon les rumeurs exposées sur l'antenne d'Eurosport, par l'intermédiaire de Louis-Pierre Frileux. Facile à contrôler, si telle est le cas, cette arrivée au sommet devrait une nouvelle fois tomber dans l'escarcelle du maillot rose de cette 109e édition du Giro d'Italia. Vraie ou non, cette annonce pour l'étape 20 pourrait rapidement tuer tout suspense.

Date de l'étape 20 du Giro d'Italia 2026 : samedi 30 mai 2026
Horaire de l'étape 20 : départ à 10 h 45 et arrivée estimée à 16 h 00
Diffusion TV / Retransmission en intégralité : Eurosport 1 & Application Max à partir de 10 h 30
Le profil de l'étape 20 du Giro 2026

Carte de la 20e étape du Giro d'Italia 2026

Le parcours détaillé de l'étape 20 du Giro 2026
80 kilomètres, c'est ce qu'il faudra parcourir avant de se confronter aux premiers contreforts sur le tracé de cette étape 20 de la 109e édition du Giro d'Italia... Autant dire que si le final est profilé pour des grimpeurs patentés, le départ de cette étape ne leur est aucunement favorable. Pour s'extraire du peloton, il faudra être une véritable machine. A partir de près de deux heures de course, le Clauzetto (6.8 kilomètres à 5.8 %) fera son apparition. Y aura-t-on une longue échappée fleuve ? Combien de temps l'échappée aura-t-elle eu besoin pour se mettre en place ? Soit la bataille pourrait être très longue, soit
81 kilomètres de l'arrivée : entrée sur le circuit final

67 kilomètres de l'arrivée : pied de la première des deux ascensions de Piancavallo (14.5 kilomètres à 7.8 %)

Doit-on se poser la question de la pression mise dans la descente du Piancavallo, face à un peloton de leaders trop attentistes ?

Descriptif du final de la vingtième étape du Giro d'Italia 2026
14.7 kilomètres de l'arrivée : pied de l'ultime ascension de Piancavallo

9.5 kilomètres de l'arrivée : pente maximale à 14 %

8.8 kilomètres de l'arrivée : jusqu'ici les six premiers kilomètres de montée auront été à 9.4 %. A partir de ce point, la pente va se radoucir légèrement, en comptant 7.5 % de moyenne sur 4 kilomètres 900.

4.3 kilomètres de l'arrivée : brève portion de replat

3.3 kilomètres de l'arrivée : reprise du cadrage de la pente avec 7.5 % d'inclinaison moyenne

Flamme rouge

300 mètres de la ligne d'arrivée : dernière courbe

Vue depuis la ligne d'arrivée

Descriptif des points distribués tout au long de l'étape 20 du Giro d'Italia 2026
Secteurs | Maglia Azzurra | Maglia Ciclamino | Bonifications | |
Sprint intermédiaire de Forgaria nel Fruili | 12, 8, 5, 3, 1 | |||
Clauzetto (Cat. 3) | 9, 4, 2, 1 | |||
Paincavallo (Cat. 1) | 40, 18, 12, 9, 6, 4, 2, 1 | |||
Red Bull KM | 6", 4" et 2" | |||
Arrivée de Piancavallo (Cat. 1) | 50, 24, 16, 9, 6, 4, 2, 1 | 15, 12, 9, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1 | 10" , 6" et 4" | |
Total de points maximum atteignables | 99 points | 27 points |
Point météorologique de la vingtième étape du Giro d'Italia 2026
Le vent va s'intensifier dans le circuit final proposant la double ascension de Piancavallo. Passant de 11 km/h sur son premier passage à 14 km/h dans son ultime passage. Avec une direction de Sud, le Piancavallo sera majoritairement de dos.

Les favoris de l'étape 20 du Giro 2026
Les enjeux de cette ultime étape de montagne sont limpides, tant le classement général semble figé. Jonas Vingegaard survole les débats avec quatre minutes d’avance sur son dauphin, l’épatant Felix Gall. Derrière, la lutte pour la troisième marche du podium reste serrée, sans promettre monts et merveilles : Jai Hindley ne possède que 29 secondes d'avance sur un Thymen Arensman à la peine, et environ une minute trente sur Derek Gee. Quant au classement de la montagne, la messe est dite, ou presque, pour Giulio Ciccone. Le grimpeur de la Lidl-Trek compte 57 points d'avance sur Vingegaard. S'il s'assure que le Danois ne grappille rien lors de la première ascension du Piancavallo, le maglia azzurra sera mathématiquement sien.
Le véritable suspense se niche ailleurs : dans la quête du maillot blanc et des classements annexes. Pour la tunique de meilleur jeune portée par Afonso Eulálio, le danger se précise. Davide Piganzoli n'a plus que 1'03'' à combler, soit la moitié du retard qu'il accusait avant l'étape de la veille. La mission n'a rien d'impossible, même si la résistance du Portugais force l'admiration. Personne ne contesterait d'ailleurs de le voir sur le podium à Rome, récompensé pour sa défense héroïque. L’intérêt financier s'invite aussi dans la course. Pour le classement des sprints intermédiaires (8 000 € à la clé), Manuele Tarozzi ne devance Mattias Bais que de 4 petits points. Parallèlement, pour le "KM Red Bull" (et ses 15 000 € de dotation), Einer Rubio possède 5 points d'avance sur ce même Tarozzi. Avec un barème de 15, 8, 5, 3 et 1 points pour les cinq premiers, la bataille s'annonce âpre. Si le sociétaire de la Bardiani-CSF-Faizanè est plus à l'aise sur le plat, la Movistar pourrait être tentée de cadenasser les 80 premiers kilomètres pour le distancer dès les premières pentes du Piancavallo. Une telle stratégie offrirait une marge de sécurité avant le défilé romain de dimanche. Ce scénario particulier pourrait d’ailleurs faire les affaires des leaders. Quelle plus belle offrande pour Jonas Vingegaard que de voir une équipe rouler pour lui, lui offrant sur un plateau l’occasion de compléter sa collection d'arrivées au sommet ? Les "Guêpes" de la Visma-Lease a Bike n’en demanderaient pas tant pour piquer une nouvelle fois. Si les rumeurs se confirment, Victor Campenaerts, Tim Rex, Bart Lemmen et Timo Kielich devraient contrôler cette étape sans trop de difficulté. Dès lors, comment ne pas voir en Jonas Vingegaard le grandissime favori ? Déjà vainqueur à quatre reprises, le "Fisher King" semble insatiable. Qui a dit que le Danois n'était pas un glouton ? Mais après tout, face à un Tadej Pogačar qui ne lui laisse que des miettes sur le Tour de France, Vingegaard applique le dicton : tout ce qui est à prendre est bon à prendre.
Derrière lui, Jai Hindley ou Felix Gall n'ont que peu d'espoir de le terrasser à la pédale. À moins d'une défaillance improbable du "Seigneur de Hillerslev", les leaders de la Red Bull-Bora-Hansgrohe et de la Decathlon-AG2R devront se résoudre à sécuriser leur place sur le podium.
Le seul grain de sable dans la machine Visma pourrait être une échappée victorieuse. Reverra-t-on les habitués comme Giulio Ciccone, Einer Rubio ou Wout Poels ? Ce dernier, véritable moteur diesel, préférera sans doute anticiper sur le plat plutôt que de subir le rythme des cadors dans le Piancavallo. Enfin, quelques « seconds couteaux » pourraient tenter un coup d'éclat : Egan Bernal, en quête d'un lot de consolation pour une équipe Ineos Grenadiers meurtrie par le semi-naufrage de Thymen Arensman, ou encore Giulio Pellizzari, capable de réitérer son exploit de l'Alto de El Morredero. Un coup de panache que les Michael Storer ou Derek Gee-West auront sans doute plus de mal à suivre.
Une dernière mention pour Davide Piganzoli : si son panache est intact, sa condition déclinante rend incertaine sa capacité à damer le pion à un tel contingent de grimpeurs. Mais sur le Giro, la magie opère parfois là où on ne l'attend plus.
⭐ ⭐ ⭐ ⭐ Jonas Vingegaard
⭐ ⭐ ⭐ Jay Hindley - Félix Gall
⭐ ⭐ Giulio Ciccone - Derek Gee-West - Thymen Arensman
⭐ Davide Piganzoli - Egan Bernal - Michael Storer - Wout Poels - Einer Rubio - Giulio Pellizarri
