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Est-ce une bonne idée d'être en forme pour l’Omloop Het Nieuwsblad 2026 en vue du Ronde et Roubaix?

Le week-end d’ouverture des classiques flandriennes procure énormément d’excitation et souvent de belles courses. Ces classiques pavées vont rythmer les week-ends de course jusqu’à Paris-Roubaix, qui clôture la saison. Mais entre l’Omloop Het Nieuwsblad et Paris-Roubaix, il s’écoule six semaines, soit un mois et demi. Alors, est-ce une bonne idée d’être en forme dès le week-end d’ouverture en prévision des deux Monuments, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix ? Analyse.



Savez-vous combien de fois Mathieu Van der Poel a remporté l’Omloop ou Kuurne ? Zéro fois. Savez-vous pour Wout Van Aert ? Une fois chacun. Et pourtant, c’est bien le Néerlandais qui bat tous les records sur le Ronde et Roubaix tandis que le Belge n’a pas encore réussi à accrocher ces Monuments à son palmarès. Certes, Van der Poel n’a presque jamais été présent, mais il y a sans doute une explication à cela, non ? C’est ce que l’on va chercher à comprendre.


La malédiction de l'Omloop Het Nieuwsblad ?

On parlait de l’exemple Van der Poel pour citer un cas actuel, mais savez-vous combien de fois Tom Boonen, triple vainqueur du Ronde et quadruple lauréat de l’Enfer du Nord, a remporté l’OHN en 15 participations ? On ne parle même pas de la même année, mais bien sur l’ensemble de sa carrière. Et Fabian Cancellara, l’autre star des Monuments flandriens ? On vous laisse deviner.

En fait, au XXIe siècle, aucun coureur qui s’est imposé sur l’Omloop Het Nieuwsblad (ou Het Volk) ne s’est ensuite imposé la même année sur le Tour des Flandres. Pire, seulement 15 % de ces coureurs ont fini dans le top 10 du Ronde. Certains en viennent à parler de malédiction de l’Omloop, surtout que les cinq derniers vainqueurs n’ont même pas terminé le Ronde. Mais la réalité n’est-elle pas beaucoup plus rationnelle ? N’est-ce pas simplement trop tôt dans la saison ?


Pourtant, on compte au palmarès de l’Omloop des Peter Van Petegem, Johan Museeuw, Wout Van Aert, Philippe Gilbert ou encore Michele Bartoli ! Mais aucun d’eux n’a réussi cette performance. Au contraire, les années où ils ont gagné, ils ont échoué sur le Ronde : Museeuw n’a fait que 33e en 2000 et 38e en 2003, Bartoli 15e, Gilbert également 15e.


Deux coureurs ont été proches de le faire, mais même l’incroyable Greg Van Avermaet en 2017 n’y est pas parvenu. Van Petegem est l’autre spécialiste à avoir échoué de peu : il a remporté toutes les Flandriennes sauf le Ronde cette année-là… où il a terminé 2e. Pour Roubaix, c’est un peu mieux puisque Van Avermaet y est parvenu en 2017, tout comme Museeuw en 2000. Une seule fois en 24 ans ? Un sacré hasard pour l’une des plus grandes flandriennes du calendrier, non ?


Pourquoi Fabian Cancellara n’y a-t-il participé que deux fois en 15 ans de carrière ? Pourquoi Van der Poel ne s’y est-il quasiment jamais aligné ? Si c’est le cas cette année, ce sera une première — et c’est sans doute parce que c’est un pari risqué. Tenir au top sur une si longue période tient du miracle, surtout en étant sollicité tous les week-ends ou presque pendant six semaines.


Faut-il y participer ou carrément zapper la course?

S’il est évidemment difficile de répondre à cette question, on peut l’analyser et en tirer des conclusions à travers des statistiques. Parmi les vainqueurs du Ronde, combien ont pris le départ de l’Omloop la même année, par exemple ?


Plusieurs choses sont à analyser. D’abord, on note que participer à l’Omloop n’est pas un problème en soi dans la quête de la victoire.



C’est plutôt être au top de sa forme dès février qui pose problème. Sur 13 coureurs vainqueurs du Ronde qui ont participé à l’Omloop, neuf ont fini en dehors du top 10, et certains même bien plus loin. À noter qu’en 2018, Terpstra avait fait partie d’un gros groupe au sprint, donc à ne pas interpréter comme une méforme, tout comme 2021 pour Asgreen. Mais par exemple, en 2009, Devolder n’avait pas fait partie des premiers groupes.



Globalement, on note surtout une tendance depuis 2010 du côté des vainqueurs du Ronde, qui prennent de moins en moins le départ de l’Omloop. Une tendance accélérée forcément par Van der Poel, qui ne reprend jamais là-bas, et Pogacar, qui avait d’autres objectifs à cette période de l’année vu son profil. Mais Cancellara n’y allait pas non plus, comme dit précédemment.


Participer à l’Omloop Het Nieuwsblad n’est pas un problème en soi : c’est surtout y arriver en pleine forme qui risque d’entraîner une grosse fatigue en fin de campagne de classiques (même si ce n’est pas toujours le cas). Seulement 15 % des vainqueurs qui finissent dans le top 10 prouvent bien que la plupart arrivent ensuite sur les rotules.


Mais alors, à quelles classiques faut-il participer pour préparer au mieux le Tour des Flandres et Paris-Roubaix ?


Pour cela, nous allons analyser le programme des vainqueurs du Ronde depuis 2010, date où le calendrier s'est stabilisé dans la version qu'on connait, sur les grandes classiques flandriennes du calendrier avant le Ronde et Roubaix.


La première chose que l’on observe, c’est que l’E3 est indéboulonnable. C’est LA classique flandrienne à ne pas rater, celle qui ressemble le plus au Ronde finalement, et la plus difficile. Même Pogacar y a participé en 2023. 95 % des vainqueurs du Ronde y ont participé depuis 2010.


Comme établi précédemment, le week-end d’ouverture n’est pas indispensable, mais ce n’est pas forcément un problème si l’on n’est pas au top. À noter que les vainqueurs font soit l’OHN et KBK, soit aucun des deux, mais pas seulement l’un des deux.


Brugge–De Panne, étant principalement destinée aux sprinteurs, n’est pas d’une grande utilité et est, en large majorité, zappée par les spécialistes, qui s’offrent ainsi un peu de fraîcheur pour la suite.


Ensuite, on note que Gent–Wevelgem et À Travers la Flandre sont à égalité avec 66 % de participation, mais pas nécessairement en même temps. Exemple avec Van der Poel, qui a participé à À Travers la Flandre mais pas à In Flanders Fields (GW) en 2022, et qui, en 2024, a fait l’inverse. C’est une tendance qui se développe depuis 2014 : participer à deux des trois classiques, pas les trois, sûrement pour garder de la fraîcheur. Trois dans la semaine, c’est sûrement trop.


Le calendrier idéal selon nous pour être au top :


  • Reprise sans course sur l'Omloop Het Nieuwsblad

  • KBK

  • Paris Nice ou Tirreno

  • E3

  • GW

  • Ronde

  • Roubaix


 
 
 

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