• Titouan Lallemand

Nos favoris (5/10) : Tadej Pogacar, l'avenir au présent

En l'espace d'un an, Tadej Pogacar s'est fait une place dans le gratin du peloton. Une ascension fulgurante pour le coureur du Team UAE Emirates , qui sait briller sur les chronos comme en montagne, à seulement 21 ans.

Photo de fond @uaeteamemirates

En janvier 2019, un jeune Slovène participe à sa première course professionnelle, le Tour Down Under, qu'il finit à la 12e place. Dès février, sous le soleil d'Algarve, Tadej Pogacar remportait sa première victoire. C'était alors une surprise, même si la concurrence n'était pas aussi forte qu'au Pays Basque, deux mois plus tard, où il marque les esprits. Face à des coureurs du niveau de Fuglsang, Schachmann, Buchmann ou encore Yates, le Slovène s'est montré offensif et surtout au niveau des autres en moyenne montagne. Sa 6e place au général marqua définitivement son entrée en trombe dans le peloton professionnel. En fin de saison, sa 3e place au général sur la Vuelta, derrière Roglic et Valverde, le fit passer de la case espoir à celle de coureur confirmé, en l'espace d'une saison seulement.


Pourquoi lui ?


Sa fin de saison exceptionnelle avec trois victoires d'étapes sur la Vuelta, dont l'une sur la dernière étape de haute montagne, avec près d'1'30" sur son dauphin, l'a propulsé leader de son équipe pour 2020. Son début de saison, tonitruant, faisait de lui le favori de Paris-Nice, avant que son équipe ne soit bloquée aux Emirats fin février à cause de vous savez quoi. Désormais, Pogacar est surveillé et est régulièrement cité comme candidat au top 10 du Tour. Pour nous, il a même le potentiel pour faire mieux.


Ses forces


Le Slovène est très offensif et n'a pas peur d'attaquer de loin. Son punch lui permet de faire de grosses différences notamment sur les gros pourcentages. Ses performances sur les ascensions espagnoles, connues pour leurs pentes sèches, en sont la meilleure des preuves. A l'image de Valverde, son punch lui offre aussi une belle pointe de vitesse qui pourrait lui permettre de récolter des secondes de bonification. Il possède également une capacité à arriver vite en forme. Enfin, si il n'y a qu'un seul contre-la-montre, l'avant dernier jour, il ne devrait pas défavoriser Pogacar, qui paraît là aussi armé face à la concurrence. Il a toujours su rentrer au minimum dans le top 20 des chronos, même sur un parcours plat. Il est l'archétype du coureur futur vainqueur du Tour.


« Dans le passé, l'expérience était nécessaire, aujourd'hui nous avons beaucoup d'informations. Ce qu'il faut, ce sont des Watts. » Tadej Pogacar

Freins à sa réussite


Son inexpérience est à la fois une force et une faiblesse. Le Tour étant plus stressant que la Vuelta, surtout en première semaine, le placement est une clé pour éviter les chutes et de perdre du temps dans une cassure. On ne peut pas être certain qu'il sera en difficulté, mais on peut néanmoins s’interroger. Cela ne semble en tous cas pas inquiéter le principal intéressé : "dans le passé, l'expérience était nécessaire, aujourd'hui nous avons beaucoup d'informations. Ce qu'il faut, ce sont des Watts."

On peut aussi se rappeler qu'Egan Bernal n'a fini que 15e de son premier Tour de France, avant de gagner l'année suivante. Ce serait donc un exploit que de finir dans le top 10 dès sa première participation, à seulement 21 ans.


Derniers résultats importants


4e Dauphiné 2020

2e UAE Tour 2020

1er du Tour de Californie 2019

3e de la Vuelta 2019

1er du Tour de Valence 2019


Position estimée : entre la 3e et la 8e place

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Par Romain & Titouan

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