Nos 12 coureurs à suivre pour la saison 2022 de cyclisme (1/3)

Alors que la saison 2022 vient de débuter avec la Clàssica Comunitat Valenciana 1969, c’est l’heure de notre tour d’horizon des coureurs à suivre cette année. Les néo-pro ayant leur propre article, ils n’ont pas été pris en compte.

Entre pépites qui ne demandent qu’à exploser, anciens cadors qui doivent se relancer et transfuges de l’hiver qui espérent bien en profiter pour prendre une nouvelle dimension, voici nos 12 coureurs sur qui il faudra garder un œil en 2022.


Les confirmations attendues :


ETHAN HAYTER (INEOS Grenadiers)


Bilan 2021 : 10 victoires dont le Tour de Norvège (+2 étapes), champion de Grande-Bretagne du chrono.

Difficile de savoir où se situent les limites du Britannique. Gros rouleur (8e du chrono des Mondiaux), également capable de battre au sprint un Nizzolo, solide puncheur et grimpeur tout à fait correct, Ethan Hayter est l’exemple même du coureur tout-terrain. Vu ses performances de l’an dernier, il sera principalement attendu sur les courses d’une semaine et sur les classiques. Si la présence de Pidcock pourrait être un frein à ses ambitions, il devrait avoir sa chance sur des épreuves vallonnées moins cotées, comme la Bretagne Classic (4e l’an dernier), et pourquoi pas sur les classiques pavées (11e d’A Travers les Flandres en 2021), si son compatriote les délaissait. Attention toutefois à ne pas chasser trop de lièvres à la fois, pour ne pas risquer de déjouer partout.

Notre pari : Il gagnera une classique World Tour.

MAURO SCHMID (Quick-Step Alpha Vinyl Team)


Bilan 2021 : Vainqueur de la 11e étape du Giro.

Il y a parfois des carrières qui se construisent sur des victoires sorties de nulle part. C’est un peu ce qui est en train de se passer pour le Suisse. Sa victoire sur l’étape des « Strade » sur le dernier Tour d’Italie l’a fait changer de dimension, et même d’équipe, bien qu’il n’ait pas encore confirmé ce coup d’éclat. Mais la QuickStep se trompe rarement quand elle va chercher un jeune et Mauro Schmid semble avoir le profil classicman – sur les épreuves vallonnées - que l’équipe belge exploite à la perfection. S’il devait avant tout travailler pour ses leaders en 2022, il aura sa chance de temps en temps, comme toujours avec QuickStep. Il est notamment prévu sur les Strade et le Giro, comme l’an dernier. Mais les attentes ne seront plus les mêmes.

Notre pari : Il gagnera une semi-classique vallonnée.

ANDREAS KRON (Lotto-Soudal)


Bilan 2021 : 1re étape du Tour de Catalogne et 6e étape du Tour de Suisse

Excellent puncheur (5e des Tre Valli Varesine l’an passé), capable de bien grimper et doté d’une bonne pointe de vitesse, Andreas Kron ne cesse de progresser. Surtout, il sait déjà gagner, comme en témoignent ses succès en un-contre-un devant Luis Leon Sanchez en Catalogne et Rui Costa en Suisse. Deux coureurs pourtant habitués à gagner dans ce genre de situation. Encore un peu juste en 2021 sur les classiques majeures, il doit passer un cap sur les courses d’un jour et au niveau du foncier, pour tenir sur les longues distances (il n’a jamais fini une course de plus de 210km, hors championnat national). La faiblesse globale de la Lotto-Soudal doit lui permettre de s’affirmer dès 2022 comme une solution fiable sur les classiques qui constitueront la grande majorité de son calendrier jusqu’à mai.

Notre pari : Il gagnera une étape sur un Grand Tour.

LORENZO FORTUNATO (EOLO Kometa)


Bilan 2021 : 16e du Giro (vainqueur au Monte Zoncolan) + victoire sur l’Adriatica Ionica Race (avec une étape), 15e d’Il Lombardia

Véritable révélation de la saison italienne 2021, le grimpeur d’EOLO Kometa est bien plus qu’un coup d’un jour, comme son succès au Zoncolan en échappée aurait pu le laisser penser. Sa fin de Giro (12e à Sega di Ala et 9e à l’Alpe Motta à la pédale) et sa constance par la suite l’ont prouvé. Grimpeur offensif, le Bolonais de 25 ans sera en 2022 le leader indiscutable de sa formation italienne et on devrait le voir principalement sur le calendrier italien, comme l’an passé. Le renfort cet hiver de Diego Rosa devrait lui offrir un soutien nouveau – et indispensable pour viser plus haut - en montagne. Le voir remporter cinq-six courses en Continental et multiplier les places d’honneurs en World Tour semble être un minium pour Fortunato.

Notre pari : Il accrochera le top 10 du Giro.


La suite dans le prochain article !


Par Jean-Baptiste Duluc

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