• Titouan Lallemand

Giro 2020: A quoi s'attendre ?

Mis à jour : oct. 3

La 103e édition du Tour d'Italie s'élancera ce samedi de Monreale en Sicile. Un départ différent de celui programmé initialement, mais qui proposera de la montagne très vite, avec notamment l'ascension de l'Etna, à l'Est de l'île. Si peu de grands leaders seront au départ, il y aura tout de même plusieurs coureurs de renom et surtout quelque jeunes à suivre avec attention. Un bienfait pour le spectacle ? Décryptage avant le départ.



Les principaux engagés :


Du côté des leaders du général, on retrouve le vainqueur du Tour de France 2018, Geraint Thomas. Le Britannique, évincé de la sélection du Team Ineos pour la Grande Boucle, a l'occasion de remporter son 2e Grand Tour, et aura une des équipes les plus solides à ses côtés. M.A.Lopez, Jakob Fuglsang et Alexandr Vlasov seront eux les têtes d'affiches de l'équipe Astana, très forte par ailleurs. Simon Yates portera les espoirs de la Mitchelton et cherchera à effacer son échec de 2018, après avoir dominé la course pendant plus de deux semaines. Le Polonnais Rafal Majka sera lui aussi à surveiller dans la lutte pour le podium. Enfin, Vincenzo Nibali espère décrocher un 3e Giro, quatre ans après le dernier. Le Requin de Messine a minutieusement préparé sa course et sera l'un des grands favoris. Parmi les coureurs importants, on ajoutera le nom de Filippo Ganna, champion du monde du contre-la-montre, qui aura trois chances de briller tout comme Victor Campenaerts. On attend d'ailleurs de voir les progrès de ces derniers dans les ascension. L'Italien fera notamment partie du train de Thomas et a déjà évoqué l'idée d'une évolution similaire à son leader.


Côté sprinteurs, trois noms sont à retenir. D'abord Arnaud Démare en feu depuis la reprise avec 10 victoires au compteur mais aussi Fernando Gaviria et Elia Viviani qui sort d'un Tour raté. Pas de chance, l'Italien devra faire sans son poisson-pilote, Fabio Sabatini, testé positif au COVID-19. Matthews et Sagan auront eux de belles cartes à jouer. L'Australien a notamment prouvé qu'il était dans une grande condition aux mondiaux. Quant au Slovaque, on ignore s‘il vise le maillot bleu mais il sera très certainement difficile à aller chercher. Pour les sprinteurs, les occasions de briller seront rares et il est évident qu'ils ne laisseront pas une échappée jouer la gagne lorsque l'opportunité d'un sprint massif se présentera.


Du spectacle attendu :


On compte sept vraies étapes de montagne, dont deux lors des cinq premiers jours. Un départ difficile qu'il ne faudra pas rater, surtout qu'il y aura un contre-la-montre dès l'ouverture. On peut donc s'attendre à des premières différences au général, notamment avec l'arrivée au sommet de l'Etna, et déjà des coureurs en retard, avec le chrono de 15 km.


Avec très peu d'étapes de plaine, destinées aux sprinteurs, les étapes risquent elles aussi d'être animées et ce n'est pas pour nous déplaire évidemment. On compte environ quatre chances d'arrivées massives seulement. Côté chrono, 3 exercices en solitaire sont répartis sur 65 km. Les moins bons rouleurs risquent de perdre du temps. On peut donc imaginer certains leaders être obligés d'être rapidement offensifs.


Par ailleurs, on peut s'attendre à une course de mouvement sur les étapes 18 et 20. Avec un enchaînement de cols rapprochés, le terrain se prêtera aux offensives. Les autres étapes seront plutôt des courses de côte, avec un scénario classique d'une équipe qui monte au train, au début de l'ascension du moins.


Enfin, avec le peu de leaders présents cette année, on peut s'attendre à des surprises et donc à du spectacle. Certains coureurs seront peut être sous-estimés, à tort. On pense notamment à des jeunes coureurs dont on parlera plus bas. Mais l'avantage d'avoir une starlist moins "star" peut permettre de rendre la course plus ouverte que jamais. Croisons les doigts.


L'épouvantail de ce Giro :


C'est sans conteste l'équipe Astana, qui a ramené une véritable Dream Team. Outre Lopez et Fuglsang, Vlasov sera vraiment à surveiller. Le Russe explose littéralement cette année et s'est montré à son avantage sur des pentes importantes. Excellent puncheur et grimpeur, il peut être le facteur X de ce Giro et sera le favori au maillot de meilleur jeune. Rajoutez à cela la présence des grimpeurs Oscar Rodriguez ou Rodrigo Contreras et on comprend aisément que l'équipe Astana est taillée pour briller.


Les jeunes à suivre :


On en arrive à la partie qui représente le mieux VéloFuté, les coureurs à suivre. Sans conteste, Almeida sera l'un des jeunes coureurs les plus observés. A 22 ans et pour sa première année chez Deceuninck Quick-Step, le Portugais collectionne les places d'honneurs, que ce soit sur des classiques ou sur des courses à étapes. Si nous le voyons plutôt briller sur des classiques, il semble être solide en montagne. A surveiller de près. Brandon Mc Nulty sera lui aussi a surveiller. L'Américain aura une vraie carte à jouer en montagne au sein de son équipe. Lui aussi âgé de 22 ans, il peut être la révélation de ce Giro. Cependant, la surprise pourrait venir de Attila Valter. Le Hongrois n'est pas le plus connu mais est sûrement l'un des plus talentueux. Bon grimpeur, il a remporté son Tour national fin août. Il était aussi en vue sur les courses françaises de début de saison. Attention à lui. Par ailleurs, il faudra jeter un œil attentif du côté de la Movistar et de Rubio Einer. Le Colombien est le grand espoir de la formation espagnole, qui se présente sur le Giro sans leader. Il pourra donc se faire plaisir en montagne. Enfin, comment oublier Tobias Foss, vainqueur du Tour de l'Avenir l'an dernier. Il sera certes équipier de Steven Kruijswijk mais il sera sûrement à son avantage en montagne.


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Par Romain & Titouan

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