• Titouan Lallemand

Bilan giro 2021 : Bernal au sommet de l'Italie

Egan Bernal a remporté ce dimanche son 2e Grand Tour, le Giro 104, et devient le deuxième Colombien à gagner le Tour d'Italie après Nairo Quintana. Ce Giro aura été passionnant jusqu'au bout, sauf pour les classements annexes. On tire donc le bilan de ces trois semaines de course. Décrytage.



C'est donc la fin de ce Giro ! Trois semaines haletantes, avec deux semaines disputées dans des conditions dantesques qui ont permis aux baroudeurs de s'exprimer. Trois semaines au cours desquelles Egan Bernal a tracé, à travers l'Italie, son chemin vers la gloire. Analyse du 104e Giro, surprises, déceptions, on vous en parle.


Bernal, un destin tracé


A 22 ans, Bernal devenait le premier Colombien à remporter le Tour de France. Deux ans plus tard, le voilà vainqueur sur les routes italiennes. Dominateur durant les deux premières semaines, il aura été légèrement inquiété en troisième semaine. D'abord par Yates, puis par Caruso lors de la 20e étape. Mais Bernal n'aura montré que très peu de signes de faiblesse, notamment grâce à une grande équipe autour de lui et un certain Daniel Felipe Martinez, 5e de ce Giro et lieutenant de luxe. Ce dernier fut monstrueux vers l'Alpe Motta, propulsant Bernal vers les sommets face à un Caruso déterminé. Avec ce succès, Bernal peut viser l'accession dans le cercle fermé des coureurs vainqueurs des trois GT. Il faudra pour cela qu'il remporte la Vuelta. Pourquoi pas dès cette année même s‘il devrait partager le leadership avec A.Yates et Carapaz.


Sagan retrouve des couleurs :


Arborant son beau maillot Cyclamen dans les rues de Milan, Peter Sagan a remporté le classement par points du Giro. Après son échec sur le Tour en 2020, le Slovaque s'est parfaitement relancé ! Une victoire d'étape après un coup tactique superbe de l'équipe Bora et Sagan n'a plus quitté sa tunique violette. L'objectif est rempli et Sagan poursuit sa collection de maillots par points sur les GT.


La déception : La stratégie Deceuninck


Aligner Remco Evenepoel était un pari osé. Miser sur le jeune prodige Belge plutôt que sur Almeida l'était aussi. Une stratégie qui a tourné au vinaigre. Impossible de tomber sur Remco Evenepoel, qui revenait d'une terrible chute et qui n'avait pas roulé depuis des mois. Mais comment a-t-on pu croire qu'il pouvait remporter ce Giro dans les rangs de la formation belge ?

Certes son début de Giro fut prometteur mais la suite n'aura fait que confirmer les craintes de nombreux suiveurs dont nous faisions partie. Résultat, Almeida, qui a certes subit une déconvenue dès la 4e étape, a perdu plusieurs minutes à jouer l'équipier, et a de ce fait dit adieu au podium. Là encore, les deux coureurs ne sont pas à blâmer, c'est plutôt le fait de n'avoir joué qu'une seule carte, sans assurer ses arrières qui paraît fou de la part de la Deceuninck. Evenepoel n'affichait aucune garantie avec sa longue absence et son manque d'expérience sur trois semaines. Ajoutez à cela un Masnada transparent avant son abandon. Un Honoré invisible. Bref, ce Giro aurait pu être fantastique, mais il est finalement très frustrant. En espérant que ce Giro n'ait pas complètement épuisé Remco Evenepoel pour la suite de la saison.


Le top : Bouchard confirme


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