• Titouan Lallemand

Bilan Giro 2 : Bernal sur la voie royale

La deuxième semaine n'aura finalement fait que renforcer le leader de la course, Egan Bernal, porteur du maillot rose depuis la 9e étape. Attention, la dernière semaine qui se profile est monstrueuse mais Bernal semble prêt à la traverser sans problème.


A tous les égards, Bernal semble être une jambe au-dessus des autres mais le Tour de France 2020 nous a rappelé que rien n'est joué à l'avance et que les scénari les plus fous deviennent parfois réalité.


Première faiblesse chez les leaders :


Cette deuxième semaine a fait ressortir les limites de certains coureurs. La première journée de repos de Remco Evenepoel aura été fatale pour ses espoirs de victoire sur le Giro 104. Lâché sur l'étape des "Strade Bianche", le prodige belge a rétrogradé et a semblé, en plus de ne pas être à l'aise sur la terre, avoir les jambes lourdes. Même constat pour Romain Bardet durant la même étape qui, pourtant, semblait parfaitement lui aller. Sans parler de D.Martin et Formolo qui ont perdu quasiment tout espoir de top 5, à part grâce à une longue échappée. Quant à Vlasov, il montre lui aussi quelques limites pour jouer la victoire.


A l'inverse, cette deuxième semaine a permis à des coureurs comme Caruso de s'immiscer sur le podium, montrant une réelle progression. Il sera clairement un candidat au podium tout comme Simon Yates, très discret mais de mieux en mieux. Si l'Anglais retrouve ses meilleurs jambes en dernière semaine, il pourrait être le danger numéro 1 pour Bernal. Il a cependant encore souffert sous la pluie ce lundi et la dernière semaine ne s'annonce pas meilleure. Le Colombien domine pour le moment la course. Il semble être chaque jour le plus fort mais rien n'est fini. Une chute est aussi vite arrivée. Chute qui a gâché les espoirs de nombreux coureurs comme Mäder ou encore Soler.


Les baroudeurs à l'honneur :


Rarement les baroudeurs n'auront autant d'opportunité de lever les bras. Un vrai cauchemar pour les pronostiqueurs. 7 étapes sur 14 sont revenues à une échappée soit 50%. Une rareté au 21e siècle. Sur les 8 étapes, nous avons eu le droit à 8 vainqueurs différents et 7 équipes différentes, dont Qhuebeka, Wanty ou Cofidis, les trois équipes parmi les moins bien classées du World Tour. Une vraie bouffée d'oxygène. La dernière semaine devrait aussi sourire aux baroudeurs - grimpeurs. Avec de longues étapes de montagne et des équipes fatiguées, les grimpeurs auront leur mots à jouer. Une chance pour les nombreux coureurs toujours à la recherche d'une victoire comme Martin, Formolo, Mollema, Guerreiro, Bennett, Storer, Honoré, Cepeda et j'en passe.


Classements annexes : De moins en moins de suspense


Avec quasiment le double de points de ses adversaires, Bouchard a pris une longueur d'avance sur ses adversaires. Nous somme à vrai dire très déçu par le scénario de ce classement, qui ne passionne pas vraiment cette année, d'autant plus que Mäder, principal adversaire du Français a abandonné. On attend donc le réveil des autres concurrents, même si l'affaire semble actée sauf incident !


Pour le maillot Cyclamen, la tendance est toujours très favorable à Sagan qui devrait aller verrouiller en montagne son maillot cyclamen, si il en a vraiment besoin. Aucune arrivée pour sprinteur donc peu de points à distribuer. La course est jouée et Sagan va repartir, sauf incident, avec le maillot du classement par points.