"Atypique", "Risque de défaillances" : le Tour 2023 séduit

Les organisateurs du Tour de France ont présenté jeudi le parcours de la 110e édition avec un tracé qui traversera les cinq massifs français et proposera très rapidement de la montagne, dès le 4e jour. Un choix original pour un parcours favorable aux grimpeurs et qui plait à ceux de la Groupama-FDJ.


Trente cols. Voilà la programme, chargé, en montagne de la prochaine Grande Boucle. Un record sur le Tour de France même si, comme le rappelait Christian Prudhomme "ce record aurait du déjà être battu en 2019 si la météo n’avait pas amputé la fin d’épreuve". Avec pas moins de huit étapes de montagne annoncées sur la 110e édition, forcément le tracé semble plus que favorable aux grimpeurs. C'est en tout cas l'avis du meilleur grimpeur de la Groupama-FDJ, David Gaudu.


"Un parcours taillé pour grimpeurs"


"C’est un parcours taillé pour les grimpeurs, estime le 4e de l'édition 2022. Il y a un seul chrono, de 22 kilomètres et qui est en bosse donc, forcément, on est censé perdre moins de temps que sur un chrono tout plat". "Ca va être un Tour très complet, avec beaucoup de sprints et d’étapes pour baroudeurs, poursuit son équiper Valentin Madouas. Il n'y a pas de très longues étapes mais il y aura de quoi faire sur ce très dur Tour de France, atypique mais très complet".





Et le Grand Départ du Pays Basque n'est pas non plus pour déplaire aux grimpeurs. Après le stress des bordures et des pavés l'an passé, ils retrouveront des routes plus favorables dès les premiers jours cette fois. "La première étape est très punchy et sur la 2e il y a le mythe du Jaizkibel que l'on retrouve sur San Sebastian", explique le Français de la Groupama-FDJ.


"Il risque d’y avoir beaucoup de défaillances"


De quoi l'inciter à viser le Tour en 2023 ? "Forcément, ça donne envie", avoue le Tricolore de la Groupama-FDJ, qui pourrait bien être un candidat au podium en juillet prochain. A condition de bien gérer sa préparation, qui risque d'être encore plus importante que ces dernières années. Habitués à chercher à arriver en forme en troisième semaine, là où la course se joue, les favoris auront un choix à faire l'an prochain, avec ce départ corsé, qui proposera deux étapes dans les Pyrénées, lors des 5e et 6e étapes.


Le profil de la 5e étape du Tour de France 2023 :



"Partir sur de la haute montagne, et finir sur de la haute montagne, c’est quelque chose de très particulier, estime Madouas. Il risque d’y avoir beaucoup de défaillances, des coureurs qui vont être en forme en début d’épreuves et qui vont craquer sur la fin et inversement. Il peut y avoir beaucoup de renversements de situations".


Même son de cloche chez son (probable) leader de juillet. "On n’est pas à l’abri que plusieurs favoris ne soient pas en canne dès le départ", complète Gaudu. De quoi changer la donne et permettre aux habituels outsiders de viser la victoire finale ? Peut-être. Ce qui est certain, en revanche, c'est que le maillot jaune à Paris sera un grimpeur. Là-dessus, aucun doute n'est permis. Encore plus cette année.

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