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Arnaud Démare, la reconquête par le Tour de France en 2024

Recrue phare d’Arkéa-B&B Hotels, qu‘il a rejoint dès août dernier, Arnaud Démare espère bien rejoindre le club des 100 victoires mais surtout renouer avec son histoire sur le Tour de France, trois ans après sa dernière participation. Histoire de définitivement mettre derrière lui son départ tumultueux de la Groupama-FDJ.

Arnaud Démare, la reconquête passe par le Tour

On avait fini par croire que sa carrière était intimement liée à la Groupama-FDJ, l’équipe dans laquelle il était passé professionnel. Mais l’histoire d’amour entre la formation de Marc Madiot et Arnaud Démare a pris fin brusquement l’été dernier, la faute à un choix du manager de la Groupama-FDJ de l’écarter du Tour de France et lui indiquer qu’il ne serait pas conservé en fin de saison. La goutte de trop pour le sprinteur picard. « C’est une accumulation, confiait-il au Télégramme fin 2023. Quand on te fait croire que tu seras sur le Tour de France, que tu prépares pour… J’ai travaillé, je me suis investi pour y être. C’était annoncé depuis décembre, j’avais fait des concessions, d’avoir seulement un mec autour de moi pour le sprint. C’était prévu, je ne demandais rien d’autre… C’était un challenge justement d’être sur le Tour dans ces conditions. Ne pas en être était un choix dur à accepter, choix que je n’ai d’ailleurs toujours pas compris ». Une chance pour Arkéa-B&B Hotels, qui s’est empressé de signer le meilleur sprinteur français.


Scotson, le Mr. victoires WT d'Arnaud Démare

Car, si 2023 a été compliqué pour Arnaud Démare lors de ses six mois à la Groupama-FDJ (2 succès en mai, 5 top 5 seulement), il n’en reste pas moins – et de loin – le meilleur sprinteur français actuel, avec 95 succès en carrière et, surtout, 34 succès sur les quatre dernières saisons. Depuis 2020, le Picard a en plus passé un cap en World Tour, avec huit victoires dont sept sur le Giro (quatre en 2020 et trois en 2022), battant ces trois dernières années Philipsen, Kooij, Bauhaus, Meeus, Groves, Dainese, Cavendish, Ewan, Girmay ou encore Van Aert, soit une bonne partie du gratin du sprint. Et son arrivée chez Arkéa-B&B Hotels a rapidement rappelé le standard d'Arnaud Démare, 4e de la Bemer Cyclassics en août, pour son deuxième jour de course sous ses nouvelles couleurs, avant de gagner en fin d’année le Tour de Vendée et surtout Paris-Bourges, devant Arnaud De Lie et Jordi Meeus. Prometteur pour 2024, même s’il faudra se faire à son nouveau train.



En plus de Dan McLay, déjà présent en fin de saison, Arnaud Démare retrouvera dans son train deux recrues hivernales, Florian Sénéchal et, encore plus important, Miles Scotson, son lieutenant de la Groupama-FDJ. « Scotson, c'était ma demande à la direction sportive, expliquait le Picard à L’Equipe en début d’année. Lui, je n'ai même pas eu besoin de le convaincre. On a vécu tellement de choses ensemble, il voulait retrouver ça. C'est un mec qui est capable de bien prendre le vent si on a besoin ». Mais, plus que ça, c’est un petit porte-bonheur pour Arnaud Démare, dont toutes les victoires en World Tour depuis l’arrivée de Scotson à la Groupama-FDJ (2019) se sont faites avec l’aide de l’Australien (9/9). De quoi retrouver son niveau de 2022 ?


Arnaud Démare, la 100e sur le Tour de France 2024 ?

« Le sprint, c'est au moins 50 % de technique, de placement, de confiance », avouait le Français pour L'Equipe, dont 2024 s’articulera autour de deux objectifs majeurs : la barre des 100 victoires et le Tour de France. « J’ai l’objectif toujours de passer la barre des 100 victoires, racontait Arnaud Démare au Télégramme. C’est un objectif de carrière qui est venu au fur et à mesure des saisons ». Et qu’il devrait accomplir sans trop de difficultés, en 2025 si ce n’est en 2024. Gagner sur le Tour, en revanche, c’est une autre histoire, et elle est plus contrariée. En cinq participations à la Grande Boucle, le champion du monde espoir 2011 compte autant d’abandons à mi-Tour (9e étape les deux fois) que de victoires (2). Arnaud Démare sur le Tour, c’est 16 top 10, 7 podiums d'étape et donc deux succès, à Vittel en 2017 et à Pau en 2018. Le bilan n’est pas extraordinaire, certes, mais il faut rappeler qu’aucun Français à part le Picard n’a gagné de sprint massif sur le Tour depuis Jimmy Casper en 2006 ! Reste à savoir s’il réussira la passe de trois en 2024.



Sur le papier, la concurrence sera rude à la vue de la startlist provisoire (Bauhaus, Cavendish, Girmay, Pedersen, Jakobsen, De Lie et Groenewegen sont déjà annoncés), surtout si Jasper Philipsen – maillot vert et 4 étapes l’an dernier - est aussi efficace qu'en 2023 « Philipsen était au-dessus la saison dernière, mais tous les ans, il y en a un, rappelle Arnaud Démare. Je pense qu'un (Jonathan) Milan va être bon, (Olav) Kooij va bien arriver aussi... Moi, je vais saisir mes opportunités ». Sur cette édition 2024, il y en aura 7, peut-être 8, pour les sprinteurs, la grande majorité lors des 13 premiers jours de course. Et avec un début de Tour de France difficile (deux étapes pour puncheurs avant le Galibier le 4e jour), la capacité nouvelle d’Arnaud Démare à encaisser les efforts pourrait lui ouvrir les portes d’un retour fracassant sur la Grande Boucle, après une seule participation sur les cinq dernières éditions. On ne serait en tout cas pas surpris de voir le Français réussir ses deux objectifs de la saison, et pourquoi pas en même temps. Gagner sa 100e victoire sur le Tour aurait une certaine classe. Et serait la cerise de revanche sur la gâteau.

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1 Comment


Guest
Feb 02

On souhaite bonne chance à Arnaud pour cette saison 2024 !

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